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Femmes Inspirantes 15 oct. 2026 5 min de lecture

Soukaïna Hraichi, cuisinière et étudiante en communication : « toujours la découverte de nouvelles créations dans ses recettes »

Née à Casablanca mais d'origine fassie, Soukaïna Hraichi s'est fait connaître du grand public comme la plus jeune candidate de MasterChef Maroc — une participation qui a transformé une passion d'enfance et d'étudiante…

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Rédaction La Marocaine

Soukaïna Hraichi, cuisinière et étudiante en communication : « toujours la découverte de nouvelles créations dans ses recettes »

Née à Casablanca mais d'origine fassie, Soukaïna Hraichi s'est fait connaître du grand public comme la plus jeune candidate de MasterChef Maroc — une participation qui a transformé une passion d'enfance et d'étudiante en trajectoire publique. À vingt-quatre ans au moment de son interview, elle poursuit des études en communication et publicité en cycle master, en cours du soir, mais la cuisine occupe l'essentiel de ses journées : toujours la découverte de nouvelles créations dans ses recettes, explique-t-elle. Cette double vie — étudiante le soir, cuisinière le jour — définit son rythme et ses priorités : les études comme socle, la cuisine comme vocation. Son expérience de MasterChef Maroc, elle la décrit avec enthousiasme et lucidité. « C'est juste incroyable », dit-elle, n'arrivant toujours pas à croire qu'elle y a participé et qu'elle passe à la télé. Le concours lui a beaucoup apporté en termes d'expérience, et surtout de très belles rencontres, avec lesquelles elle reste en contact. Elle n'oublie pas les chefs, qui ont beaucoup appris lors des Masterclass, en termes de conseils et de recettes. Sur le plateau, elle se souvient d'un groupe de quatre inséparables : Rayhanna, sa copine de chambre et sa grande sœur de soutien ; Ismail, son grand pote de l'aventure, qu'elle juge le plus créatif et le plus doué ; Omar, avec qui elle s'entendait très bien. Elle apprécie également Zahidi, Faycal, Nabila et Hicham. Le moment qui l'a le plus marquée est le départ de Zahidi — un moment déchirant pour toutes les personnes présentes, en plateau comme en back-office ; Zahidi était l'ami de tout le monde, et elle n'oubliera jamais les fous rires qu'ils ont eus avec lui. Face aux caméras, Soukaïna Hraichi n'a pas eu de difficulté : avec le stress de la compétition, on oublie même leur présence, dit-elle. D'ailleurs, quand elle est dans la rue, les gens qui la reconnaissent saluent sa spontanéité et sa simplicité — des qualités qu'elle revendique et qui expliquent peut-être son succès public. À la fin de chaque prime, quand le jury prononce son prénom parmi les candidats retenus, elle se dit hyper heureuse et sent qu'elle approche de son objectif : remporter le titre du premier MasterChef Maroc. Cet objectif de vainqueur coexiste avec une modestie assumée sur l'avenir de son écriture culinaire : un livre de recettes, oui, mais pas tout de suite — quand elle aura plus d'expérience, inch'Allah. Sa vision professionnelle se dessine à l'intersection de la cuisine et de la communication. Ses études en communication et publicité ne sont pas un pis-aller : elles complètent son profil et lui donnent les outils pour, un jour, parler de sa cuisine, la transmettre, peut-être la porter au-delà du plateau. Son idole, dans ce monde, est le chef Jean-François Piège, grand chef français membre du jury de Top Chef — une référence qui dit beaucoup de ses ambitions : pas seulement la technique, mais la stature publique, la capacité à incarner une cuisine de caractère. Pour l'instant, la priorité reste les études et la découverte : chaque recette est une occasion d'apprendre, chaque émission une école. Soukaïna Hraichi incarne ainsi une génération de jeunes Marocaines qui refusent de choisir entre diplôme et passion, et pour qui la télévision n'est pas une fin mais un tremplin. La cuisine, pour elle, n'est pas seulement un art du goût : c'est un langage, une façon de se relier aux autres, de créer du lien autour d'une table. C'est cette conviction qui la pousse à partager ses créations, à documenter ses essais, à apprendre sans cesse — des chefs, des livres, des voyages, des rencontres. Le parcours qu'elle dessine, encore balbutiant mais déjà dense, promet une trajectoire où l'écriture culinaire, la médiation et la création se répondront. Une jeune femme qui, à vingt-quatre ans, a déjà l'intuition la plus précise qui soit : le talent ne suffit pas, il faut encore la persévérance, l'humilité et le goût du travail bien fait. Soukaïna Hraichi représente ainsi une génération de jeunes Marocaines pour qui la télévision par compétition est devenue un tremplin, mais dont elle ne fait qu'un chapitre : derrière le personnage de candidate se cache une étudiante en communication qui construit patiemment son avenir, entre les cours du soir et les fourneaux. Son regard sur le magazine qui la reçoit est flatteur et précis : un support qui touche à tout et répond à plusieurs besoins des lecteurs, auquel elle reviendra très souvent. Le portrait qui se dégage est celui d'une jeune femme simple, spontanée, déterminée, qui assume sa double casquette d'étudiante et de cuisinière, et qui regarde l'avenir avec la confiance tranquille de celles qui savent ce qu'elles veulent : cuisiner, apprendre, et un jour, transmettre.

LR

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La rédaction de La Marocaine explore mode, beauté, art de vivre et portraits de femmes inspirantes au Maroc et ailleurs.

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