Asmaa khamlichi, comédienne et danseuse : « Il faut vraiment aimer ce métier, qui demande beaucoup de patience, persévérance »
Née le 18 juin 1971 à Casablanca, d’origine rifaine, Asmaa Khamlichi a fait de son corps un instrument, puis un langage. Gymnaste dans l’équipe nationale du Maroc, puis plongeuse en sélection nationale, elle fréquente…
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Rédaction La Marocaine
Née le 18 juin 1971 à Casablanca, d’origine rifaine, Asmaa Khamlichi a fait de son corps un instrument, puis un langage. Gymnaste dans l’équipe nationale du Maroc, puis plongeuse en sélection nationale, elle fréquente en parallèle le conservatoire, où elle prend des cours de danse et un peu de musique.
À dix-huit ans, elle intègre le ballet-théâtre et y travaille dix ans comme comédienne et danseuse. Ces années sont denses: elle enseigne la danse entre 1995 et 1999, la gymnastique de 1989 à 1999, tourne six longs métrages à Ouarzazate et anime une émission de mise en forme sur 2M internationale en 1991 et 1992. Le cinéma marocain la retient ensuite. Le film de Hakim Noury, qui bat alors le record d’entrées en salles, la fait sans doute accéder à une notoriété plus large; elle enchaîne avec « L’Histoire d’une rose » et attend la sortie du « Jugement d’une femme », prévue pour février 2001. Les projets ne manquent pas, un film de Laraki et de Tazi, d’autres discussions avec son agent parisien.
S’il fallait choisir entre la professeure de danse et l’actrice, elle tranche sans hésiter pour la seconde: le plaisir d’interpréter l’emporte, celui de jouer tous les personnages, danseuse comprise, et elle continue de prendre des cours pour garder la forme. C’est pour élargir ce champ qu’elle vit en France, convaincue que le cinéma n’a pas de frontières, sans oublier le Maroc. Du cinéma national, elle attend beaucoup: les réalisateurs locaux et une nouvelle génération formée à l’étranger font naître, selon elle, un cinéma à vocation internationale.
La carrière qu’elle a menée, elle la sait exigeante, et le dit sans détour à celles qui voudraient la suivre. « Il faut vraiment aimer ce métier, qui demande beaucoup de patience, persévérance, travail et une force mentale. »
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