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Cunningham, première femme nommée à la tête de Wall Street ?

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Stacey Cunningham

A 43 ans, qui met fin à 226 ans de monopole masculin

Elle est la première femme à diriger Wall Street. Stacey Cunningham vient d’être nommée à la tête de la bourse de New York. Une fearless girl, la fille sans peur, c’est le nom d’une statue apparue l’année dernière près de Wall Street. Un bronze taille enfant, qui représente une gamine bravache, menton levé, les mains sur les hanches. Elle fait face à une autre statue, beaucoup plus imposante, celle du taureau de Wall Street : un mâle de plus de 3 tonnes, 3 mètres de haut.

Pas besoin de vous faire un dessin : cette fille sans peur, c’est un manifeste féministe, une invitation à faire une place aux femmes dans les grandes entreprises et la finance. Pari gagné pour Stacey Cuningham, 43 ans, qui met fin à 226 ans de monopole masculin. L’aboutissement d’un parcours sans faute, mais pas sans surprise.

Une vraie success story à l’américaine. Cuningham est arrivée à Wall Street comme stagiaire à l’été 1994. Elle est alors étudiante en génie industriel. La bourse, c’est un vrai coup de coeur. Deux ans plus tard, la voilà en salle des marchés. Elles sont alors quelques dizaines de femmes parmi plus d’un millier d’hommes. Mais la jeune employée a la bougeotte… Alors elle claque la porte.

De Wall Street à une école de cuisine

Pas pour une banque ou un service financier. Non, elle passe 9 mois dans une école de cuisine, avec 6 semaines en stage aux fourneaux. Elle gère le coup de feu comme la chute des cours, même urgence, même agressivité. « Ce qui serait inconvenant dans n’importe quel endroit devient normal dans une salle des marchés et dans un restaurant » dit-elle.

Entre la cuisine et la finance, Stacey Cunningham a à chaque fois évolé dans des milieux très masculins. Elle raconte qu’à son arrivée à Wall Street, elle a été frappée par une inégalité criante : celle des toilettes. Pour les hommes, une pièce somptueuse avec des canapés et une dame pipi à plein temps, pour les femmes, une ancienne cabine téléphonique vaguement aménagée.

À l’époque, la jeune femme a un modèle : Muriel Sibert, la première femme entrée à la bourse de New York. C’était en 1967. Mais en fait Stacey n’est pas une militante, elle fait d’abord ce qu’elle aime, sans rien s’interdire. C’est au Nasdaq, la bourse technologique, qu’elle a grimpé les échelons. Depuis l’an dernier, là aussi, le patron est une femme. Dans le sillage de MeToo, les temps changent au Stock Exchange. La statue de la Fearless Girl, elle, va être déplacée. Bien en vue face à la bourse, mais elle ne défiera plus le taureau de Wall Street.

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