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Allaitement maternel: Que des bienfaits pour le bébé et la maman

L’allaitement permet de diminuer les risques de cancer du sein, ceux du col de l’utérus et de l’ovaire, ainsi que les risques de l’ostéoporose.

L’allaitement est le moyen idéal pour fournir aux nourrissons tous les nutriments dont ils ont besoin pour grandir et se développer en bonne santé.
Autrefois, il était naturel et inné. Aujourd’hui, l’allaitement maternel fait débat dans nos sociétés. Cette expérience unique pour le bébé et pour la maman peut être vécue juste après l’accouchement, sachant tout de même que le choix d’allaiter au sein est personnel et revient à la maman. Toutefois, l’allaitement maternel est l’un des moyens les plus efficaces pour préserver la santé et assurer la survie de l’enfant. L’allaitement maternel optimal allié à une alimentation d’appoint aide à prévenir la malnutrition et peut sauver près d’un million de vies d’enfants, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui précise qu’u niveau mondial, moins de 40% des nourrissons de moins de six mois sont allaités exclusivement au sein et que si les mères et les familles y étaient encouragées, de nombreuses vies pourraient être sauvées.
Montée du lait
Par ailleurs, la mise au monde de l’enfant va être le facteur déclencheur du processus de l’allaitement. La modification du climat hormonal va déclencher une montée de la production de lait. Il va y avoir une mise en route de l’unité de fabrication du lait au niveau des alvéoles : c’est ce qu’on appelle la montée de lait. Cette dernière se caractérise par une sensation (parfois désagréable) de seins lourds, chauds et tendus. En effet, elle est souvent marquée par une sensation de chaleur et de congestion qui se produit au niveau des seins et apparaît puis se termine au bout de 24 heures environ. La montée du lait survient en général vers le troisième jour ainsi que vers la troisième semaine après la naissance du bébé. Il est donc préférable que le bébé soit mis au sein dès la naissance, même s’il est né par césarienne. Cela permet de favoriser la montée laiteuse. Cependant, chaque femme étant différente, il pourra y avoir une montée de lait plus ou moins importante.
Quant à la composition du lait, celle-ci varie au cours d’une même tétée : il contient plus d’eau et est plus liquide et plus léger au début de la tétée, puis il s’épaissit et contient à ce moment-là plus de lipides, rassasiant ainsi le bébé.
Avantages et bienfaits
D’un autre côté, l’OMS promeut activement l’allaitement maternel, considéré comme la meilleure alimentation pour les nourrissons et les jeunes enfants. Et pour cause, si le biberon semble plus pratique, l’allaitement maternel présente de nombreux avantages quant à la santé du nourrisson, voire même celle de la maman, sans oublier le lien privilégié que l’allaitement crée entre celle-ci et son enfant.
Le lait maternel est donc idéal pour le bébé, car il est spécifiquement adapté à ses besoins. Sa composition évolue avec les besoins de bébé, s’adapte à sa croissance et à son développement.
En plus d’être toujours disponible immédiatement en qualité suffisante et à température idéale, le lait maternel contient les éléments nutritifs permettant au bébé de se développer : des vitamines, des protéines, des glucides, des sels minéraux, des lipides et des acides gras essentiels, du fer…
Le lait de la maman se digère facilement et contient des anticorps protégeant le bébé des infections ORL et intestinales avant qu’il puisse fabriquer ses propres anticorps. Il permet également la réduction des allergies notamment dans les familles à haut risque, avec une diminution certaine des risques d’eczéma et pourrait protéger des risques d’apparition de l’asthme. Parmi les autres bienfaits du lait maternel sur la santé du nourrisson est qu’il permet d’éviter le nombre d’épisodes de diarrhée (5 fois moins environ), il a un effet préventif contre l’obésité et semble diminuer le nombre de morts subites du nourrisson. Du côté des mamans, l’allaitement réduit le risque d’hémorragie après l’accouchement, contribue à une perte de poids plus rapide chez la mère, diminue les probabilités que celle-ci souffre d’anémie et réduit le besoin d’insuline des femmes diabétiques. À long terme, l’allaitement permet également de diminuer les risques de cancer du sein, ceux du col de l’utérus et de l’ovaire, ainsi que les risques de l’ostéoporose. Enfin, donner le sein agit sur le plan hormonal, il apporte alors un bienfait pour la maman et le bébé, car cela permet la sécrétion d’ocytocine, une hormone qui entraîne un effet relaxant et abaisse le niveau de stress de la maman.

Toutefois, toutes les mamans ne préconisent pas l’allaitement maternel, mais les femmes ne doivent pas culpabiliser de ne pas allaiter leur bébé ou le faire à contrecœur en s’y forçant. En effet, certaines pensent, à tort, qu’en n’allaitant pas leur enfant, elles sont de mauvaises mères. Il faut savoir qu’un allaitement maternel imposé risque d’évoluer vers un échec. Certaines mamans ne sont, simplement, pas prêtes pour allaiter.

Causes d’échecs
Donner le sein n’est, en effet, pas facile : pleurs, fatigue, épuisement, abcès, crevasses… peuvent effrayer certaines mamans et les pousser à renoncer à l’allaitement. Aussi, stress, fatigue et angoisse de la maman influent sur la qualité de l’allaitement et diminuent la sécrétion d’ocytocine, hormone qui intervient dans la production de lait.
Explications : Khalid Amar, pédiatre
«L’ allaitement maternel est le meilleur cadeau de la maman»
On ne le rappelle jamais assez, quelle est l’importance de l’allaitement maternel pour le développement du nourrisson ?

