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Wafae Chadli Britel
- Bonjour, avant tout, pouvez-vous vous présenter SVP ?
Bonjour, je m’appelle Wafae Chadli Britel, je suis psychologue et master-coach en développement personnel, je me suis spécialisée dans la psychologie de la femme depuis près de 12 ans.


- Racontez-nous un peu votre parcours : 
 Je suis originaire de Rabat, mais j’ai été élevée en Belgique. J’ai eu une enfance joyeuse et confortable, grâce à mon père. A l’obtention de ma rhétorique, j’ai entamé des études en publicité, mais en parallèle la psychologie m’interpellait également, j’ai pu étudier les deux matières en même temps. A la fin de mes études, j’ai décidé de revenir au Maroc dont je ne connaissais que les vacances familiales.


- Et votre expérience professionnelle ?
J’entame une première carrière en publicité à Casablanca mais très vite je m’installe à Rabat au sein d’un organisme public, au service Rh mais la psychologie m’intéresse plus, je rejoins un cabinet de consultation et de coaching et je reprends mes études pour avoir mon Master en Coaching.  Avec ce cabinet, j’ai appris à consulter et à accompagner les personnes dans leur quotidien, ensuite j’ai commencé à enseigner et à former les gens au bien-être et à l’épanouissement. Aujourd’hui, j’enseigne toujours et je donne des consultations mais je me suis spécialisée dans la psychologie de la femme.


- Vous avez également édité des livres ? 
Oui, suite à plusieurs de mes participants, j’ai écrits deux livres, le 1er s’intitule «  Les Forces du Changement » qui traite de nos pouvoirs intérieurs à pouvoir changer et à passer d’une situation à une autre et le 2nd s’intitule « L’estime de Soi » et qui traite de la valeur que l’on se donne et que l’on donne à l’autre, à son environnement, notre valeur réelle et notre valeur perçue.


- Pourquoi spécialement psycho-coach spécialisée dans le bien être de la femme ? 
La femme est le noyau de notre société, beaucoup de personnes sont liées directement et indirectement à elle. Également, sa vie commence dans la différence au niveau éducation, le langage avec lequel elle est élevée, les valeurs inculquées, la notoriété de toute une famille, de voisin, d’une société. Le rôle de la femme reste le plus fragile et le plus élevé dans notre société. La femme n’a pas droit à l’erreur, c’est plus ambiguë.


- Quels sont généralement les cas que vous rencontrez ? 
Plusieurs cas différents mais je prendrais uniquement le cas des femmes de 65 ans et plus, qui ont été mariée très jeune et pour certaines avant même leur puberté, elles sont des grands-mères perturbées émotionnellement et aussi sur le raisonnement logique. Différents symptômes se déclarent à la mort de leur mari, tel que les troubles de la mémoire, le sommeil, l’angoisse, les crises de panique … Certaines sont soulagées de ne plus devoir s’en occuper et se reconstruisent petit à petit avec l’aide de leurs enfants et petits-enfants (il faut rappeler que les hommes d’une certaines générations étaient très autoritaires et leurs épouses leur devaient la soumission totale), d’autres se sentent perdues, ne sachant pas exactement qui sont-elles, leur personnalité a été développée à travers leur mari, à sa mort elles ont une absence de personnalité, elles ne savent pas ce qu’elles veulent ou ce qu’elles doivent faire car toute leur vie, un autre à penser et décidé pour eux.. c’est insensé mais c’est aussi une réalité cachée de notre environnement sociale, l’état psychologique de nos grands-mères ou arrières grands-mères.


- Quels sont vos projets d'avenir ?
Inchallah, ouvrir un petit centre de psychologie de la femme et y octroyer également des formations pour mieux l’armer contre le stress et les aléas de la vie.


- Quel est votre conseil pour les femmes qui veulent réussir ?
S’instruire, se forger une force intérieure, bien se connaître et surtout s’aimer telle quelles. Ne pas culpabiliser d’être née femme mais bien au contraire, en être fière dans le bon sens et dans le respect total de l’homme ; être son complément et non son conquérant.


