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Femmes Inspirantes 07 nov. 2026 9 min de lecture

Fatima Zahra Nouass : de Meknès à Belgrade, 5e place mondiale

Née à Meknès en 1989, elle fut la première karatéka marocaine à atteindre les demi-finales d'un championnat du monde, avant de devenir manager à Al Akhawayn.

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La Rédaction

Rédaction La Marocaine

Fatima Zahra Nouass : de Meknès à Belgrade, 5e place mondiale
📅 Dernière mise à jour : 7 novembre 2026
🏷️ #Sport

Fatima Zahra Nouass est une karatéka marocaine née le 28 octobre 1989 à Meknès, surnommée « Zara », licenciée au Club le Champion Meknès puis au Sporting international de karaté (SIK) de Paris à partir de 2016. En 2010, à Belgrade, elle devient la première karatéka femme de l'histoire marocaine à atteindre les demi-finales des championnats du monde, pour une cinquième place finale.

Palmarès dense : treize titres de championne du Maroc, quatre vice-championnes d'Afrique, deux médailles de bronze aux Jeux panarabes de Doha : derrière ces chiffres se cache une trajectoire qui mêle tatami, université et management. Ce portrait retrace son parcours, de Meknès aux Mondiaux, uniquement à partir des sources citées en fin d'article.

Origines et formation

Fatima Zahra Nouass naît le 28 octobre 1989 à Meknès, selon Wikipédia FR, qui précise qu'elle mesure 1,75 m, pèse 71 kg de forme et que sa période active court de 2004 à 2018. Wikidata ajoute qu'elle a pour langue maternelle le berbère et pour sœur Rahima Nouass, elle aussi karatéka marocaine : le talent était peut-être une affaire de famille.

Elle commence le karaté à six ans au Club omnisports de Meknès (CODM), où elle reste deux ans avant de rejoindre le club Le Champion Meknès, où elle évolue pendant toute sa carrière, toujours selon Wikipédia. Sa première victoire au championnat du Maroc date de 2004, dans la catégorie minime. Elle intègre l'équipe nationale du Maroc en 2007.

Côté études, le parcours est aussi carré que le précédent est sportif : elle est diplômée d'un bachelor en administration des affaires (Business Administration) de l'université Al Akhawayn, à Ifrane, en 2015, puis d'un MBA d'une école de commerce à Paris en 2019, selon Wikipédia. Le profil LinkedIn de l'intéressée situe elle le bachelor Marketing & Finance d'Al Akhawayn entre 2010 et 2015. Deux formations, deux continents, un même réflexe : ne jamais laisser le sport seul définir l'identité.

Parcours professionnel

2007 est l'année de la bascule. En août, lors du championnat d'Arabe à Tripoli, en Libye, elle remporte la médaille d'or dès sa première participation continentale et décroche le titre de championne arabe ; la même année, elle participe pour la première fois aux championnats du monde, à Istanbul, du 18 au 21 octobre, dans la catégorie cadette +57 kg. Le contexte est celui d'une karatékote qui vient de quitter le cadre national pour la scène internationale.

2009 est celle des médailles continentales : aux championnats d'Afrique cadets-juniors d'Alger, elle décroche l'argent et le titre de vice-championne d'Afrique ; en novembre, elle prend la septième place de la Coupe du monde de karaté des moins de 21 ans disputée à Rabat. La même année, elle mène de front sport et études, avant d'obtenir son bachelor à Al Akhawayn en 2015.

2010 est l'année des grands rendez-vous. Au Cap, en Afrique du Sud, elle est médaillée d'argent en kumite plus de 68 kg aux championnats d'Afrique. Aux Jeux panarabes universitaires du Caire, où elle représente l'université Al Akhawayn, elle monte sur la plus haute marche du podium et s'octroie le titre de championne panarabe universitaire. Puis vient Belgrade : disputant la petite finale pour une médaille de bronze aux championnats du monde, elle est la seule karatéka marocaine à parvenir jusqu'à ce stade et termine cinquième du classement final.

2011 la voit double médaillée de bronze aux Jeux panarabes de Doha, en kumite plus de 68 kg et en kumite par équipes : le dossier du Comité national olympique marocain le confirme, avec deux médailles de bronze à son actif pour la participation « Doha 2011 ». En 2012, elle réalise un doublé d'argent aux championnats d'Afrique de Rabat, en plus de 68 kg et par équipes, avant de disputer les championnats du monde de Paris, au Palais omnisports de Paris-Bercy.

La carrière prend ensuite une couleur internationale plus large : l'Open de Paris, l'Open de Dubaï, l'Open de Dakar, l'Open de Rabat (anciennement Coupe internationale Mohammed VI) et l'Open de Rotterdam figurent au palmarès que dresse Wikipédia. Le catalogue de résultats karaterec en donne le détail chiffré : cinquième de l'étape Karate 1 Premier League de Paris en janvier 2012 (30 points), cinquième du Dutch Open 2011, cinquième du championnat du monde senior 2010 (100 points), deuxième des championnats d'Afrique 2010 (200 points), septième de l'Open de Paris 2010 — un cumul de 365 points et un classement mondial de la fédération.

