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Elles vivent avec un homme riche, sont-elles vraiment heureuses ?)

Il y a celles qui rament pour finir le mois : petit salaire oblige. Il y a celles qui s’en sortent plutôt bien : elles ont des postes à responsabilités. Et il y a celles pour qui l’argent est un détail : elles ont épousé un homme riche. Et par amour en plus ?

Pour certaines, ce n’est pas facile tous les jours. Elles sont obligées de faire comme elles peuvent avec un budget super restreint. Et pourtant, on ne peut pas dire qu’elles ne se démènent pas. Entre le travail, les enfants et la maison, le moins que l’on puisse dire c’est que leur vie n’est pas un long fleuve tranquille. Il faut qu’elles se battent au quotidien pour assurer un minimum. Dans ce contexte, la fameuse phrase  » l’argent ne fait pas le bonheur « ,on est d’accord, est carrément déplacée.

Et puis le saviez-vous, il y a celles, et pas seulement dans les romans, qui ne comptent jamais. Pour ces femmes l’argent est un détail, il y en a tellement… Elles passent une grande partie de leur temps à errer de leur méga villa principale à celle de Marbella, en passant bien sûr par l’appartement gigantesque à Paris. Leur principal souci ? Quel menu choisir pour un dîner avec des amis. Poisson ou poulet ? Comment s’habiller pour une soirée ? Robe longue ou pantalon, bien sûr le tout haute couture. Où aller passer les prochaines vacances ? Bahamas ou Bali ? Leurs priorités, vous l’aurez compris ne s’arrêtent pas aux détails du quotidien. Ces femmes planent dans des hautes sphères. Heureuses ? Peut-être… Malheureuses ? A ce tarif-là, ce serait carrément indécent de répondre oui. Et pourtant pour certaines, la vie n’est pas si rose que cela. En fait, cela dépend en grande partie de la valeur symbolique que représente l’argent pour la femme. Si elle considère que c’est l’outil indispensable pour être heureuse, alors en effet, on peut dire que ces femmes nagent en plein bonheur. Notre spécialiste appelle cela une relation de complémentarité : la femme est dominée par son conjoint grâce à l’argent qu’il a. Elle ne s’en plaint absolument pas, c’est comme cela qu’elle conçoit une vie de couple. Quant à l’homme, il domine par son argent, le sait et s’en porte très bien. Du reste, ces couples fonctionnent magnifiquement bien. En revanche, si un jour l’argent vient à manquer, c’est toute la relation à coup sûr qui est remise en cause.

Mais parfois, il arrive qu’il y ait beaucoup d’argent, mais qu’il ne représente pas le principal moteur de la femme. Elle va forcément rechercher son équilibre, son bonheur, dans autre chose. Et, c’est là que le bât risque de blesser. Le problème de ces femmes ? Un mari peut-être trop occupé ou qui croit rendre heureuse sa femme uniquement parce qu’elle a tout ce qu’elle veut. Portrait de trois femmes au-delà de tout besoin.

L’argent est pour moi ce que l’eau est à la nature

J’ai épousé un homme riche. Je ne peux pas le nier. J’ai épousé un homme uniquement parce qu’il était riche ? Non. J’appartiens à cette catégorie de femmes qui exige un peu plus de la vie. C’est clair, il me faut de l’argent, mais il faut également que je sois amoureuse pour être vraiment heureuse. L’un ne va pas sans l’autre, et je ne suis pas de celles qui se font violence. Faire semblant, me forcer, étouffer mes sentiments… je n’ai jamais su faire. Je suis née dans une famille bourgeoise, où sans crouler sous l’argent, mes parents ont essayé de me faire grandir comme une enfant de riche. Et il faut croire que c’est quelque chose d’inné chez moi, car j’ai toujours eu des goûts de luxe. A chaque fois que je pose mon regard sur quelque chose dans un magasin, vous pouvez être sûr que cet article fait partie des plus coûteux. Je ne le fais pas exprès, c’est comme ça. L’argent a toujours représenté pour moi quelque chose d’important. Au point qu’un jour, ma meilleure amie m’a fait remarquer que j’étais, depuis pas mal d’années déjà, obsédée par les garçons qui avaient des sous. Sur le moment je l’ai plutôt mal pris. Comment cela obsédée ? Mais en y réfléchissant bien, je ne me rappelle pas avoir été attirée une seule fois par un garçon fauché. Le regard qu’on porte sur l’autre est différent dès que la donne argent rentre en compte, je peux vous l’assurer. Je le reconnais et je l’assume complètement j’ai besoin d’être impressionnée par un homme et pour cela il n’y a que le pouvoir de l’argent pour y arriver. Je ne peux pas nier qu’avant même de rencontrer mon mari, je savais qu’il était  » un fils de grande famille « . Avec Yasser, j’ai connu la planète fortune. On erre dans un monde où chacun a de quoi offrir à l’autre l’étonnement. Depuis mon mariage, mon activité principale consiste à gérer les invitations. Je ne connaissais pas cette façon de vivre l’argent. Depuis peu, j’essaye de m’occuper autrement. Je travaille dans une multinationale à mi-temps. Mon salaire est dérisoire par rapport à mon niveau de vie, mais l’argent est devenu un détail dans ma vie. Je me sens mieux depuis que je m’occupe vraiment. Car cela peut paraître indécent pour certaines femmes qui ont du mal à joindre les deux bouts, mais trouver des buts dans une vie où on a tout est difficile. Mais je ne vais pas me plaindre, je crois pouvoir dire que je suis une femme comblée.

