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Maria NACIRI

maria naciri

Est-ce un mirage monté crescendo des profondeurs ? Une simple lueur colorée surgie soudainement d'un décor devenu habituel ? N'est-ce pas le retour d'une messagère qui a choisi la musique et le chant pour nous rappeler,

d'abord qu'elle ne nous a jamais quittés, ensuite qu'il n'est de bonheur que partagé.
Et la musique, son moyen de communication, en est la voie. Elle a traversé les deux dernières décennies les pieds sur le volcan ardent de la vie. Elle s'est frayé son chemin toute seule, à la fois candide et résolue, innocente, indéfiniment et scrupuleusement accrochée aux basques d'une irrévocable certitude, la seule à vrai dire qui compte pour elle : «Ne compter que sur soi , la vie est belle» ! De cette double certitude, devenue une exigence, elle ne s'en est jamais départie. Elle, c'est Maria Naciri, l'artiste dont on croit tout savoir et tout raconter, mais dont à vrai dire on méconnaît tout. Personnage public, mais suffisamment méconnue pour nous imposer une vertueuse pudeur et le devoir de respect, artiste talentueuse pour ne plus nous tromper sur l'aura et cette indéfinissable force fusionnelle qu'elle dégage, musicienne inventive au répertoire riche, quand bien même il serait celui des autres. Voix porteuse, soprano indéfinie qui en impose, elle chante la vie, la détresse et ensuite la vie. Elle reste irréductiblement attachée à son pays qui est «la prunelle de ses yeux», affichant un patriotisme vigoureux et farouche dont elle ne se départit jamais.
Toujours la vie ! Là où elle se «produit », là où elle passe, gracieuse et élégante, on l'applaudit à tout rompre, on s'enthousiasme et s'emporte par cette voix métallique, sidérante et douce à la fois. Une salle immense, pleine à craquer, comme celle de l'hôtel Hyatt Regency qui a abrité il y a quelques jours la «soirée d'exception» organisée par le groupe Kerzner, une autre plus intime, c'est toujours le même emportement du public pour donner la réplique à Maria Naciri. De cette femme qui incarne le combat d'indépendance dans une société encore marquée par les ultimes flétrissures du machisme, se dégage comme une immense transcendance. Personnage familier ? En effet, mais qui s'est imposé à nous tous. Elle a fait son chemin toute seule, à force de volonté et d'expériences. Sans jamais quitter sa pudeur. Et son public ne se lasse jamais de la redécouvrir. Pour tous ceux qui ont suivi son parcours, elle incarne une manière de diva. Quand un certain 15 juillet 1967, sa mère Lalla Fatima Ben Hammane, épouse de Mohamed Naciri, la met au monde dans la petite ville de Hyères, dans le Var, au sud de la France, entre deux douleurs survenues sous les gongs tardifs d'une Fête nationale française qui n'en finissait pas, rien ne prédisait de son futur.
On lui donne alors le prénom de Maria, le « plus international possible» et choisi d'un commun accord par ses parents, dit-elle. La France célébrait son «14 juillet» sous les flonflons, mais le Maroc et, d'une manière générale, le monde arabe pansait encore ses plaies après la défaite de la Guerre des six jours. La trajectoire, comparée à celle d'un météore, était peut-être tracée mais comportait néanmoins cette différence selon laquelle – Dieu merci ! – le destin de Maria ne se consume pas à l'aune de l'éphémère parcours d'une galaxie appelée le «showbizz», sans foi ni loi, farci de fausses étoiles, investi d'obscurs managers et dévoré par des pseudo chanteurs qui n'en finissent pas de nous livrer leurs rituels salmigondis avant un « happy end » superfétatoire ajouté au bout d'un discours déchiré. La ville de Meknès, cité impériale qui n'a jamais perdu son lustre, est demeurée à jamais son fief, le berceau familial incontournable où elle se ressource et se recueille, y puisant l'espérance, cette incommensurable détermination, ce rythme de vie qui comme le fleuve d'une musique longe le destin, le sien d'abord.