En 2013, elle réalise l'ascension du mont Toubkal, le plus haut sommet du Maroc et d'Afrique du Nord, à 4 167 m, et participe aux Jeux méditerranéens de Mersin, en Turquie. Après quelques années d'interruption, elle remonte sur les tatamis en 2017 pour le championnat de Paris, où elle remporte la médaille d'or par équipe aux côtés de ses coéquipières du SIK Paris ; la même année, elle prend le bronze des championnats de France universitaire à Pont-à-Mousson, puis réitère ce bronze aux championnats de France universitaire de Lille en 2018.

Réalisations et impact

Le fait majeur tient en une ligne, mais elle est grande : à Belgrade, en 2010, Fatima Zahra Nouass est la première karatéka femme de l'histoire marocaine à atteindre les demi-finales des championnats du monde, et elle en sort cinquième. Wikipédia insiste sur ce «5e place mondial », et le bilan de la compétition le confirme : elle est la seule Marocaine à disputer la petite finale pour le bronze.

Derrière ce sommet, il y a la régularité. Quatre médailles d'argent aux championnats d'Afrique (2010 au Cap, 2012 à Rabat, sans oublier le titre de vice-championne d'Afrique cadet-junior en 2009), treize titres de championne du Maroc et deux bronzes panarabes : c'est l'ossature d'une carrière nationale de haut niveau, documentée par les palmarès officiels.

La dimension internationale compte autant : l'or aux Jeux panarabes universitaires du Caire en 2010, les Opens de Paris, Dubaï, Dakar, Rabat et Rotterdam, la cinquième place mondiale du circuit Karate 1. Une athlète qui a suivi le calendrier de la fédération mondiale pendant plus de dix ans, comme le résume Wikipédia : « membre de l'équipe nationale marocaine de karaté depuis plus de dix ans ».

Et puis il y a la deuxième vie. Bachelor d'Al Akhawayn en 2015, MBA à Paris en 2019, puis direction : son profil LinkedIn la présente comme directrice d'exploitations à l'université Al Akhawayn, rattachée à la société Domaines DN, à Meknès, depuis janvier 2021, après un poste de responsable développement de projet chez GAAN de 2015 à 2016. L'athlète de haut niveau est devenue manager, sans quitter Meknès.

Enfin, la trace visuelle. La fiche Wikipédia s'orne d'une photographie issue de Wikimedia Commons, libre, et la description du fichier résume le palmarès : quatre fois vice-championne d'Afrique, deux médailles de bronze aux Jeux panarabes de Doha, treize fois championne du Maroc. Le crédit figure en fin d'article, conformément à la licence.

Ce qu'on retient

Premier point : elle a ouvert une porte. La demi-finale mondiale de Belgrade en 2010 n'est pas seulement une place de cinquième : c'est le premier passage au dernier carré mondial d'une karatéka marocaine, et toutes les suivantes passeront par là.

Deuxième point : le double itinéraire. Tatami le matin, cours à Ifrane l'après-midi, puis MBA à Paris : la trajectoire de Fatima Zahra Nouass contredit l'idée qu'il faut choisir entre le sport de haut niveau et la vie professionnelle.

Troisième point : la fidélité aux clubs. Du CODM au Club le Champion Meknès, puis au SIK Paris à partir de 2016 — trois structures, une même logique de long terme.

Enfin : la transmission. Revenir au championnat de Paris en 2017 après plusieurs années d'arrêt, gagner l'or par équipe, puis enchaîner les championnats de France universitaire, c'est montrer que le haut niveau ne se joue pas seulement à vingt ans. Et le passage au management, à Meknès, prolonge la même idée : ce qui se gagne sur les tatamis sert ailleurs.

Questions fréquentes

Qui est Fatima Zahra Nouass ?

Une karatéka marocaine née le 28 octobre 1989 à Meknès, licenciée au Club le Champion Meknès puis au SIK Paris depuis 2016. Elle a été élue championne du Maroc treize fois et a terminé cinquième des championnats du monde de 2010 à Belgrade.

Quel est son fait d'armes ?

Sa participation à la petite finale des championnats du monde de karaté 2010 à Belgrade, où elle est la seule karatéka marocaine à disputer un match pour une médaille et termine cinquième : c'est la première fois qu'une karatéka marocaine atteint les demi-finales d'un championnat du monde.

Que fait-elle après le sport de haut niveau ?

Elle a obtenu un bachelor en administration des affaires à l'université Al Akhawayn en 2015 et un MBA à Paris en 2019, puis occupe un poste de directrice d'exploitations à Al Akhawayn, à Meknès, depuis janvier 2021, selon son profil professionnel public.

Pour aller plus loin, retrouvez d'autres portraits de femmes inspirantes sur La Marocaine, notamment Aya En-Nesyry et Chloé Bousfiha.

Sources : Wikipédia — Fatima Zahra Nouass · Wikidata — Fatima Zahrae Nouasse · Comité national olympique marocain — Fatima Zahrae Nouasse · karaterec — Fiche compétitrice Fatima Zahra Nouass · Wikimedia Commons — FATIMA ZAHRAE NOUASSE KARATE Pan Arab Games.jpg · Wikipédia — Championnats du monde de karaté 2010 · Wikipédia — Jeux panarabes de 2011 · Wikipédia — Université Al Akhawayn · LinkedIn — Fatima Zahrae Nouasse · Photo : SportsMedia1, Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 4.0

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La rédaction de La Marocaine explore mode, beauté, art de vivre et portraits de femmes inspirantes au Maroc et ailleurs.

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