Meriem, 36 ans, responsable marketing.

L’avis du psy :

Pour cet exemple, il faut mettre en avant le côté  » frustration  » dans lequel a baigné cette jeune femme. En effet, elle a grandi dans un milieu aisé, tout en n’appartenant pas à cet environnement, ce qui a forcément alimenté une frustration durant toute son enfance et même bien plus tard.

Cette frustration elle-même à son tour a alimenté des fantasmes et des représentations qui ont fait qu’elle ne pouvait aimer un homme qu’à partir du moment où il lui permettait de combler ce manque. En fait, une censure naturelle se produit lorsqu’elle a l’occasion de rencontrer quelqu’un qui ne cadre pas avec son critère : Elle n’envisage même pas une seconde quoi que ce soit. En revanche, il est évident qu’une fois que la donne argent est présente, alors l’éventualité d’un investissement affectif peut être envisagé.

Mon histoire ressemble un peu à celle de cendrillon

Je suis née dans une famille modeste, où il fallait compter pour tout. Mon père était coursier dans une société, et ma mère s’occupait de la maison et de ses cinq enfants. Malgré nos petits moyens, mes parents se sont toujours appliqués pour que nous ayons une bonne éducation. Plus tard, lorsque je me suis retrouvée dans le soi disant  » beau-monde « , j’ai compris à quel point j’étais riche intérieurement. Il est clair, qu’ils m’avaient transmis l’héritage le plus précieux que des parents peuvent léguer à leur enfant : une bonne éducation.

J’ai connu Adnane alors que j’étais secrétaire au sein d’une de ses sociétés. Il ne m’avait jamais remarquée et pour cause ce ne sont pas les employés qui manquaient. En ce qui me concerne, je le connaissais, enfin de vue. Forcément, « le big boss » tout le monde le connaît, mais je n’avais jamais imaginé qu’il puisse même poser son regard sur moi. En fait, je n’y ai tout simplement jamais pensé. Et pourtant… Adnane a d’abord essayé la facilité en passant par la voie de la hiérarchie professionnelle. Je ne me suis pas laissée faire. Je ne voulais pas devenir la maîtresse du boss, celle qu’on prend et qu’on jette quand on a fini. J’ai accepté la promotion, je suis devenue une de ses proches collaboratrices, mais j’ai été très claire, je le remerciais infiniment de m’accorder ma chance, mais je n’avais pas l’intention de monnayer cela avec mon corps. En contre-partie, je lui ai promis d’être loyale et de faire du mieux que je pouvais. Plus tard, il m’avouera, que mon attitude lui a beaucoup plu, il aimait les femmes qui ont du caractère. Mais voilà, petit à petit, mes convictions ont commencé à s’effriter. Certes, il était plus âgé que moi, mais cela ne l’empêchait pas d’avoir un charme fou. Il avait de l’allure, et cela m’impressionnait beaucoup. En plus, il était veuf, je n’allais faire souffrir personne. Petit à petit, j’ai commencé à tomber amoureuse et il l’a senti car, dès la première occasion, il l’a saisie. Le plus dur dans ce genre de situation c’est l’entourage. Evidemment, Cendrillon qui tombe amoureuse du prince charmant, ce n’est pas possible. J’étais forcément une opportuniste, une intrigante, qui l’a envoûté par des méthodes pas très orthodoxes… Bref ! J’étais celle qui a le mauvais rôle. Mais c’est fou comme le pouvoir de l’argent est puissant. Car à partir du jour où je suis devenue madame Untel, tout le monde a commencé à me regarder d’un autre œil. J’ai eu droit à tous les salamaleks possibles et imaginables. Du jour au lendemain, je suis devenue une femme qu’on invite, qu’on courtise… Avec Adnane, cela se passe très bien. Il est aux petits soins, rien n’est trop beau pour moi. Quant à moi, je le chéris du mieux que je peux, je ne suis pas prête d’oublier : il a bravé la société, sa famille pour épouser une fille sans aucune fortune, de parents plus que modestes.

Faïza, 48 ans, femme au foyer.

L’avis du psy :

Pour elle, il est évident qu’elle accède à travers cette relation à un rêve.

Ce genre d’histoire arrive essentiellement dans les milieux modestes et en particulier dans les pays Tiers Mondistes où l’argent constitue un élément dramatique quand il n’y en a pas. Son manque va donc alimenter les rêves et les fantasmes de beaucoup de jeunes filles, d’adolescentes et même de jeunes dames.