- Que pensez-vous de la situation de la femme au Maroc ?
Elles a bien évolué depuis l’indépendance et nous pouvons la retrouver dans presque tous les métiers, mais j’accuse encore les publicités marocaines de véhiculer une fausse image de la femme marocaine des années 2000, certaines publicités gardent l’image de la femme idiote et d’autres l’image de la femme sexuelle ; dans les deux cas, il y a peu d’intelligence mis en évidence. C’est dommage.


- Votre avis sur lamarocaine.com ?
J’aime énormément ce site car il respecte cette image moderne de la femme, son intelligence, sa différence et réussi à faire passer dans toutes les rubriques la « touche » marocaine qui fait que la femme marocaine est réellement différente des autres femmes arabes, mais cela est mon point vue.


- Dernier mot
C’est en s’impliquant toutes et tous, femmes et hommes du Maroc que nous donnerons un futur équilibré dans sa société, ses droits et son bonheur.



Interview réalisé par : Aziz HARCHA

Ce 15 décembre, l’ambassadeur de France au Maroc remet les insignes de Chevalier de l’ordre national de la légion d’honneur à trois Marocaines. Cette décoration récompense des personnalités pour leurs services rendus aux relations entre la France et le Maroc. Cette fois-ci, sont concernées Nadia Bezad, Soumaya Guessous et Faouzia Zaaboul.

Médecin dermatologue vénérologue, Nadia Bezad est la présidente fondatrice de l’OPALS, l’Organisation panafricraine de lutte contre le sida. Elle a eu le courage de réaliser des campagnes de dépistage du sida, y compris dans les populations à risque, et d’appeler publiquement à l’instauration de cours d’éducation sexuelle à l’école.

Soumaya Guessous multiplie les casquettes : sociologue, professeur d’université, journaliste et écrivain. Elle a déjà été nommée Chevalier de la légion d’honneur en 2005 et reçu un Wissam en 2009.

Faouzia Zaâboul est l’actuelle directrice du trésor au ministère de l’Économie et des Finances. Elle a réalisé toute sa carrière dans la fonction publique, en participant notamment à la réforme des marchés de capitaux et de la bourse.

Sources : Telquel


La conseillère du roi Mohammed VI, Zoulikha Nasri, est décédée, mercredi matin 16/12/2015 à Rabat à l’âge de 80 ans. Celle qui veillait sur les dossiers économiques et sociaux du royaume s’est éteinte des suites d’un accident vasculaire cérébral (AVC).

La défunte était la première femme conseillère royale de l’histoire du royaume. Elle avait été nommée à ce poste en 1998 par Hassan II.

1935 Naissance à Oujda.
1994 Directrice des assurances au ministère des Finances, qu’elle a intégré à la fin des années 1960.
1997 Secrétaire d’Etat à l’Entraide nationale. Elle est l’une des quatre femmes à intégrer le gouvernement.
1998 Propulsée conseillère royale par Hassan II, elle est la première femme à occuper cette fonction.
1999 Prend les rênes de la Fondation Mohammed V pour la solidarité.
2002 Nommée à la tête de la Fondation Mohammed VI pour la réinsertion des détenus.


Nos conseils pour économiser mascara, rouge-à lèvres…tous ces produits qu’on utilise régulièrement et sur lesquels on dépense beaucoup.

Les produits de beauté coûtent souvent assez chers, surtout si on est une adepte des grandes marques. On a donc intérêt à les utiliser plus sagement pour pouvoir en profiter le plus longtemps possible. Voici quelques idées malines à mettre en pratique :

Le vernis à ongles :

Il gardera beaucoup plus longtemps sa fluidité et sa souplesse si vous le rangez au frigo. Et si jamais il s’empâte, offrez-lui une seconde-vie en rajoutant quelques goutes de vernis de base transparent.

