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Ma belle-sœur, ma meilleure ennemie

On a épousé un homme qui n’était pas enfant unique et nos frères ont bien fini par se marier. ça fait plein de femmes dans la famille, qui n’ont pas forcément choisi d’être amies. Des belles-sœurs.

Qui se supportent plus ou moins mais qui se doivent de maintenir une certaine paix entre elles. Vie de famille oblige. Ok ! On le fait, mais faudrait tout de même pas trop nous pousser, on risquerait de se lâcher et de dire vraiment ce qu’on pense d’elles..

Une belle-mère, de nos jours, c’est une femme moderne, compréhensive, discrète. Une remarque à faire sur les enfants ? Elle la fera avec délicatesse, à demi-mot pour ménager les susceptibilités de la jeune maman. Et ne pas risquer d’être privée pendant un moment des petits enfants. Une personne intelligente, quoi. La preuve, ça se passe très bien, et on fini même par être nous quand elle est là. Alors qu’une belle-sœur, c’est sans gêne, ça fait des remarques, ça prend parti, ça compare, ça soupèse. Parfois même ça envie. Quand ce n’est pas un véritable fléau qui sabote l’ambiance familiale, un post-it qui colle aux fesses de notre frère, une pseudo princesse qui ne bouge pas le petit doigt. Et puis, une belle-mère, on en a qu’une, alors que les belles-sœurs on ne les compte plus : entre les sœurs du mari, les femmes des frères et même si elles ne portent pas officiellement le nom de belles-sœurs il faut faire aussi avec les épouses des beau frères. Bref ! Les belles-sœurs, vous l’aurez compris, ce n’est pas ce qui manque. Et quoi qu’on en dise, du bon, et du moins bon il y en a dans toutes les familles.

Bien sûr, entre belle-sœurs inutile d’essayer de comprendre qui a raison, qui est dans le juste et qui ne l’est pas. La partialité est de rigueur dans les deux camps, et chacune d’elle vous sortira une montagne d’arguments pour justifier sa position. Cela dit, dans une pareille ambiance la moindre réunion de famille tourne rapidement au cauchemar.

Des profils de belles-sœurs il y en a des tonnes, mais certains  » cas  » reviennent assez souvent.

Il y a d’abord celle qui se veut une épouse et une mère de famille parfaites. C’est sa raison sociale. Enfin, surtout d’après sa mère qui aime à le répéter chaque fois qu’on se voit. A croire que toutes les autres mamans fument des joints et élèvent de futurs délinquants. Ceci dit, soyons tout de même de bonne foi, c’est vrai qu’elle s’active la belle-sœur. Entre sa maison, bien tenue, ses enfants qu’elle bichonne à longueur de journée, on ne peut pas dire qu’elle soit du genre à se laisser aller. Mais bon, les résultats ne sont pas toujours au rendez-vous. En fait, son véritable talent, à cette belle-sœur, consiste surtout à brasser de l’air et à agacer les mouches. Elle en fait des quintaux et ça marche, toute la famille ne jure que par elle.

Ce n’est pas le cas de « princesse belle-sœur « . Elle est née avec du velcro sur l’arrière-train qui l’empêche de donner un coup de main quand il le faudrait. Fille unique, petite-fille unique, épouse unique, mère unique et belle-sœur unique, « princesse belle-sœur  » ne s’est jamais remise de tant de faveurs. Tout ce qu’elle sait faire, et cela est déjà bien fatiguant, c’est de plumer le  » frérot  » au quotidien. Et croyez moi, c’est un travail à plein temps. Ne lui demandez rien de plus, vous vous éviterez bien des crispations. Parfois on se demande presque si elle n’est pas bête. Sans doute que non, pas avec son niveau d’études. Mais alors ne serait-elle pas un peu égoïste ?

Et puis, il y a la belle-sœur qui ne nous ressemble pas mais on ne lui en fait pas reproche. Elle est tout simplement à des années lumière de nous, même pas dans le même univers. Cette belle-sœur est délicieuse avec tout le monde, pas de risque qu’elle débite des méchancetés sur notre dos. Au début, on s’est dit qu’elle devait être timide. Mais non, elle est comme cela.

