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Slow food : Bons, propres et justes…

La malbouffe n’est pas une fatalité. Des solutions existent pour manger sain. Le slow food en est une. Ce concept, qui ajoute dans vos plats un zest d’équité, sera longuement expliqué aux Marocains en mai prochain. L’Observateur du Maroc anticipe.

Dans le cadre de la mise en place du projet d’Alliance entre chefs cuisiniers et petits producteurs, l’association Slow Food au Maroc organise un premier évènement, les 18 et 19 mai 2013, à Casablanca aux magasins solidaires de Maroc Taswiq. En coopération avec la Fondation Slow Food pour la Biodiversité et Maroc Taswiq, Slow Food

Maroc a initié ce projet d’Alliance afin de rapprocher les producteurs des consommateurs. La mise en réseau a également pour but de soutenir les petits producteurs impliqués dans la préservation de labiodiversité alimentaire marocaine, et d’encourager les restaurateurs à utiliser les produits du terroir.

Pour rappel, Slow Food est une association éco-gastronomique à but non-lucratif financée par ses membres. Fondée en 1989, cette association a vu le jour pour contrer les fast-food et la « fast life ». Elle avait pour but principal de freiner la disparition des traditions gastronomiques locales et le manque d’intérêt des gens pour leur nourriture, pour ses origines, pour ses saveurs. Ceci sans oublier de jeter la lumière sur les conséquences, sur le reste du monde, des choix alimentaires «modernes».

Au bout de 24 ans d’existence, cette association internationale compte plus de 100.000 membres de par le monde. Un chiffre important certes mais qui connote une certaine limitation d’effet vu les belles ambitions de ce mouvement qui aspire à promouvoir une nouvelle logique de production alimentaire, de développer des programmes d’éducation alimentaire et d’agir en faveur de la biodiversité.

La philosophie fondatrice du Slow Food se base sur la notion de la démocratisation du plaisir. « Nous sommes convaincus que le droit fondamental au plaisir concerne chacun de nous et que, par conséquent, il en va de même pour la responsabilité de la protection des héritages alimentaire, traditionnel et culturel qui rendent ce plaisir possible. Notre mouvement a été fondé autour de ce concept d’éco-gastronomie, la reconnaissance des liens qui unissent l’assiette, le terroir et la planète », proclament les initiateurs du concept. Se considérant comme des co-producteurs plutôt que comme des consommateurs, le mouvement n’hésite pas à soutenir les producteurs dans une sorte de partenariat actif.

Ainsi, le Slow Food s’active à défendre la biodiversité dans l’offre alimentaire, diffuse une éducation au goût et met en relation des producteurs de nourriture de qualité et des co-producteurs au moyen d’événements et d’initiatives. Dans sa démarche de sensibilisation, Slow Food organise régulièrement des foires, des marchés et des événements d’ampleur locale ou internationale afin d’exposer des produits « d’excellente qualité gastronomique » et pour offrir aux consommateurs responsables l’opportunité de rencontrer des producteurs. L’association opère également au niveau des circuits de distribution alternatifs, tels que les marchés de producteurs, l’agriculture supportée par la communauté, les groupes d’acheteurs, qui contribuent à diminuer la distance entre producteurs et co-producteurs.

Source: L’observateur

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