Le lait démaquillant :

Pensez à plonger momentanément votre coton disque dans de l’eau froide et à bien l’essorer avant d’y poser une noisette de démaquillant. De cette façon, le produit ne sera pas absorbé inutilement par le coton. Voilà un bon moyen de faire durer votre flacon !

Sachez aussi que l’huile démaquillante est plus efficace que le lait. Quelques petites gouttes par-ci par-là et vous voilà débarrassée des traces de maquillage. Les Japonaises et les Américaines l’ont bien compris et ne jurent plus désormais que par l’huile végétale pour se nettoyer le visage.

Le mascara :

Lorsque vous utilisez votre mascara, évitez de pomper constamment avec la brosse, cela fera pénétrer l’air et votre produit se dessèchera à coup sûr. Tournez une seule fois la brosse dans le tube et vous aurez assez de quantité pour habiller joliment vos cils.

Et pensez aussi à poudrer légèrement ces derniers. Une petite astuce qui aura comme double effet : vos cils paraitront plus épais et votre mascara ne s’épuisera pas trop vite.

Et si un jour son contenu devient trop pâteux, versez dans le tube 2 petites gouttes d’huiles d’amande douce, de jojoba, d’olive ou de ricin. Cette dernière favorise la repousse de vos cils et les épaissit de façon spectaculaire.

Et quand le contenu arrive à épuisement, ne jetez pas la brosse, vous pouvez vous en servir pour discipliner vos sourcils et les colorer légèrement.

Le rouge à lèvres :

Evitez de passer directement le raisin sur vos lèvres, sinon, vous serez obligée de faire des retouches plus fréquemment. La meilleure manière de fixer le rouge à lèvres est d’appliquer d’abord un peu de fond de teint et d’utiliser du pinceau plutôt que le bâton.

Le gel douche :

Obtenez plus de mousse en déposant une noisette sur une fleur de douche plutôt que d’en mettre partout sur votre corps, ce qui serait un total gaspillage.

Vous l’aurez compris, quelques gestes suffisent parfois à faire durer nos produits, alors passez en mode économique et vous espacerez les visites dans le rayon cosmétique !

Sources : linfo
-
La communication ? Ce sont ces petits gestes que chacun doit consciemment faire chaque jour pour se rapprocher de l’autre, le reconnaître comme une entité entière avec ses qualités et ses défauts.

Quelle que soit la raison qui amène les gens en consultation, il est très rare qu’on ferme un dossier sans avoir à traiter de communication de couple, la plupart du temps à la demande de La partenaire. Ces propos d’André Gareau, psychothérapeute et conférencier en développement humain qui a beaucoup travaillé sur les problèmes du couple, est partagée par la majorité des psychologues. Le Marocain Aboubakr Harakat, lui-même psychothérapeute de couple et sexologue, ne déroge pas à la règle : «Dans mon cabinet, les problèmes de communication constituent la plupart des consultations. Et je préfère les traiter en présence des deux partenaires», ajoute-t-il.

Comment, dans quelles circonstances, et pour quelles raisons, le courant ne passe plus entre deux individus mariés qui ont accepté de partager leur vie pour le meilleur et pour le pire ? Après quelques années, parfois seulement quelques mois, d’une vie commune où l’on rêvait de consruire un monde à deux, où l’on se partagerait tout sans se lasser, il arrive que chacun se recroqueville sur lui-même, ne communique que très peu ou très mal. Certains s’emmurent tout simplement dans leur silence, «ce qui est aussi une forme de communication qui ne dit pas son nom», commente M. Harakat.

