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La femme Marocaine, le punching-bag de Simo Benbachir

Si dans la mythologie grecque, « Arété » est l’esprit du mérite et de la vertu, au Maroc Simo Benbachir en est le gardien et le préconisateur.

Les apparitions médiatiques de ce personnage, sorti tout droit des fins fonds des théories freudiennes quant aux complexes identitaires latents, exaspèrent plus d’un et à juste titre.

S’engageant dans des critiques offensantes, voire même sexistes, vis à vis des femmes de manière générale, et des icônes féminines sur le plan artistique et audiovisuel, de manière plus particulière.

Nous nous rappellerons de l’état de profonde dépression dans lequel il avait plongé une actrice Marrakchie, ayant tenté de la couvrir de ridicule, en ironisant sur sa tenue lors du passage de cette dernière , sur le tapis rouge du festival du cinéma, il y’a quelques années de cela, ce qui provoqua une tôlée d’indignation chez les adeptes des réseaux sociaux, qui ont soutenu la dite actrice moralement et financièrement.

Il reviendra l’année qui suit pour s’approprier invraisemblablement le mérite d’avoir déclenché le grand changement des conditions sociales de  » Bent El Mellah », en se jetant au passage des fleurs quant à l’impact de ses critiques et leur rôle dans l’amélioration des tenues vestimentaires des artistes marocains conviés au dit Festival.
Les médias affamés de nombre de  » Vues » raffoleront des ragots de Sir Benbachir, de ses déclarations enflammées car venimeuses, attendant ainsi son arrivée au Maroc sur des charbons ardents, ce qui encouragera ce dernier à débiter encore plus de bêtises, des bêtises qui se vendent… Car il y’a des acheteurs.

La « Fashion police » ne tardera pas à troquer son rôle de gardien de la mode, contre un rôle plus délicat, celui du « gardien des mœurs »…un rôle que M. Benbachir semble prendre au sérieux, et pas qu’un peu, devant l’ahurissement d’une élite intellectuelle , qui reste bouche bée, devant autant d’indécence, de vulgarité mais surtout de mythomanie !
Il s’attaquera aux artistes et visages publics traversant de mauvaises passes judiciaires où personnelles, se dressant ainsi sur la pointe des pieds pour condamner par-ci et par-là, des comportements qui soit- disant portent atteinte aux mœurs , et aux codes sociaux.
Des mœurs qui semblent concerner toute l’humanité, mis à part sa glorieuse personne, coupe de champagne à la main, il nous fera la morale sur le manque de professionnalisme des instagrameuse, qui se font passer pour des modèles de réussite alors qu’elles « passent à la cocotte minute » , avant d’émerger sur la scène artistique, dans un éventuel rapport de donnant- donnant.

Simo Benbachir et lors d’une toute dernière mise au point comportementale, et éthique, apporte son grain de sel dans l’affaire de Najat El wafi, qui au passage est une actrice célèbre par son penchant pour l’associatif et l’humanitaire, l’accusant de prostitution artisitique , alors que son affaire est prise en charge par la justice, et que la sentence n’a pas encore été prononcée.

Simo Benbachir semble se considérer au-dessus de toutes les lois, terrestres voire même célestes…sa sentence a été prononcée , les jeux sont faits…n’en parlons plus !

Toutes les condamnations et morales de M. Benbachir convergent vers un seul et unique point en commun :
Les femmes sont coupables jusqu’à preuve du contraire !

Ce que notre moralisateur semble omettre c’est qu’il faut être deux pour danser le tango !

Pourquoi ne pas remettre en question les conditions qui mènent des artistes en herbe vers cette supposée prostitution artistique ? Le partenaire n’a-t-il pas de rôle à jouer dans ce manège, si manège il y’a ?
Serions-nous tenté de demander.

Loin de vouloir nous pencher sur les complexes religieux et sociaux, qui s’inscrivent dans une représentation diffamatoire de la femme , lui conférant un statut de diablesse, responsable du péché originel, et par conséquent de tous les péchés , source de tentation et incitatrice à la débauche du masculin qui se complait, aimeraient-ils nous faire croire, dans une supposée passivité quant à la manipulation satanique des descendantes d’Eve .
Nous nous invitons à un profond travail d’introspection, suivi par une action de résistance quant à la consommation des « Fake news », une compagne de boycott de toutes les vidéos et de tous les articles au contenu creux .
Notre rôle serait de forcer les médias à faire valoir la qualité ,et à ne plus faire appel à des personnages sordides, et à ne point miser sur l’élévation au lieu de la bassesse, car : « Non merci, on ne veut plus ! »

Il ne tient qu’à nous de faire en sorte que les choses changent , que les mentalités tendent vers l’amélioration, , que le niveau se rehausse, que le respect prime, que les esprits évoluent.

Mais le voulons-nous vraiment ?

 

Per : Loubna El Joud

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