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Troubles de l’éjaculation

Certains troubles de l'éjaculation sont bénins mais perturbent la sexualité du couple en limitant les rapports sexuels ou en imposant une abstinence. Dans d'autres cas, c'est la fonction de reproduction qui est directement remise en cause.
Certains troubles de l’éjaculation sont bénins mais perturbent la sexualité du couple en limitant les rapports sexuels ou en imposant une abstinence. Dans d’autres cas, c’est la fonction de reproduction qui est directement remise en cause.
Assez nombreux sont les hommes qui souffrent, à un moment ou à un autre de leur vie, de troubles de l’éjaculation. Mais rare sont ceux qui en parlent car ils touchent à leur intimité. La majorité de ces troubles sont bénins, mais certains peuvent être responsables de stérilité masculine.

L’éjaculation, émission de sperme par l’urètre au moment de l’orgasme, est un réflexe provoqué par les stimulations de la verge lors des rapports sexuels ou de la masturbation. De très nombreux facteurs peuvent perturber ou empêcher ce réflexe, qui survient trop tôt, trop tard ou pas du tout. Cette perturbation risque d’engendrer une frustration sexuelle ou de rendre la procréation difficile, voire impossible. Dans la grande majorité des cas, un traitement peut être proposé.

Les différents troubles

L’éjaculation prématurée

Également appelée éjaculation précoce, elle constitue le principal motif de consultation pour trouble de l’éjaculation. Il s’agit d’une éjaculation perçue, par l’homme et sa partenaire, comme survenant trop tôt au cours de l’acte sexuel. Un tel trouble occasionne la frustration des deux membres du couple, en raison de la brièveté du coït. Dans la majorité des cas, l’éjaculation prématurée n’est liée à aucune lésion organique. Elle touche en particulier les hommes jeunes, sans grande expérience sexuelle et contrôlant mal leurs réflexes d’éjaculation.

L’éjaculation prématurée peut également être liée à des facteurs psychologiques : peur de décevoir une nouvelle partenaire, relations conflictuelles au sein du couple, choix d’une partenaire craignant que les rapports soient douloureux, etc. La pratique du retrait, ou coït interrompu (sortie du pénis avant l’éjaculation pour éviter une grossesse), peut aussi favoriser l’éjaculation précoce, car elle est souvent frustrante et angoissante pour l’homme.

L’éjaculation retardée

C’est l’impossibilité de parvenir à une éjaculation au moment souhaité : l’homme ne parvient pas à éjaculer lors de l’acte sexuel.

Le trouble peut avoir une origine psychologique (relations conflictuelles ou mésentente avec la partenaire), être lié à la prise de médicaments ou provenir d’une anomalie congénitale du réflexe d’éjaculation. L’éjaculation douloureuse. La douleur, ressentie selon le cas au niveau de la prostate ou de l’urètre, témoigne souvent d’une infection chronique.

L’éjaculation rétrograde

C’est la remontée, au moment de l’éjaculation, du sperme vers la vessie : le sperme est évacué lors de l’émission d’urine qui suit l’éjaculation.

L’éjaculation rétrograde est soit liée à une lésion des nerfs (névrite), généralement due à un diabète, soit consécutive à un traitement chirurgical de l’adénome de la prostate.

Normalement, lors de l’éjaculation, le col de la vessie (partie inférieure de la vessie) est fermé, ce qui empêche à la fois à l’éjaculat de refluer vers la vessie et à l’urine de se mêler au sperme. Chez certains hommes, le col de la vessie reste ouvert au moment de l’expulsion du sperme, en particulier chez les patients ayant subi l’ablation chirurgicale d’une partie de la prostate, la glande génitale qui entoure la base de l’urètre, en raison d’une tumeur bénigne (adénome) de cette glande. Dans ce cas, l’éjaculation est « sèche », le sperme refluant vers la vessie au moment de l’éjaculation.

L’absence d’éjaculation

Dans ce cas, le patient aboutit normalement au point culminant de la jouissance sexuelle (orgasme), mais sans éjaculer. L’absence d’éjaculation externe est normale chez les opérés de la prostate ( le sperme remonte vers la vessie). Dans les autres cas, elle est liée à une obstruction des voies spermatiques, elle-même provoquée par une infection ou par une malformation congénitale.

L’éjaculation en l’absence d’érection

Elle concerne les hommes souffrant de troubles de l’érection : l’éjaculation ne survient qu’après une longue sollicitation; elle ne procure pas pour autant de véritable plaisir.

Les traitements

Outre l’administration d’antibiotiques en cas d’infection, des traitements sont surtout proposés aux hommes souffrant d’éjaculation prématurée ou d’éjaculation retardée.

Dans les autres cas, en particulier lorsque la maladie en cause n’est accessible à aucun traitement (névrite diabétique, anomalie congénitale du réflexe d’éjaculation, paralysie, etc.), le traitement se confond avec celui de l’infertilité. Enfin, le traitement de l’éjaculation en l’absence d’érection est celui de l’impuissance.

Le traitement de l’éjaculation prématurée

Il repose sur des exercices de rééducation des muscles du périnée. En effet, ces muscles permettent de maîtriser l’érection, d’avoir un meilleur contrôle sur les sensations et donc de retarder l’éjaculation.

Ces exercices peuvent consister simplement en contractions répétées à pratiquer lorsque cela est possible, quelques minutes par jour, ou en séances de rééducation lors desquelles des électrodes placées au contact du périnée sont reliées à un appareil de contrôle muni d’un écran: le patient peut alors vérifier sur l’écran l’efficacité de ses contractions. Certains médicaments (phénothiazine, antidépresseurs) sont parfois utiles ; ils sont surtout prescrits au début du traitement.

De plus, le traitement de l’éjaculation prématurée doit faire appel à une rééducation sexuelle du couple, le but étant d’apprendre à l’homme à contrôler son réflexe d’éjaculation lors de stimulations sexuelles croissantes.

Le traitement de l’éjaculation retardée

Il repose exclusivement sur une rééducation sexuelle du couple, le principe étant d’enseigner aux partenaires des pratiques permettant de reculer la pénétration jusqu’au moment où l’excitation sexuelle de l’homme culmine. En cas d’échec, les patients atteints de tels troubles et désirant procréer peuvent se soumettre à une éjaculation provoquée par stimulation électrique.

Les autres traitements

Ils consistent selon le trouble ou la maladie en cause à rétablir la continuité des voies spermatiques, à procéder à une ponction de spermatozoïdes dans l’épididyme ou à recueillir du sperme soit dans les urines (en cas d’éjaculation rétrograde), soit lors d’une éjaculation provoquée par une stimulation électrique (mesure prise chez les victimes de traumatismes risquant de demeurer paraplégiques), en vue de procéder à une fécondation artificielle ultérieure.

Le rôle du partenaire

Il ne faut pas hésiter à se confier à son partenaire. En effet garder ces petits tracas pour soi n’aura que pour effet d’amplifier le problème, alors que si une discussion est faite avec la partenaire, cela permettra peut-être de faire disparaître le trouble.

Source: maieutapedia.org

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