L’allaitement maternel présente d’énormes bienfaits pour le bébé, la maman et la société. Il donne des enfants plus résistants par le biais des agents anti-infectieux du lait maternel et des anticorps maternels contre les maladies dont la mère est déjà immunisée. Le lait maternel est aussi une protection contre les allergies. En effet, l’allaitement maternel semble protecteur en cas d’antécédent atopique familial à condition de ne pas diversifier trop tôt l’alimentation du nourrisson, le lait maternel est plus digestif et prévient les troubles digestifs du bébé : colique et constipation.
Le lait maternel a également pour avantage de s’adapter automatiquement aux besoins du nourrisson. En effet, la composition du lait varie pendant la lactation et s’adapte aux différents besoins durant la vie du nourrisson, en plus, de par sa composition il prévient de l’obésité et du risque du diabète.
Parmi ses bienfaits est que l’allaitement maternel crée des liens affectifs. C’est un moment d’échanges privilégié entre la mère et son enfant. Par ailleurs, le lait de la mère est stérile, sain, tiède, économique et toujours disponible. Il évite tous les préparatifs des biberons avec leur stérilisation et les risques d’infection qui en découlent.
Chez la femme qui allaite, on constate un renforcement des contractions utérines favorable à une rapide involution de l’utérus : moins de problèmes d’infection dans les suites de couches, mais aussi moins de risques du cancer du sein et des ovaires.
Quelle est la durée idéale pour l’allaitement maternel ?
L’OMS préconise une durée de 12 mois. Il faut cependant savoir que le lait maternel apporte le meilleur de ses bénéfices durant les six premiers mois. En effet, la mortalité infantile due aux diarrhées et à la malnutrition bat son plein durant les premiers mois de vie et le moyen le plus sûr et le plus accessible pour toutes les populations est le lait maternel.
Quels sont les points positifs et négatifs de l’allaitement mixte ?
L’allaitement mixte à défaut d’un allaitement maternel exclusif reste une alternative avec réduction des bienfaits de l’allaitement maternel, puisque les formules industrielles tentent de mimer le lait maternel avec peu de succès.
En cas de rejet du bébé du sein, que doit-on faire ?
Un rejet du sein n’est pas une fatalité et n’est pas définitif. Pour y remédier, il faut remettre le bébé au sein, être patiente en se mettant dans de bonnes conditions d’allaitement et surtout passer outre certaines croyances populaires.
Quelques conseils pour les parents ?
Pour un enfant épanoui, un allaitement maternel exclusif dans la limite des possibilités de la maman est le meilleur cadeau que celle-ci peut offrir à son bébé.
Le sevrage en pratique
Le sevrage n’est jamais une étape facile. Un jour on est très motivée, puis le lendemain on culpabilise en regardant son bébé téter. Cependant, le sevrage de l’allaitement est une étape naturelle, mais qui mérite d’être abordée en douceur et graduellement. Ainsi, les périodes de stress, de changement, de séparation, sont à éviter avant de démarrer un sevrage. L’enfant et la maman doivent être psychologiquement et matériellement disponibles. Il faut donc choisir le bon moment et les spécialistes sont unanimes à ce sujet : le moment idéal est celui qui convient le mieux à la maman. Dans tous les cas, l’arrêt du sein doit être choisi et non contraint. Il ne faut se laisser influencer par personne. Le sevrage dépend aussi de l’âge du bébé. En effet, il est plus facile de sevrer un nouveau-né de 15 jours qu’un nourrisson de 8 mois beaucoup plus habitué au sein. Ce qui est important, c’est de ne pas forcer l’enfant, car il risque de se braquer. L’affamer n’est pas non plus la bonne solution. Ainsi, l’enfant devra s’habituer progressivement à se passer du sein et d’être alimenté. Quant à la maman, son organisme s’habituera au fil du temps à diminuer sa production de lait et elle sera en mesure d’accepter cette nouvelle étape. En mettant de moins en moins bébés aux seins, ces derniers seront moins stimulés, ce qui tarira progressivement la production lactée. Il faut donc prévoir entre 2 et 3 semaines.

L’Allaitement mixte
L’allaitement mixte consiste à donner le sein et le biberon. Cette pratique est plébiscitée par de nombreuses mamans, surtout celles qui reprennent leur travail après le congé maternité et qui peuvent ainsi se garder le plaisir de donner le sein, au moins, le matin et le soir.
Cependant, pour pouvoir alterner allaitement et biberon, il faut être sûr que le bébé a une excellente succion. En effet, s’il ne tète pas bien, il risque d’avoir des difficultés à s’alimenter avec le biberon. Aussi, pour entretenir et stimuler la lactation, il est conseillé de garder suffisamment de tétées. En principe, on recommande d’allaiter son bébé au moins trois fois par 24 h. De plus, pour éviter les risques d’engorgements, il est conseillé d’alterner sein et biberon dans un premier temps et ensuite enchainer plusieurs biberons de suite.

Autre point essentiel, le bébé doit retrouver à peu près le même débit entre le sein et le biberon. S’il boit plus vite avec le biberon, il risque d’être frustré et de bouder les tétées.
Sources: Le Matin

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