Siham B., secrétaire dans une agence de courtage, mariée depuis huit ans, dit que son mari est irréprochable à bien des égards, mais elle se plaint d’une chose : «Pour un oui ou pour un non, une mésentente anodine, il s’isole dans le salon, et, les yeux rivés sur le téléviseur, s’évade dans un monde à part, oubliant que j’existe, que j’ai besoin de parler, de raconter, de communiquer. Lui ne se met jamais en colère, au contraire». La frustration de Siham est si grande qu’elle préfère que son mari la gronde, la critique, plutôt que de dresser une barrière entre eux. N’a-t-elle pas choisi le moment opportun pour discuter avec son mari ? Ou y a-t-il vraiment un malaise profond qui empêche le mari de faire un effort de communication ? Elle ne sait pas : «Franchement, je ne comprends pas ce qui se passe dans sa tête, comment le savoir puisqu’il ne veut plus parler ?», s’interroge-t-elle.

Les femmes se sentent dévalorisées si les hommes ne communiquent pas

Les raisons des problèmes au sein du couple ne manquent pas, certaines sont profondes, d’autres moins graves : éducation des enfants, relation sexuelle, dépenses financières, immixtion des parents dans la vie du couple… Des milliers de mariages se défont à cause de cela, mais il arrive que l’on se brouille pour des broutilles, et que l’un boude l’autre. M. Harakat, lui, conseille au couple de toujours «choisir le moment de communiquer, de discuter des choses importantes. Il faut apprendre à écouter l’autre, mettre ses susceptibilités de côté. Il nous arrive aussi de mal interpréter ce que veut dire l’autre, ou sa façon d’agir». Mais, ajoute-t-il, si la non-communication perdure, c’est que «le couple vit un sérieux problème».
Dans son livre intitulé Le couple arabe au XXIe siècle, mode d’emploi (1ère édition 2010, imprimerie Decolor), Dr Amal Chabach, médecin thérapeute et sexologue, cite de nombreux témoignages de femmes et d’hommes mariés qui ne parlent que rarement entre eux, sinon pour se critiquer l’un l’autre. L’une de ces femmes raconte : «Il ne m’écoute plus. Cela a commencé juste après le premier mois du mariage, au moment où il m’a considérée comme acquise…Quand je vois un film dans lequel des couples s’écoutent, échangent, j’en ai les larmes aux yeux…». Zahia est frustrée par l’attitude de son mari : «Je me sens tellement dévalorisée et mise à l’écart. Mon mari ne me raconte rien de son travail. Je reste toute la journée seule, n’attends que le moment où il va rentrer pour pouvoir discuter avec lui. Ce qu’il trouve à me dire c’est qu’il est fatigué et que je l’embête avec les enfantillages».

Les témoignages de femmes qui se plaignent sont légion. Sont-elles plus émotionnelles, plus communicatives que les hommes ? Ces derniers seront-ils de nature moins bavards, plus rationnels, comme l’avancent certains ? Leur cerveau «ne fonctionne certes pas de la même manière», répond notre sexologue. «En tout cas, ajoute-t-il, la femme aura tendance à aller dans le détail, l’homme, lui, abrège, schématise». Cette différence de structure cérébrale pourrait être bien réelle, mais elle n’explique pas tout. Il faut apprendre à décrypter le message que l’autre veut passer pour savoir mieux communiquer avec lui. Selon Mme Chabach, «connaître et savoir comment communiquer dans le langage de l’autre et comment le décoder est l’un des secrets de l’entente mutuelle». Tout est question d’entente : les femmes auront plus besoin de tendresse et de présence de l’homme, pourquoi les en priver ? «Les hommes, eux, ont besoin d’encouragement et de reconnaissance de leur utilité, pourquoi leurs épouses ne veulent-elles pas le leur reconnaître ?», se demande la spécialiste du couple. Le livre de l’Américain Jean Gray intitulé Les hommes viennent de mars les femmes viennent de Vénus, (éd. Poche, février 2001), un best-seller, est justement une réflexion sur cette dichotomie de comportement entre l’homme et la femme, qui ne parleraient pas le même langage. Mars, dieu de la guerre, Vénus, déesse de l’amour. «Les deux sexes se ressemblent peu dans leur manière d’agir et d’exprimer leurs sentiments», avance cet auteur, d’où toutes les frustrations et les malentendus. N’exagérons rien, réplique Mme Chabach, et ne rentrons pas dans ces stéréotypes, genre «les femmes communiquent plus que les hommes et ces derniers sont des ours renfrognés».