Il est bien évident qu’à partir du moment où on se situe dans le rêve, le fait de trouver une personne pouvant l’exaucer devient une consécration : le rêve s’est réalisé. Et ce rêve se réalisera plus facilement si on est dans un schéma de complémentarité, où l’homme est celui qui détient l’argent et la femme celle qui le demande. Pour ce témoignage, la notion de complémentarité est parfaite, car chacun trouve son compte. Lui, il domine par son argent, et elle est dominée par l’argent de son mari et heureuse de l’être. Cette jeune femme a tout intérêt à déployer tous les moyens pour que son couple marche. Ce couple ne peut vivre qu’extrêmement heureux. Ils ont mutuellement trouvé chaussures à leurs pieds.

Virtuellement riche, et profondément malheureuse

« J’ai connu Moulay lors d’un dîner chez des amis. De famille bourgeoise, il gérait plusieurs sociétés de son père, et on sentait le jeune dynamique et ambitieux. Lorsqu’il m’a vue, il a tout de suite flashé. J’ai senti que je ne le laissais pas indifférent, ce qui m’a tout d’abord amusée. Il faut croire qu’il tenait vraiment à moi, car dès le lendemain il s’est mis à me faire une cour incroyable. Je recevais des roses par centaines, des coups de téléphone très attentionnés, il m’invitait à dîner au restaurant … Bref ! Il a joué le grand jeu, et honnêtement cela m’a beaucoup plu. Je commençais, petit à petit, à m’attacher. Je me surprenais moi-même à attendre ses coups de téléphone avec impatience. Et sans m’en rendre compte, je suis tombée amoureuse de lui. Les choses sont alors allées très vite entre nous. Un jour, il est venu me prendre pour m’amener soi-disant visiter un appartement qu’il voulait acheter. Il voulait mon avis. Evidemment, je ne pouvais que le trouver magnifique, c’était le grand luxe. Il a choisi alors ce moment pour me demander en mariage. J’étais ravie, heureuse.

Au début, Moulay a fait des efforts, il voyageait peu, nous avions une véritable vie de couple. Et puis, même si je ne travaillais pas, j’étais très occupée par la décoration de notre appartement. Mais petit à petit, Moulay a commencé à beaucoup voyager. C’était pour le travail, nous n’avions pas le choix. Seulement voilà, jamais il ne voulait m’emmener avec lui. L’argument de choc qu’il me sortait à chaque fois, c’était qu’il ne partait pas de gaîté de cœur, que là-bas il travaillait comme un fou et que les repas étaient toujours des repas d’affaire où je n’avais pas ma place. J’ai essayé de me faire une raison. Mais Moulay partait de plus en plus souvent, au point que je me retrouvais trois semaines par mois toute seule. A chacun de ses retours, j’avais droit à des cadeaux somptueux. Heureuse ? Je commençais à l’être de moins en moins. Oui, j’étais gâtée, j’avais tout ce que je voulais, mais à quoi tout cela me servait si je ne pouvais pas en profiter avec mon mari. Je passais mon temps à l’attendre. Il ne comprenait pas pourquoi j’étais malheureuse. Après tout, j’avais tout ce que je voulais. Il ne comprenait pas que je n’avais pas l’essentiel : la présence de mon mari auprès de moi. Je me suis dit, que peut-être, en ayant un enfant, ma vie allait être moins vide. Aujourd’hui, nous avons deux enfants, et Moulay voyage toujours autant. Mes petits me procurent un pur bonheur, je suis très présente à leurs côtés. Pour ce qui est de notre vie de couple, je me suis fait une raison : c’est comme cela, je n’ai pas vraiment le choix. Parfois, j’ai l’impression de passer à côté de ma vie, mais que faire ? Deux enfants, pas de diplômes… Je me dis que je suis quand même nantie, par rapport à celles qui sont malheureuses en ménage et qui en plus n’arrivent pas à joindre les deux bouts à la fin du mois.

Hind, 38 ans, mère au foyer.

L’avis du psy :

Ici, la jeune femme n’a pas épousé cet homme pour son argent. Certes, il a certainement dû y contribuer, mais quand elle a pris sa décision, l’argent n’est pas rentré en compte. A partir de là, elle va avoir d’autres besoins qui ne peuvent pas être comblés par ce que peut procurer le confort matériel. Et, tout aussi logiquement la quantité d’argent mis à sa disposition ne peut en aucune façon résoudre le problème. Il est clair, que cette jeune femme a fait le mauvais choix, elle n’a pas suffisamment réfléchi à tous les paramètres qui font qu’un couple fonctionne bien. A partir de là, elle n’a d’autre choix que de s’investir massivement dans son rôle de mère, et non pas dans celui d’épouse.

Ce témoignage est celui d’un couple raté qui n’existe qu’à travers les enfants

Source : Ousra Magazine

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