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Les femmes souvent plus distraites pendant le sexe

Les femmes souvent plus distraites pendant le sexeAu cours de l’acte sexuel, selon une étude de l’université de Lisbonne, les femmes sont plus préoccupées que les hommes par ce que leur partenaire pense de leur corps.

Etre préoccupé par ce que l’autre pense de notre apparence physique lors de l’acte sexuel peut arriver à tout le monde, mais se trouver distrait au point d’en gâcher son plaisir serait l’apanage des femmes. C’est en tous cas la conclusion d’un travail publié en ligne par le Journal of Sexual Medicine, de la psychologue Patricia Pascoal.

Avec ses collègues de l’université de Lisbonne (Portugal), elle a interrogé 390 femmes et 279 hommes, hétérosexuels (les lesbiennes acceptent mieux leur corps selon une étude de l’université de San-Diego), âgés de 20 à 69 ans (38 ans en moyenne). Tous étant en couple, depuis en moyenne une dizaine d’année. Une donnée importante car dès 2006, un travail de Marta Meana et Sarah Nunnink soulignait que les préoccupations corporelles pendant le sexe étaient plus fréquentes lorsque l’on n’était pas dans une relation stable.

Dans leur échantillon de personnes en couple stable, les chercheurs portugais confirment donc une différence sexuée: les pensées intrusives liées à l’apparence physique pendant le sexe sont plus fréquentes chez les femmes que chez les hommes.

Pascoal et ses collègues montrent aussi que les préoccupations corporelles, lorsqu’elles existent chez une femme, concernent de nombreuses parties du corps même si la majorité se focalise sur le ventre, les seins et les fesses. Pour les hommes, le champ est plus réduit puisque c’est avant tout le ventre ou le pénis qui focalisent l’attention. Enfin la qualité de la relation avec la partenaire ne semble jouer aucun rôle pour les hommes alors ce paramètre a une influence pour les femmes pendant les ébats.
Préoccupé par son corps ou par sa performance

L’explication vient peut être d’une étude de 2010 qui montre que lorsque les femmes se préoccupent de l’apparence physique de leur partenaire, c’est plus souvent en termes de santé (désérotisée) que d’attractivité érotique. Ce qui éviterait aux hommes d’incorporer ces remarques sur leur physique dans leur sexualité.

Les choses sont plus ambivalentes pour les femmes, puisque certaines voient leurs inquiétudes s’apaiser dans une relation durable, alors que d’autres sont encore plus soucieuses de leur corps lorsqu’elles sont engagées dans une relation amoureuse où le regard de l’autre est valorisé. Un jeu de miroir exploré de façon aussi stimulante que provocante, par l’écrivaine Nancy Huston dans son dernier livre «Reflets dans un œil d’homme».

Il faut prendre garde aux généralisations actives (le syndrome «Mars-Vénus») car la question du degré d’objectification nécessaire à une femme (ou plus rarement à un homme) pour jouir pleinement de l’acte sexuel est bien sûr variable d’une personne à l’autre. Mais le fait est qu’une femme a plus de chance d’être préoccupée par son corps alors qu’un homme le sera plutôt par sa performance, en particulier par son érection. Deux pièges largement conditionnés par les idées fausses selon lesquels «un corps jeune, mince et sans défaut est nécessaire au désir masculin» et «une érection ferme accompagnée d’une pénétration longue et vigoureuse est indispensable à l’épanouissement sexuel féminin». S’en débarrasser est un premier pas vers une sexualité plus épanouie.

Source : sante.lefigaro.fr

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