Toute l’intelligence de l’homme est de savoir comprendre la psychologie de la femme, et la réciproque est vraie

Soyons plus réalistes, conseille-t-elle : «Un couple qui n’arrive pas à reconnaître ses besoins, à les exprimer, à les assumer et à être à l’écoute l’un de l’autre est en danger de déséquilibre, à court ou à long terme. Une mauvaise communication peut être à l’origine comme elle peut être la conséquence d’un mal-être conjugal. Au fait, ce n’est que la partie externe et visible de l’iceberg».
Jean Gray, qui a mis en exergue cette différence de tempérament, ne conclut-il pas lui-même dans son best-seller que cette dernière «pourrait être plutôt une source d’enrichissement que de conflit». L’homme aussi, à n’en pas douter, a besoin de communiquer, peut-être autrement, mais il en a besoin.

Othmane T., 50 ans, 25 ans de mariage, n’est pas du genre bavard, mais il ne peut se passer de sa femme quand il s’agit de communiquer sa joie, sa tristesse, ses projets, ses déplacements de travail... Attitude que beaucoup d’hommes qualifient de faiblesse, comme quoi devant l’épouse, il faudrait selon eux rester stoïque, ne laissant dégager le moindre sentiment. Des balivernes, rétorque Othmane. «A qui pourrais-je en parler si ce n’est à ma femme. Je trouve d’ailleurs en elle une écoute attentive. Je n’ose pas le faire face à mes amis, ils m’écoutent d’ailleurs distraitement. J’avoue qu’avec le recul, je trouve les opinions de ma femme non dénuées de raison, sur beaucoup de sujets». L’écoute-t-elle, lui aussi, au moins ? «Pas toujours, avoue-t-il, vu le rythme de mon travail. Mais il m’arrive de lui consacrer toute une soirée pour me raconter ce qu’elle veut. Je l’invite à manger dans un restaurant et je l’écoute. Ça lui fait plaisir, pourquoi l’en priver ?», concède-t-il.
La psychologie de la femme est certes différente de celle de l’homme, pour suivre le raisonnement des psychologues de couples, mais toute l’intelligence de l’homme est de savoir l’apprivoiser, et la réciprocité est vraie. Sauf quand il s’agit de machistes qui ne trouvent leur plaisir et leur virilité qu’en dévalorisant la femme. Notre société en regorge. C’est le cas de ce couple marié depuis 30 ans, le mari est retraité, son épouse travaille toujours. Cette dernière est tellement habituée pendant toutes ces années de vie commune aux sarcasmes dévalorisants que son mari profère à son égard qu’elle finit par l’accepter tel qu’il est, quitte à ce qu’ils ne communiquent plus des semaines durant. Leurs enfants ont grandi et sont partis faire chacun sa vie. «Elle a fini par accepter d’être écrasée pour le seul besoin de ne pas perdre son homme, même s’il ne daigne plus lui parler. D’ailleurs, le soir, il est souvent à l’extérieur de la maison avec ses copains pour regarder des matches de foot», raconte une amie du couple. Là, «le malaise est grave», commente M. Harakat, et la non-communication en est une conséquence.

«Quand un homme et une femme décident de vivre ensemble, il y a des ajustements et des concessions à faire d’un côté comme de l’autre. Dans un couple, il faut toujours savoir comment huiler la machine pour qu’elle ne se grippe pas. On apprend à déchiffrer les non-dits de l’autre. Mais pour que la machine continue de tourner, il faut respecter l’autre quelles que soient les dissensions pour ne pas commettre l’irréparable», conclut le psychothérapeute du couple.