De Meknès, barricadée dans son orgueil pluricentenaire, capitonnée derrière ses remparts, ses traces immémoriales et ses fissures, Maria en a fait sa terre de prédilection. Pendant des années, elle n'a cessé de défier les masques et les faux nez de l'imposture et plutôt que de vendre son « âme au diable», elle a choisi le chemin laborieux, - excusez l'expression, un « chemin de Croix» -, sa conviction chevillée au corps, ses mélancolies et ses doutes rentrées comme une colère sourde. En cela précisément, elle est demeurée fidèle à elle-même, rebelle aux tentations qui pourraient, un tant soit peu, souiller sa réputation, éclabousser sa dignité et l'éthique de rigueur qu'elle s'est faite et s'impose à elle-même. Plutôt que de céder à la facilité, elle opte pour le plus dur. Aux délices que cette facilite implique elle oppose un devoir de rébellion, elle en reste volontairement effarouchée, préférant – et chez elle c'est un renoncement esthétique – privée de la tendre et illusoire certitude, si mièvre et consolante, dans laquelle beaucoup de ses confrères et consœurs semblent verser : le vedettariat et les lumières qui palissent vite. Cette tentation là, elle n'en veut pas, sous peine de voir sa dignité, construite pendant des années, volée et détruite ensuite. Elle est, lance-t-elle, «entière et totale» !
Sur le mât flottant de l'optimisme, Maria Naciri s'est accrochée il y a déjà quelques années. C'est son viatique et sa force nourricière. Quinze ans après ses tout premiers débuts dans le chant, troubadour, plutôt « saltimbanque » dit-elle, ensuite animatrice adulée, elle a parcouru le temps et l'espace, inspirée d'une seule conviction, la persévérance. Elle chante comme elle travaille et comme elle marche. A un rythme incandescent, parfois intenable, les «oreilles bouchées», osera-t-on. Non par une orgueilleuse indifférence à son environnement ; mais parce qu'elle reste peu encline à se pencher ou à s'intéresser le moins du monde aux galipettes et aux cauchemars du milieu musical casablancais qui font de vous la «star» adulée et vous détruisent au gré des séquences d'une vie cahoteuse et qui, si elle n'est pas verrouillée et protégée, vous plonge dans la déprime pour ne pas dire la schizophrénie. Maria n'entend pas y succomber, encore moins tomber dans la fantasmagorie. Elle connaît sa force comme ses propres limites. Et pour elle, celui qui maîtrise sa puissance, connaît forcément ses limites.
D'où cette tentation, inscrite sur son propre fronton, de préférer la solitude à la fausse gloire, de faire sien « un devoir de grisaille » que d'être la victime des sunghlits…Elle préfère s'ennuyer sur son esquif que de cautionner les médiocrités rampantes. En retour, faut-il le dire, elle est payée de reconnaissances et d'admiration qui fusent, explosent en provenance d'un public fidèle qui n'a de cesse de voir en elle la voix fédératrice et cosmopolite, la « fusionneuse » des cultures et des peuples. Chanteuse internationaliste, elle passe d'un registre à l'autre avec une aisance à nulle autre pareille, elle exulte aussi bien en Anglais, en Américain, en Français, en Espagnol et , couplet des couplets, en Arabe.
Le blues, le soul, le jazz, le disco, tout y passe et se déploie avec maestria avec, de surcroît, cette tendresse dont elle est la seule à posséder les secrets et qui est au cœur de la magie pulsionnelle de la musique . Elle a construit son rapport au public, sans intermédiaire et sans passerelle, travaillant seule et avec elle-même, et pardon pour le soliloque, «oracle» de ces temps de doute.
En douterait-on, d'ailleurs, que le fait qu'elle n'ait jamais possédé de « manager» ou d'associé, apporte la preuve de sa «solitude» ,choisie et pleinement assumée. Sa journée? C'est un marathon à n'en plus finir. Elle fait tout elle-même, ses travaux domestiques, prend ses contacts et fixe ses rendez-vous, rédige ses contrats et impose les clauses de son choix. A l'avenant, au débotté comme l'on veut, elle est maître d'elle-même, survolant une galaxie comme une pétillante fleur, harmonieuse et «réconciliée avec elle-même», naïade , nymphe aussi , qui avance stoïquement , faisant sien cet apophtegme du philosophe antique Sénèque selon lequel «l'homme n'a pas d'autre choix que d'être artisan de sa propre vie pour tendre à la tranquillité de l'âme».
Sentiers d'une gloire
Maria Naciri est née à Hyères (Var), près de Toulon le 15 juillet 1967. Inscrite dans une école française, ensuite au Lycée Paul Valéry de Meknès, elle rejoindra de nouveau la France où elle passera quelques années d'études et de formation. « Accro » de la musique dès sa tendre enfance, elle fera tout pour devenir chanteuse et artiste. En cela, elle ne trouvera aucune réticence de la part de ses deux parents. A partir des années 1992-93, elle s'installera au Maroc, entre Rabat et Casablanca où elle entamera une carrière de « chanteuse ambulante », riche en contacts et en événements. Elle crée sa petite structure, inspirée de son propre nom pour produire le disco, le jazz, le hospels, le rock and roll, le blues et autres registres. Outre le chant et la musique, elle est aussi une animatrice reconnue, et se produit en anglais, en français, en espagnol et en arabe.
 

