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Ouafae Benabdennebi

Ouafae Ben Aabdennebi
Ouafae Ben Aabdennebi

Bonjour, avant tout, pouvez-vous vous présenter SVP ?
Je m’appelle Ouafae Ben Abdennebi, je suis veuve et donc maman et papa, à la fois, de trois beaux enfants Sarrah, Hicham et Taha.

Racontez nous un peu votre parcours et votre vie professionnelle.
Chaque fois que l’on me pose cette question c’est à ma formation que je pense. Mon profil « Relations internationales » et mon aptitude à parler plusieurs langues ont été mes plus fidèles appuis dans ma vie professionnelle. J’ai intégré la fonction publique en 1997 et j’ai eu plusieurs responsabilités dans le domaine de la coopération internationale : au ministère de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, dont chef du service de la coopération multilatérale, chef de division et directrice de la coopération et du développement. Puis l’opportunité m’a été offerte de mettre mon expérience au profit du Conseil de la communauté marocaine à l’étranger où je travaille actuellement.


– Parlez nous de votre action associative ?

Avec quelques amis nous avions décidé de créer une sorte d’école de la 2ème chance pour les jeunes déscolarisés et issus de milieu difficiles. Mais une école qui implique tous les départements concernés, une sorte de groupement interprofessionnel. Les expériences sud américaines très réussies nous ont inspirés dans la création l’Association Marocaine des Chantiers Ecoles pour le Développement. L’objectif principal est de former des jeunes défavorisés dans les métiers liées à la construction, pour une intégration professionnelle à travers l’intervention dans des bâtiments d’intérêt patrimonial et des espaces publiques. Nos élèves sont boursiers afin de ne se consacrer qu’à leur formation.

Le premier chantier se trouve à Tétouan où grâce au soutien de la Wilaya, 65 jeunes, filles et garçons, peuvent apprendre de nouveaux métiers en rénovant un édifice historique du 17éme siècle qui est l’Ecole SOUKAINA. Notre projet est financé par l’Agence Espagnole de Coopération Internationale pour le Développement, le programme ART GOLD du PNUD, le Fonds Andalou des Municipalités pour la Solidarité Internationale et nos partenaires sont le Ministère de l’Emploi et la Formation Professionnelle, l’OFPPT, l’ANAPEC, le Ministère de Culture, la Commune Urbaine et bien d’autres.

– Quel est votre conseil pour les femmes qui veulent réussir ?
Rester femme est le meilleur conseil que je peux donner. Les femmes peuvent concilier leur vie professionnelle et familiale et il n’y a aucune raison pour qu’elles soient moins ambitieuses que les hommes.

– Quels sont vos projets ?
Evoluer dans ma vie professionnelle, mettre en place un 2ème chantier école et un même un 3ème dans une nouvelle ville et toujours faire en sorte que mes enfants soient fiers de leur maman. Une maman c’est la première école des enfants.

– Que pensez-vous de la situation de la femme au Maroc ?
La condition de la femme marocaine s’est nettement améliorée depuis une décennie mais il reste encore à faire en matière d’éducation et de droits. L’analphabétisme est pour moi le premier obstacle à abolir ! La lutte des femmes ne doit pas être à double vitesse.

– Votre avis sur lamarocaine.com ?
J’aime beaucoup votre site et son engagement auprès des Marocaines du monde. Je souhaiterai qu’il ait une approche générationnelle. On peut apprendre des jeunes mais on apprend surtout des personnes âgées.

– Dernier mot
Victor Hugo a dit : « La femme a une puissance singulière qui se compose de la réalité de la force et de l’apparence de la faiblesse ».


Interview réalisé par : Aziz HARCHA

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