Avis de : Amal Chabach, Médecin thérapeute, auteur du livre «Le couple arabe au XXIe siècle, mode d’emploi»


La Vie éco : Vous parlez de la non-communication comme étant l’un des principaux problèmes que connaissent les couples marocains, pourquoi, à qui la faute, au mari ou à la femme ?

Aujourd’hui, je ne dirais plus «la non-communication», mais plutôt la communication biaisée, altérée, dénaturée et/ou envahie (et donc contrôlée) par les émotions. En effet, aucun être humain ne peut vivre sans communiquer, mais il peut ou bien s’investir à deux pour «se faire comprendre», ou bien «se muer dans une obstination unilatérale ou mutuelle» et donc ne pas (ou plus) pouvoir s’entendre, ce qui les fait forcément souffrir tous les deux.
Les deux raisons principales sont d’abord l’absence de l’apprentissage des règles de «la communication holistique», et cela ni durant notre enfance-adolescence, ni avant notre mariage, et ensuite à cause de notre cher et tendre ego qui, pour se sentir exister, a la fausse croyance de devoir toujours avoir raison !

Quelles sont les raisons, à votre avis, de cette non-communication ou de cette mauvaise communication ?

Le challenge de tout être humain est d’apprendre à «assimiler» son humanité et de rayonner son essence divine en la connaissant jour après jour, en présence et en interaction avec l’autre, qu’il acceptera pour ce qu’il est, et donc pouvoir évoluer ensemble, en apprenant l’un de l’autre, sans vouloir changer l’autre, le contrôler ou le posséder.
Chacun est unique. Une femme exprime plus facilement ses sentiments, et l’homme trouve des difficultés à cerner ses émotions et préfère se muer dans des silences «très parlants»… Qui a raison ? Elle, qui parle plus qu’elle n’écoute, ou lui qui se tait et refuse de parler ? Prenons un exemple : si un homme n’est pas présent avec sa femme, ne partage rien avec elle, ou bien si cette dernière ne prend pas soin de lui et se refuse à lui sexuellement, l’expression «je t’aime» que l’un exprimera à l’autre serait-elle réellement appréciée à sa juste valeur ? Je ne le pense pas. La communication réside essentiellement dans ces petits gestes dits anodins que nous faisons consciemment chaque jour pour se rapprocher de l’autre, «se tourner vers lui ou elle» et non pas s’en détourner, s’intéresser à l’autre, le reconnaître comme une entité entière que nous respectons et aimons…

Sur quels sujets on ne communique pas du tout, ou très peu ?

Quand nous n’arrivons pas à reconnaître nos besoins, à les exprimer et à écouter l’autre pour de simples choses de la vie quotidienne conjugale, nous ne pouvons pas communiquer nos sentiments réels, et encore moins nos désirs et notre plaisir sexuel. Nous sommes un tout : un esprit, un cœur et un sexe, et tout est lié et interconnecté !
D’une manière pratique, si un homme ou une femme ne sait pas communiquer verbalement, il ne saura pas le faire émotionnellement et encore moins sexuellement, créant frustration et souffrance pour lui ou elle et pour son ou sa partenaire.

Que faire pour qu’une communication s’installe, et que l’entente règne ?

La bonne nouvelle est que l’humain a un potentiel d’apprentissage et d’adaptation extraordinaire ! Donc le changement est entre nos mains, il suffit de le vouloir vraiment. Pour communiquer avec l’autre, il faudrait d’abord apprendre «à communiquer avec soi même», à se connecter à nos désirs les plus profonds, à nous respecter nous-mêmes, à vouloir changer, évoluer, à s’investir dans la relation, et le dire tout simplement à son partenaire en gestes quotidiens, en regards doux et admiratifs, en touchers amicaux et bien sûr avec des paroles sincères, et surtout une écoute empathique, chaleureuse et sans jugements.
N’oublions pas que quand nous étions des enfants et que nous voulions un câlin, nous courions vers la personne la plus proche de nous pour la lui donner avec un grand sourire, et nous en recevions alors à l’infini…


Sources: La Vie éco

Comment on a fait pour en arriver là, et comment continuer pour aller jusqu’au bout, « jusqu’ à ce que la mort nous sépare » comme on le souhaitait. Le temps passe, et passe vite qu’on ne s’en aperçoit même pas pour un couple stable, ayant une base solide. Que même les vents et marrées n’ont pas pu remuer.

