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Femmes Inspirantes 15 oct. 2026 5 min de lecture

Sarah Bennour, directrice d’agence de voyage : « le voyage et la découverte des cultures ne sont pas un luxe »

Sarah Bennour est une professionnelle du tourisme et de la communication, installée à Rabat, dont le parcours mêle la rigueur du métier de directrice d'agence de voyage à l'exposition médiatique conquise grâce à la…

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Rédaction La Marocaine

Sarah Bennour, directrice d’agence de voyage : « le voyage et la découverte des cultures ne sont pas un luxe »

Sarah Bennour est une professionnelle du tourisme et de la communication, installée à Rabat, dont le parcours mêle la rigueur du métier de directrice d'agence de voyage à l'exposition médiatique conquise grâce à la télévision. D'origine moitié berbère, moitié doukalli, elle incarne cette génération de femmes marocaines pour qui le voyage et la découverte des cultures ne sont pas un luxe mais une école de vie : c'est la conviction qui a guidé ses choix d'études puis de carrière. Diplômée en tourisme, elle a décroché et occupé le poste de directrice d'agence de voyage, une fonction qui lui permet d'exercer au quotidien ce qu'elle considère comme une passion : voyager, découvrir son pays et d'autres horizons, enrichir ses connaissances et cultiver l'ouverture d'esprit. Pour elle, chaque destination rencontrée, chaque client accompagné, chaque itinéraire dessiné contribuent à élargir la compréhension du monde et à tisser des ponts entre les modes de vie. La direction d'agence ajoute à cette passion une dimension de responsabilité : coordonner une équipe, répondre aux attentes de voyageurs exigeants, gérer l'imprévu — annulations, décalages, urgences — et transformer chaque projet de voyage en expérience réussie. C'est un métier de confiance, où la connaissance fine des destinations, des saisons et des cultures d'accueil fait toute la différence entre un simple billet d'avion et un vrai voyage. À côté de cette carrière principale, Sarah Bennour s'est également aventurée devant la caméra. Elle joue en tant que comédienne dans des publicités nationales, une activité qui la familiarise avec les exigences du tournage, du jeu et de l'image. Cette double casquette — professionnelle du tourisme et comédienne occasionnelle — n'a rien d'anecdotique : elle témoigne d'une femme qui refuse de se laisser enfermer dans une seule identité professionnelle, et pour qui l'image est devenue un langage autant qu'un divertissement. C'est cette ouverture qui la conduit vers un nouveau défi : le casting de Jazirat Al Kanz, la version marocaine du célèbre Fort Boyard. Émission qu'elle regardait depuis son jeune âge, elle n'hésite pas une seule seconde quand l'opportunité se présente, et obtient sa place parmi les candidats de la première édition. Son engagement va au-delà du simple divertissement : sachant que l'émission est à caractère non lucratif, elle y voit l'occasion de participer à un geste solidaire, convaincue que dans la vie, il faut se serrer les coudes pour aider les personnes démunies et souffrantes de maladies dont le traitement est onéreux. Cette dimension caritative n'est pas un argument de communication : c'est une conviction qui structure sa vision du rôle public que peut jouer une émission de télévision. L'expérience de Jazirat Al Kanz occupe une place importante dans sa trajectoire publique, et elle en garde un souvenir précieux, mêlé de fierté et de lucidité. Le fort, confirme-t-elle, est aussi impressionnant qu'il paraît à l'écran. Elle y côtoie une équipe de personnalités — Houda Saad, Driss Roukh, Fahd Benchemssi — dont elle découvre l'humanité et la simplicité, loin des images de stars que le public pourrait s'imaginer. Houda Saad lui révèle un côté romantique et courageux qu'elle ne connaissait pas ; Driss Roukh et Fahd Benchemssi se montrent d'une simplicité et d'une gentillesse rares pour des artistes de leur envergure. Son coéquipier Amine, un grand sportif très assidu, devient le compagnon d'une épreuve marquante : l'épreuve de la balance, qui se révèle être la plus difficile pour elle. Elle y décrit des conditions éprouvantes — l'obscurité du bateau précédent où l'on ne voyait presque rien, les objets qui tombaient dans tous les sens, l'instabilité d'une échelle en corde suspendue dans le vide, la fatigue accumulée, le tournage pendant le mois de Ramadan, le jeûne ajoutant à l'épuisement. C'est grâce au soutien d'Amine qu'elle parvient à remonter et à gagner la clé. Elle tient à corriger une méprise : ce n'était pas la peur qui l'a fait tituber, mais l'épuisement physique — une précision qui en dit long sur la façon dont les femmes publiques sont jugées. La participation à l'émission change son rapport au public. Elle devient connue des Marocains qui ont suivi le programme, recueillant aussi bien des encouragements que des critiques — depuis la sympathie pour son épreuve de la balance jusqu'aux jugements les plus sévères, y compris des propos blessants. Elle y apprend une leçon de vie qu'elle oppose à ses détracteurs : il est facile de critiquer derrière un écran ; il faudrait se mettre à la place des gens avant de les juger. Cette expérience lui a surtout permis de faire un geste concret au profit d'une association à forte nécessité, un geste, dit-elle, qui n'a pas de prix. C'est peut-être là le bilan qu'elle retient le moins attendu : non pas la notoriété, mais la possibilité d'avoir contribué, à son échelle, à soutenir une cause qui le méritait. Professionnellement et personnellement, Sarah Bennour défend une vision de la réussite fondée sur la curiosité et l'échange. Le tourisme, pour elle, n'est pas seulement une industrie : c'est un moyen d'enrichir les connaissances et d'ouvrir les esprits, à la fois pour celui qui voyage et pour celui qui reçoit. C'est aussi cette même logique qui guide ses choix médiatiques, jusqu'à accepter une interview pour un magazine féminin marocain : elle y voit l'occasion de porter une image positive, active et diversifiée de la femme marocaine, loin des clichés qui réduiraient son rôle au foyer ou à l'apparat. Sa trajectoire — du diplôme de tourisme à la direction d'agence, des publicités nationales au plateau de Jazirat Al Kanz — raconte une femme qui refuse de choisir entre sérieux professionnel et audace personnelle, et pour qui l'expérience, quelle qu'elle soit, est toujours une manière d'apprendre. C'est cette synthèse, entre maîtrise du métier et goût du défi, qui fait d'elle une figure représentative de cette génération de Marocaines qui inventent leur propre définition de la réussite.

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La rédaction de La Marocaine explore mode, beauté, art de vivre et portraits de femmes inspirantes au Maroc et ailleurs.

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