Home / santé / Arthrose de la hanche : reconnaître les symptômes

Arthrose de la hanche : reconnaître les symptômes

Douleur dans l’aine, à la cuisse, au genou… Souffrez-vous d’arthrose de la hanche ? Medisite vous aide à reconnaître cette maladie avec le Dr Joëlle Fach, rhumatologue au centre hospitalier de Bergerac, en Dordogne.
Une douleur au niveau du pli de l’aine
« La douleur principale de l’arthrose de la hanche se situe souvent au niveau du pli de l’aine », explique le Dr Joëlle Fach, chef du service rhumatologie au centre hospitalier Samuel Pozzi à Bergerac (Dordogne). Elle irradie alors vers la face antérieure de la cuisse. Elle peut aussi partir du milieu de la fesse et irradier derrière la cuisse. Les douleurs liées à l’arthrose sont profondes et le gonflement de l’articulation n’est pas visible à l’œil nu. C’est lors de la consultation et de l’examen clinique que le diagnostic peut être posé. « Certains patients viennent par exemple consulter pour une douleur à la hanche, en nous montrant le côté du bassin, raconte la rhumatologue. Ils pensent avoir une arthrose de la hanche alors qu’il s’agit en réalité d’une tendinite. »
Le mieux : Consultez votre médecin traitant ou un rhumatologue.
Mal au genou ?
« Curieusement, on peut souffrir d’une coxarthrose sans avoir de douleur au niveau de l’aine ou de la fesse mais en ayant uniquement mal au genou », explique le Dr Fach. La douleur peut irradier de la cuisse vers le genou ou se situer uniquement au niveau du genou.
A savoir : Il est possible de souffrir au niveau du pli de l’aine, de la cuisse, de la fesse et du genou ou seulement sur une de ces zones.
Que faire ? Consulter votre médecin traitant ou un rhumatologue car toute douleur du genou, même isolée, peut être liée à une arthrose de la hanche.
Des douleurs qui se calment la nuit
Les douleurs d’arthrose de la hanche peuvent se calmer la nuit. « Comme elles sont mécaniques, elles s’atténuent voire disparaissent lorsque le patient est au repos, contrairement à l’arthrite qui fait aussi souffrir la nuit » argue le Dr Fach. Néanmoins, certains patients voient leur douleur revenir la nuit, par exemple quand ils changent de position. L’articulation est remise en mouvement, la douleur se réveille.
Plus grave : une atrophie des muscles de la cuisse « Lors d’un examen poussé, on peut voir une amyotrophie (ou « diminution », ndlr) des muscles de la cuisse, explique la rhumatologue. Le quadriceps et le muscle de la fesse peuvent sembler plus mous. » Ces symptômes apparaissent en cas d’arthrose très développée. « Comme le patient boite, il s’appuie plus sur son membre sain. A force d’être sous-sollicités, les muscles subissent une amyotrophie. »
Boiterie : premier signe visible Le symptôme le plus visible de l’arthrose de hanche c’est la boiterie. Pour éviter d’appuyer sur le côté douloureux, le patient se repose plus sur le membre sain ce qui déséquilibre sa marche. Par ailleurs, « les douleurs d’arthrose sont de rythme mécanique, explique la rhumatologue. Elles vont se réveiller par la mise en mouvement de l’articulation. » Au quotidien, le patient souffre lorsqu’il se relève après avoir été assis, qu’il marche, qu’il monte un escalier…
En pratique : « Pour atténuer la douleur en marchant, on peut s’appuyer sur une canne » précise le Dr Fach. Le malade doit alors prendre appui du côté opposé au membre douloureux. Les manipulations du médecin pour poser le diagnostic A l’examen clinique, le praticien va comparer la mobilisation du membre douloureux à celle du membre sain. « Chaque personne est faite différemment, avec des amplitudes articulaires qui lui est propre. Il est impossible de se baser sur des standards dans ce domaine, mais bien sur les particularités du patient » explique la rhumatologue. Les quatre mobilisations de la hanche sont inspectées : la flexion de la hanche (jambe en avant), son extension (jambe en arrière), sa rotation interne (en tournant la jambe sur elle-même vers l’intérieur) et sa rotation externe (même mouvement vers l’extérieur). « Si le patient souffre d’arthrose de la hanche, on remarque une limitation de ces mobilisations par rapport au membre sain. »
Autre examen : « On fait allonger le patient et on lui demande d’écarter sa jambe sur le côté externe pour vérifier l’abduction*, puis de placer une jambe sur l’autre en les croisant pour l’adduction**. La personne souffrant d’arthrose de la hanche a du mal à réaliser ces gestes du côté atteint.
*écarter une jambe de l’autre
**rapprocher un membre de l’autre et le passer au-dessus.
Source:medisite.fr

About Rédaction

Check Also

750 000 marocains souffrent de psoriasis

Touchant 2 à 4,6% de la population mondiale, selon un rapport publié en 2013 par …