
Elles ont été résistantes, elles ont farouchement lutté pour l'indépendance du Maroc au même titre que leurs pères, leurs frères, leurs fils et leurs époux.
L'histoire contemporaine du Maroc a été marquée par la participation en masse des femmes à la lutte contribuant ainsi grandement au devenir de leur pays. Elles se sont mobilisées pour arrêter la colonisation à Fés, au Moyen Atlas, à Saghrou, à Khémisset, au Sahara et partout ailleurs. Elles étaient présentes avec les hommes pour les pousser à la limite de la résistance. Leur participation a été déterminante aux côtés de Abdelkrim al-Khattabi, dans la guerre du Rif. La première manifestation contre la colonisation fut une manifestation de femmes à Khémisset en 1913, le Maroc venait tout juste d'être colonisé!
En 1944, le Manifeste de l’indépendance a été signé par cette nationaliste acharnée et militante de première heure qui a joué un rôle primordial dans l'encadrement des marocaines de l'après-guerre; elle était à la tête de la section féminine du Parti de l'Istiqlal depuis sa fondation en 1946.
La période de la résistance de 1952 à 1955 est jalonnée de témoignages sur les opérations menées par des femmes à Fez, Marrakech, Rabat, Salé, Khémisset et partout ailleurs. Du fait qu'elles pouvaient se déplacer aisément, elles ont pu transporter armes et munitions. Elles ont également joué le rôle de messagers. L'une des plus célèbres est sans conteste Khadija Zerktouni, soeur et bras droit du grand résistant Mohamed Zerktouni.
Halima Ouarzazi, Directeur des Organisations Internationales au Ministère d'Etat chargé des Affaires Etrangères et de la Coopération, Présidente du Comité préparatoire de la Conférence Mondiale sur les Droits de l'Homme (Vienne, Juin 1993). Présidant, ici. la troisième Commission des N.U avec les S.G. U Thant en Decembre 1966 à New York.










































