Amina Gharib

Chef du service pluralisme et coordinatrice du comité parité SNRT

Partager l'article

Bonjour, avant tout, pouvez-vous vous présenter SVP ?

Très difficile de se présenter par soi-même mais c’est si juste pour dire  qui je suis ? voilà c est Amina  Gharib née dans une petite ville magique  AZROU  ou j’ai suivi mes études  au  fameux lycée Tarik Ibn Ziad , après le bac c’est une aventure qui commence pour  une étudiante qui vient  d’une petite ville pour s’intégrer dans un environnement tout nouveau il a fallu des années pour vraiment me rendre compte que  j’ai quitté  mon monde et à ce jour, je sens toujours que je porte ce monde en moi au quotidien et avec toutes ces années à Rabat quand on me  demande tu es d’où je réponds :  je suis d’AZROU .

Racontez-nous un peu votre parcours

Etudes primaires et secondaires a Azrou , après le Bac j’ai intégré l’institut du journalisme , une période très riche sur le plan humain,  études et  apprentissage ,  on avait des professeurs qui nous ont appris que le métier du journalisme est un métier noble, si on respecte sa déontologie.

Après  avoir eu mon diplôme du journalisme, c’est une autre étape qui commence  avec toujours  cette étincelle  qui m’a poussé dès le début à choisir ce métier de journaliste.

Du ministère de la  communication,  au journal  AL ANBA  a la radio et télévision marocaine , tout un parcours  marqué par des étapes au sein de la première chaine TV  : journaliste – journaliste reporter- chef de service sociale et culturel – rédactrice en chef  -productrice d’enquêtes – chef du service pluralisme et coordinatrice du comité parité SNRT

Voilà un parcours résumé ou il y avait des moments de succès des rêves des échecs  des illusions, des reportages, des articles,  es couvertures au sein et hors pays ,  des projets et au long de tout ce  long parcours il y avait aussi  des rencontres humaines .

Comment est née cette passion pour les médias  ?

C’est grâce à mon père que  la passion  pour les médias est devenue  un métier pour moi  au quotidien , il ne savait ni lire ni écrire mais il était tout le temps  occupé par  l’actualité, et c’était moi l’intermédiaire en lui lisant les journaux  qu’ il achetait chaque matin et en lui cherchant les ondes de toutes les radios  qui diffusaient  des infos .

 

Quels sont les évènements qui ont changé votre vie

Quand on exerce un métier comme le mien beaucoup, d’évènements nous marquent mais le métier de journalisme nous apprend  à s’adapter, cohabiter,  affronter et essayer de trouver le pourquoi et le sens de  ces bouleversements humains. mais les évènements vraiment qui m’ont bouleversé, c’est la perte de beaucoup de collègues  amis, là,  j’ai compris que la seule réalité c’est la mort  et de là beaucoup de choses ont changé  au fond de moi-même.

 

Quels sont vos projets à venir ?

Je ne sais pas si avec tout ce choc universel que nous vivons en ce moment on peut parler de projets à venir ? mais oui j’ai des projets  comme  survoler le monde entier avec une caméra pour  voir comment est devenu le monde après  le covid 19 : sur il y aura beaucoup à filmer.

 

Quel est votre conseil pour les femmes qui veulent réussir ?

Chacun a son propre parcours et à chacun  sa manière   de parcourir le chemin de la réussite  et ca dépend de la où on est,  donc je n’ai pas de conseils  ni de recette car homme ou femme  on n’a pas une seule approche pour le mot réussir et j’ai jamais pensé qu’il y a une différence de genre pour ce mot entre femme et homme.

 

Que pensez-vous de la situation de la femme au Maroc ?

Je suis un produit du mouvement féminin marocain, j’ai grandi et côtoyé dès mon arrivée à Rabat des femmes qui ont mené le combat des droits de la femme, ces femmes à qui on doit maintenant  tous ces acquis  et cette évolution,  oui les femmes Marocaines ont beaucoup évolué, ça a demandé tout un combat, un engagement,  des sacrifices  est-ce la fin  de la galère ? non il y a encore beaucoup à faire ?  un travail de choc sur des mentalités qui  font que la situation des femmes dans notre pays  est marquée par un paradoxe: tout un arsenal  juridique,  un  texte constitutionnel et en même temps des femmes qui subissent de la violence  et  de la discrimination.

 

Votre avis sur le site ?

On a besoin de ce genre de site qui donne la parole aux femmes qui valorise les parcours au féminin votre initiative est à saluer et à encourager.

 

Un dernier mot ?

Respectons  nos différences  pour  bien cohabiter. C’est l’exercice le plus dur dans l’apprentissage de la démocratie.

 

Entretien réalisé par Aziz HARCHA
Aout 2021

Bouton retour en haut de la page