Et puis enfin, il y a ce qu’on peut appeler les  » redoutables « . Celles-là, ce sont les pires. Un grand magasin de prêt à porter à elle seules. Elles taillent des costumes et rhabillent tous les membres de la famille à chaque saison. Elles n’aiment personne. Tout le monde le sait et chacun fait semblant. Mais dans une conversation intime, elle peut devenir soudain exquise, adorable, emprunter le ton doucereux de la confidence pour, en fait, mieux distiller son venin. En un mot, son truc c’est quand tout va mal. Elle sait dresser habilement les uns contre les autres, comme cela l’air de rien. Les catas des autres, ça la dope. Elle se met soudain à téléphoner quatre fois par jour, friande de lamentations, pour se délecter. Chez celle-là, inutile de gratter, il n’y a rien à gagner.

Trois femmes, trois belles-sœurs racontent leur combat au quotidien. Attachez vos ceintures, terrain miné !

Quand le mari ne protège pas son couple

 » Je me suis mariée alors que je n’avais que dix-huit ans. Je ne connaissais pas grand chose de la vie. Mes relations avec mes beaux-parents ont toujours étaient bonnes. C’est avec leur fille, que le courant n’est jamais passé. C’est une fille unique, qui a grandi comme une véritable petite diva. Mes beaux-parents ne lui ont jamais rien refusé. Du coup, elle a grandi dans un état d’esprit où tout lui est dû. En ce qui me concerne, elle m’a pris en grippe dés qu’elle m’a vu pour la première fois. Je m’habillais trop mode à son goût, son frère méritait mieux. Lorsque je l’ai connue, elle était déjà très malheureuse en couple. Forcément, son mariage fût un véritable caprice qu’elle imposa à toute sa famille. Du coup, je crois bien que j’avais la belle-sœur la plus aigrie et la plus mauvaise que l’on puisse avoir. Dés que l’occasion se présentait de me faire du mal, vous pouvez être sûr qu’elle ne la loupait pas. Et plus sa vie de couple allait mal, et plus elle s’acharnait sur moi. J’étais devenue son souffre douleur, et ce qui n’arrangeait pas les choses, c’est que contrairement à elle, mon couple allait plutôt bien. Ma belle-mère était complètement sous influence : évidemment à choisir entre sa fille et une étrangère… En ce qui me concerne, j’ai essayé d’ignorer, d’autant plus que mon mari ne voulait pas entendre parler de ces problèmes. Pour lui, la famille était très importante, et il n’était pas question qu’il prenne parti contre sa sœur.

Sa grande spécialité, c’était de m’humilier en public. Bien sûr, elle ne faisait jamais cela devant son frère. Non, il fallait qu’il garde d’elle une image de petit ange. Elle adorait me rappeler en public que sa famille était une grande famille, que j’avais beaucoup de chance d’avoir été choisie par son frère, et qu’il fallait que j’apprenne rapidement les bonnes manières pour être à la hauteur. Je me rappelle encore comme si c’était hier, du jour où elle m’a poussée devant des invités parce que je ne servais pas le thé comme cela se fait. Elle m’a arraché la théière des mains et m’a dit :  » regarde comment on fait chez nous ». Je ne savais plus où me mettre. J’ai toujours encaissé sans rien dire. Et plus je l’ignorais et plus elle prenait cela pour de la faiblesse. Jusqu’au jour, où les choses sont allées trop loin. Un soir, elle est venue à l’improviste chez nous avec des cousines éloignées à eux. Elles me les a présentées comme si elles avaient grandi ensemble. Ceci dit en passant, si elles étaient aussi intimes que cela, j’en aurais au moins entendu parler avant cette soirée. Comme il n’y avait rien à manger, je suis entrée à la cuisine pour donner un coup de main au personnel. Je les ai donc laissées avec mon mari dans le salon. Et puis alors que je m’activais, j’ai eu comme un pincement au cœur. Au moment où j’ai ouvert la porte de la cuisine, pour aller voir nos invités, j’ai surpris ma belle-sœur en train de faire les éloges d’une de leur cousine. Choquée, je me suis cachée pour voir jusqu’où ce petit jeu allait continuer. La cousine en question, s’est rapprochée de mon mari et lui faisait les yeux doux. Et la belle-sœur qui en rajoutait une couche, en lui disant qu’elle au moins était de la même famille, qu’elle savait faire ceci et cela… Toute la rancune que j’avais accumulée éclata ce soir. Je suis rentrée comme une furie dans le salon. J’ai insulté ma vipère de belle-sœur de tous les noms, j’ai même failli la frapper et j’ai mis tout ce petit monde à la porte. Mon mari a tout de suite compris qu’il ne fallait pas qu’il me parle sur le moment. Depuis ce jour ma belle-sœur a littéralement changé avec moi : elle ne me cherche plus, ne m’humilie plus. Pendant les réunions de famille, nous nous ignorons royalement. Il faut croire qu’elle a compris que je ne serai plus la petite  » poire » d’avant. Et malgré les années qui passent, aucune de nous, n’essaye de se rapprocher de l’autre. « 