Latifa AKHARAC

Après un baccalauréat série sciences mathématiques à Marrakech en 1978, elle a poursuivi ses études à l'Institut supérieur de journalisme à Rabat (1979-1983).
Mme Akharbach a exercé au quotidien « Al Maghrib » (1981-1982) et à l'hebdomadaire « La Vie économique » (1991-1995). Elle était entre 1993 et 2000 représentante au Maroc du réseau euro-maghrébin pour la formation aux métiers de la communication (REMFOC).
Entre 1992 et 1999, elle a assuré la fonction de conseillère de projet à la fondation Friedrich Naumann et animé entre 1990 et 2003 plusieurs ateliers et sessions de formation en communication. Elle a également occupé le poste de professeur à l'Institut Supérieur de journalisme de Rabat (ISJ) (devenu depuis 1995 Institut Supérieur de l'Information et de la Communication -ISIC-).
En septembre 2003, elle a été nommée par SM le Roi Mohammed VI directrice de l'ISIC.
En octobre 2005, elle a été élue Présidente du réseau Théophraste des écoles de journalisme francophones qui regroupe 18 pays.
Elle est co-auteur des livres "Femmes et médias" et "Femmes et politique".
Elle a publié plusieurs articles et études sur les médias et la communication dans divers journaux marocains en langues arabe et française.
Née en 1960, Mme Akharbach est mariée et mère de trois enfants.       

 

Malika MALAK

Elle s’appelle Malika Malak et s’apprête à fêter ses dix ans sur 2M. Un record, mais aussi une longue période durant laquelle notre Anne Sinclair national, d’abord à travers « Wajh Wa Hadath » puis, « Fil wajiha »  a su gagner le respect de la classe politique et du téléspectateur marocain.

 

Kaima BELLOUCHI

Journaliste reconnue, elle est la seule femme journaliste dans la presse sportive au Maroc.
Née à Oran, le 8 septembre 1964, de père et de mère marocains, Kaima, dès son plus jeune âge, a baigné dans le milieu du sport et du journalisme. Son père qui, a l’époque, faisait partie d’une équipe de football, a su lui insuffler le goût du sport et l’effet grisant des évènements sportifs. La rencontre avec son professeur d’éducation physique, Mohamed Koraich, journaliste au quotidien l’Opinion, lui a montré la voie à suivre…
Assouvir deux passions : le sport et le journalisme. C’est ainsi que Kaima Bellouchi s’est retrouvée journaliste reporter de sport. Grande passionnée, elle assure avec succès la couverture des Jeux Olympiques d’Atlanta, Sidney, Athènes, les Championnats du Monde
de Séville, Lisbonne, Dublin, les Jeux Méditerranéens de Tunis… Consécration, le 11 juillet 1999, elle est décorée par feu Sa Majesté Hassan II lors de la Coupe du Trône.
Elle continue d’assurer les couvertures médiatiques des événements sportifs nationaux et internationaux avec beaucoup d’implication et de professionnalisme, nous permettant ainsi de vivre, comme si nous y étions présents, les moments forts du sport national et international.

 
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