Abir najah, comédienne, jongleuse et créatrice de mode : « Courage, courage, courage et surtout travail, travail, travail »
Comédienne, jongleuse de feu et créatrice de mode, Abir Najah cultive une triple identité artistique rare dans le paysage marocain. Née le 27 juillet 1986, elle a fait du feu, du geste et du vêtement trois langages d’un…
La Rédaction
Rédaction La Marocaine
Comédienne, jongleuse de feu et créatrice de mode, Abir Najah cultive une triple identité artistique rare dans le paysage marocain. Née le 27 juillet 1986, elle a fait du feu, du geste et du vêtement trois langages d’un même récit, celui d’une liberté conquise par le travail.
Tout commence en 1998, à l’école primaire, où elle intègre la petite troupe montée en partenariat avec la maison des jeunes de Hay Mohammedi. L’année suivante, l’établissement participe à la quatrième édition du Festival national du théâtre de l’étudiant, organisée à Laâyoune du 19 au 23 mai, avec la pièce « Al Khatiaa », qui remporte le premier prix. Le ministre de la Culture de l’époque lui remet alors le prix de la meilleure actrice du festival. En 2005, elle est déjà membre de la troupe Gamra, enchaîne les festivals et les ateliers d’art contemporain mêlant théâtre, chant et danse à la maison de la culture de Mohammedia. Étudiante, elle organise et anime des ateliers d’improvisation à la faculté. Les collaborations s’enchaînent avec des artistes marocains, notamment le vidéaste Ferhat Abdelatif, dit Kalamour, auprès duquel elle dit avoir beaucoup appris. Son dernier tournage en date la conduit sur le plateau d’Abdelkrim Derkaoui, pour « Les enfants terribles de Casablanca ».
Il y a quelques années, elle s’empare d’une discipline alors inédite au Maroc : le jonglage de feu. Un art total, à la croisée de la danse, de l’expression corporelle, du cirque, du théâtre et de la musique. Inspirée par la nature et la psychologie humaine, elle a transformé cette passion en spectacle et en partage, avec des chorégraphies enflammées où la fragilité d’une fleur qui prend des risques fait battre le cœur du public.
La mode est venue compléter l’édifice, avec Abir’Création, marque née d’une pensée altruiste porteuse d’espoir, d’évolution, de pacifisme et de sourires. Chaque pièce, souvent réalisée à la main et sur commande, est signée d’une spirale, symbole de continuité, d’égalité et de lien entre les êtres vivants. « Courage, courage, courage et surtout travail, travail, travail », résume celle pour qui l’effort reste le seul secret de la réussite.
À propos de l'auteure
La Rédaction
La rédaction de La Marocaine explore mode, beauté, art de vivre et portraits de femmes inspirantes au Maroc et ailleurs.
Conversations & Échanges (0)
Espace réservé aux lectricesSoyez la première à ouvrir la conversation sur cet article.
Poursuivre la Lecture
Jihane Bram, cofondatrice de Com&Talk et fondatrice d’Anawi Agency : « Soyez authentique, prenez du plaisir et n’ayez pas peur d’échouer. »