Fadwa, 54 ans.

L’avis du spécialiste

Ici on assiste à la culture de la famille qui prend de l’ascendant sur la culture naissante du couple, et cela sans capacité de décision du mari à délimiter le territoire au-delà duquel il est interdit de rentrer.

Le mari parce qu’il construit une famille, il n’est donc plus du tout avec les siens. L’équilibre dans lequel a été la famille jusque là est tout à fait compromis par l’existence de l’épouse qui va casser le système familial avec ses habitudes et sa culture. Ce mari se doit forcément de tenir compte de cet aspect, et donc de la présence de son épouse pour protéger son couple en délimitant son territoire conjugal. Il n’a pas le droit de dire à sa femme qu’il ne peut pas changer les choses, qu’il ne peut pas intervenir auprès de sa sœur. Il y va de la pérennité de son couple.

Quand deux frères épousent deux femmes diamétralement opposées

 » Ce n’est pas le fait qu’elle soit issue d’une famille modeste qui fait que je ne l’aime pas. Franchement, moi-même je ne suis pas issue de la famille des Rockefeller ! Mais plus que tout, j’ai reçu une éducation. Mon père, de son vivant, était très pointilleux sur nos études, il fallait que chaque trimestre nous réussissions. A la maison, le moment de passer à table était très important. Nos repas se prenaient toujours en famille et gare à celui qui ne se tenait pas bien à table. A la mort de mon père, les bases étaient déjà là. J’ai fini mes études et je me suis mariée. Avec Omar nous avons toujours été en symbiose intellectuelle. Je me suis tout de suite intégrée dans sa famille, il faut dire que je n’ai pas eu beaucoup de mal, mes beaux-parents sont adorables et mon beau-frère aussi. Mon mari était très proche de son frère, ils s’aimaient beaucoup, mais tout cela dans une relation très respectueuse. D’ailleurs ça m’a toujours amusée de les voir se parler avec autant d’égards l’un envers l’autre. Ils sont comme cela dans leur famille, très discrets et un peu secrets les uns vis à vis des autres.

Le jour où mon beau-frère nous a présenté sa  » fiancée » ce fut un véritable choc pour tout le monde. C’est vrai que ça n’a jamais été un coureur de jupons, il a passé plus de temps dans ses livres qu’à draguer les filles. On savait tous qu’il n’avait pas beaucoup d’expérience, mais de là à ramener cela… C’était une espèce de grande brune, décolorée s’il vous plaît, maquillée à outrance et habillée en léopard. Non, elle n’était pas déguisée, plus tard je comprendrai qu’elle s’accoutre de la sorte uniquement pour les grandes occasions. Autrement, au quotidien, le caleçon moulant et transparent avec un pull court est de rigueur. Bon, faisons abstraction de l’aspect extérieur, après tout, les apparences sont parfois trompeuses ! Tout le monde a joué le jeu, on a fait comme si tout était tout à fait normal, et on s’est installé pour boire un verre de thé. Encore aujourd’hui, je me demande en quelle langue ils communiquent ces deux-là ? Parce que plus on avançait dans la conversation, et plus on voyait bien qu’elle ne savait parler correctement ni arabe, ni français. Encore pour ce qui est du français, ce n’est pas très grave, après tout ce n’est pas notre langue maternelle, mais tout de même, l’arabe… A chaque fois, qu’elle ouvrait la bouche, c’était pour placer un mot, hors contexte en argot. On ne savait pas s’il fallait se choper des fous rires ou pleurer. Peu de temps après, ils se sont mariés. Mon beau-frère était manifestement fou amoureux. Une fois la corde au cou, il s’est mis à travailler pour toute sa famille. Parce qu’évidemment en commençant par ses parents jusqu’à la ribambelle de frères et sœurs qu’elle avait, tout le monde avait besoin d’argent. Et mon beau-frère avec son salaire de directeur financier, était le parfait pigeon à plumer. Petit à petit, les frères ont commencé à moins se voir. Eux qui avaient toujours été très proches… Elle l’a accaparé de son côté. Forcément, avec nous elle devait vraiment s’ennuyer, nous n’étions pas du tout sur la même longueur d’ondes. J’ai fait quelques petits efforts au début, après tout la situation était ce qu’elle était, mais il ne fallait pas séparer deux frères. Mais en toute honnêteté, nous n’avions rien à nous dire.

