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Siham Bouhlal

siham bouhlal
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Siham Bouhlal est poète et romancière de langue française et médiéviste. Née à Casablanca dans une famille  originaire de Fès. Installée en France depuis 1984.

Docteur ès Lettres de l’Université Paris-Sorbonne, elle se consacre à la traduction de textes médiévaux « Le livre de brocart ou la société raffinée de Bagdad au Xe siècle », Gallimard 2004 ; « L’art du commensal ou boire dans la culture Arabe » Actes Sud, 2009. L’art de vivre, le fonctionnement de la société arabo-musulmane classique, la pratique d’un certain islam « ancien », restent ses sujets de prédilection, ainsi, elle publie souvent des articles en
liaison et pour démontrer l’universalité des valeurs, Arabie des parfums, Lettre International, Berlin, 2011, par exemple.

La question de l’amour courtois, du corps et de l’acte amoureux dans son ensemble, demeure une obsession chez elle. Sa propre création poétique a pour thème central l’amour, comme dans Poèmes bleus, Tarabuste en 2005 ou Corps lumière, (sélection Max Jacob) Al Manar 2008 ; mais aussi la question de la mort en son lien avec la passion comme dans Songes d’une nuit berbère, en 2007, rédigé suite au décès de son compagnon Driss Benzekri, le célèbre militant des droits de l’homme et artisan de l’Instance Equité et Réconciliation, ou bien Mort à vif, en 2010, où elle revient fortement sur la question de la perte, de l’absence et de la mort. Elle a son actif plusieurs beaux livres avec des peintres de nationalités et d’horizons différents, dans une conscience du lien fort entre poésie et peinture.

En 2009 arrive son roman « Princesse Amazigh », où elle décrit le périple d’une jeune étudiante marocaine en France, mais aussi, celui d’une petite fille qui essaye de grandir dans un pays aux traditions ancrées. Réputée comme ayant une écriture charnelle, ou très sensuelle, elle publie en 2012, Etreintes, micros récits poétiques, sélectionné pour le prix Alain Bosquet, suivi en 2014 du Revers du monde, en collaboration avec le graveur Mikio Watanabé.
J.E.Bencheikh dira d’elle qu’elle est « poète et passeuse de cultures. Ses poèmes frémissent comme les algues qui s’élancent puis s’enfouissent au cœur d’une marée secrète. Ils se mirent au rêve d’une onde à venir, tels ces chants de mystiques du temps où la foi ne portait point d’armes. »

Elle vient de publier en 2015 Et ton absence se fera chair son premier roman aux éditions Yovana

Enfin, elle a obtenu le Trophée de la réussite au féminin le 14 décembre 2011 au Quai d’Orsay décerné par l’association France Euro Méditerranée pour l’ensemble de son parcours.

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Maria Charaf

Diplômée de l’école Mohammedia des Ingénieurs: diplôme d’Ingénieur d’État en Conception et Fabrication Mécanique. Militante …