Elle a dû sentir à mon comportement que nous ne serions jamais amies. Aujourd’hui, le peu de fois que je vois mon beau-frère, j’ai en face de moi une loque humaine. Il s’est  » ploucardisé « , il parle comme elle. Et comme c’est elle qui gère l’argent qu’il ramène, je ne vous dit pas comment il s’habille au quotidien pour aller travailler. C’est le genre de femme qui pense qu’il ne faut pas que son homme soit élégant, autrement on va le lui chiper. Bref ! Elle a complètement déteint sur lui. J’ai beaucoup de peine pour lui mais, il a choisi sa vie. Et voilà comment se disloque une famille ! « 

Nadia, 43 ans.

L’avis du spécialiste

Pour ce cas de figure, il s’agit d’une fille dont la culture est tout à fait étrangère à l’autre ; et à partir de là, elles n’arrivent pas à communiquer. Quand on parle de délimitation conjugale, cela veut dire que l’on tient aussi bien compte de la belle-famille que du conjoint nouvellement arrivé. Or, ici cette fille ne peut pas s’inscrire dans ce territoire conjugal : elle en est tout simplement exclue. A partir de là, elle ne peut aucunement être concernée par les limites à ne pas dépasser. Et compte tenu du fait que son mari a fait le choix de rester avec elle, car il avait le choix, donc il n’a d’autre solution que de s’exclure, lui-même complètement de sa famille.

Entre deux espaces culturels aussi différents, il ne peut y avoir de moments où elles vont se comprendre. Là, il s’agirait plus de rupture familiale(le frère s’est éloigné des siens), que de rupture conjugale.

Française et pas assez bien pour son frère

 » J’ai connu Ali alors que nous étions tout les deux étudiants à l’université en France. Je suis Française, de confession catholique. Au début, lui pensait que c’était une petite amourette passagère de fac et moi à peu de choses près, la même chose. Mais, petit à petit,notre relation a commencé à être sérieuse, et tout naturellement je l’ai présenté à mes parents. La première fois qu’il est venu à la maison, mes parents ont été enchantés. Ali leur a beaucoup plu. A son tour, une fois les vacances arrivées, il m’a emmenée au Maroc pour me présenter à sa famille. J’ai été bien reçue, et honnêtement les parents d’Ali ont été gentils avec moi. Mais avec sa sœur, je ne sais pas trop, un truc ne passait pas entre nous. Elle m’agaçait profondément. Dés qu’il y avait du monde, elle se faisait un point d’honneur de parler en arabe pour qu’évidemment je ne comprenne rien. C’était tellement gros, que je me demandais si elle le faisait exprès. Je me rappelle que cela me mettait très mal à l’aise. Mais bon, comme je la voyais rarement je faisais avec.

Une fois nos études finies, nous avons décidé de rentrer et de nous marier. Mais avant, j’ai appris qu’il fallait que je me convertisse à l’islam. Enfin, Ali ne m’a jamais rien demandé, ni même mes beaux-parents, c’est ma belle-sœur qui m’en a parlé. Elle s’est subitement découvert une âme de fervente musulmane, elle qui, au passage, avait vécu en concubinage avec son mari pendant qu’ils faisaient leurs études à l’étranger. Et qui n’hésite pas de temps en temps à prendre un bon verre d’alcool. C’est fou comme les gens deviennent amnésiques quand cela les arrange ! Non seulement je n’ai pas aimé la manière dont elle s’y est prise : à aucun moment elle ne m’a demandé mon avis. Pour elle il était évident que je devais me convertir ; mais en plus de cela, elle m’a fait toute une leçon de morale m’expliquant selon ses arguments à elle que la vraie vie allait commencer pour moi. Je croyais rêver ! Je ne sais pas si elle se rendait vraiment compte de ce qu’elle me demandait ? Moi qui suis très croyante, qui allait à l’église régulièrement en France…. Comment pouvais-je renier tout mon passé et mes convictions? Non, évidemment il n’en était pas question, j’ai refusé en lui expliquant clairement mes raisons, et en lui demandant à l’avenir de ne pas s’occuper de choses aussi intimes. Une fois cette question réglée, la guerre froide entre nous était belle et bien déclarée.

Dans la famille de mon mari, ils sont tous très proches les uns des autres. Au moins deux fois par semaine, nous déjeunons chez ses parents avec sa sœur, le mari et les enfants. Désormais, une chose a changé, elle ne peut plus parler en arabe pour que je ne comprenne rien. Je prend des cours d’arabe dialectal, et même si mon accent est loin d’être parfait, je comprends quasiment tout. Du coûp, notre mésentente est devenue très subtile. Il a bien fallu élever le débat… Dés qu’elle le peut, elle me glisse une petite phrase assassine du genre :  » Nous les marocains sommes très hospitaliers, chez nous c’est quelque chose d’inné, on ne se force pas « ou encore » chez nous les enfants c’est sacré, on n’a jamais vu personne jeter son enfant à dix-huit ans dehors « … Pour elle j’étais la  » nassraniya » arrivée de nulle part, et il fallait qu’elle marque son territoire, qu’elle m’explique bien les règles, enfin ses règles à elle. Bref ! Elle est pleine d’apriori, et dans la moindre discussion, elle se sent obligée de me piquer. Evidemment, moi ça m’agace plus que tout et d’ailleurs je ne me suis jamais laissée faire. Je lui en envoie de bonnes aussi. Ali a bien compris qu’avec sa sœur le courant ne passe pas, et sans que je lui aie jamais rien demandé, il a dès le début pris ma défense, et dés qu’il le peut il recadre sa sœur. Ca aussi, ça a dû la rendre folle, comment peut-il écouter une étrangère et pas elle ? A la naissance de notre premier garçon, elle a essayé de revenir. Pour elle je n’étais plus une étrangère,  » la descendance » est assurée. Mais je ne suis pas du genre  » hypocrite « , ni amnésique d’ailleurs. Elle m’a montré son véritable visage pendant des années, et cela ne m’intéresse pas de faire comme si de rien n’était. Pour moi, c’est la sœur de mon mari. Lorsqu’on se voit chez mes beaux-parents, je reste courtoise, mais de là à me confier ou plaisanter avec elle… Je ne sais pas faire. « 

Stéphanie, 35 ans.

L’avis du spécialiste

Il paraît clair dans ce témoignage, que la belle-sœur ne voulait pas vraiment convertir Stéphanie. En fait, ce qu’elle voulait, c’était surtout l’agresser. Comme elle ne veut pas d’elle, elle essaye donc d’imposer une certaine manière de voir les choses, peut-être pour récupérer inconsciemment son frère,d’ailleurs, qu’elle estime « pris » par cette étrangère. Le frère n’est pas resté passif, il est intervenu pour  » recadrer  » sa sœur et ainsi délimiter son territoire conjugal avec son épouse. Et comme manifestement, la sœur avait encore du mal à garder sa place et à ne pas dépasser certaines limites, il n’a pas eu d’autre alternative que de l’en exclure. C’est un couple qui ne peut que bien fonctionner car l’intimité conjugale est protégée.

Source : Ousra Magazine

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