Eh oui ! Dès le début, comme pour toute quelconque construction, dans un couple, la base doit être fondée sur la vraie nature d’une relation de couple, ce n’est autre que l’amour. L’amour qui nous donne la force de tout surmonter, de tout supporter. Ce qui n’est pas évident pour beaucoup de cas, 10, 15, 20 …ans de vie commune pour lesquels tout se casse et tout se lasse.

Il faut le reconnaître : ce n’est pas toujours facile ! Félicitations pour ceux qui ont pu tenir jusque là. Maintenant que les enfants grandissent, et que la retraite approche, le couple est arrivé à un stade pour penser à sa propre relation.

Dans la vie pratique, on rencontre des vieux couples se séparer, c’est tout simplement triste et regrettable, voire étonnant. C’est vrai que dans la vie de couple, la routine s’installe avec les années passées et vécues ensemble . Mais il faut tout de même faire la différence entre les mauvaises et les bonnes habitudes.


Les bonnes habitudes à garder

Le dialogue est toujours la clé de la réussite d’un couple. Prenez le temps de tourner un regard en arrière et d’analyser ensemble le passé. Retenez et reprenez les bonnes vieilles manières. De plus, vous allez revivre les bons vieux temps, vous verrez!

Faites de votre partenaire un(e) ami(e) et amant(e). Ayez les mêmes regards vers l’avenir comme avant, du temps où vous étiez encore au point de départ, déterminés à relever tous les défis et à affronter tous les obstacles pour réussir.

En cas de crise, après qu’on s’est purifié le cœur, en se disant tout, chacun peut méditer de son côté. Posez- vous les bonnes questions : pourquoi ce changement ? Où est la source du mal ? Est-ce que moi-même j’ai changé, en quoi et pourquoi ? Qu’est ce que je peux apporter maintenant pour le bonheur de mon couple.

On peut constater qu’ à un certain âge, vers la quarantaine par exemple, il y a un basculement. Il faut savoir cependant que c’est notre âge qui est critique et non celui de notre couple. Le temps et les expériences de la vie nous changent. Mais soyons réalistes, plus on vieillit, plus on a le temps de se concentrer sur notre propre vie, sur notre petite personne, et bien entendu sur notre couple.

Cherchez toujours à être parmi ceux qui sont prêts à se surpasser pour améliorer sa vie de couple et votre relation sera un modèle.


Sources: maviedefamille.com
La contraception orale hormonale a vu son utilisation au Maroc légalisée en 1964.

20 Avril 1965 : Le Mémorandum Royal de SM Hassan II que Dieu ait son âme a représenté un excellent départ pour le programme national de planning familial.
En 1966 : lancement des prestations du programme national de planning familial, par la création de centres de planification familiale à l'échelon national avec des cellules de " counseling " pour assurer l'observance et la bonne utilisation des moyens mis à la disposition des utilisatrices.

1978 - 1991 : Consolidation de l'intégration des prestations de planification familiale dans les soins de Santé Maternelle et Infantile.

1992 - 2001 : Renforcement des ressources et des activités et intégration des prestations dans le programme national de Santé de la Reproduction.
La contraception orale est représentée par de multiples spécialités émanant des principaux laboratoires de l’époque : Organon, Schering et Wyeth.
La contraception orale progestative est représentée aussi au Maroc. Elle est très indiquée notamment chez les femmes qui allaitent.

En matière de contraception œstroprogestative, l’évolution s’est faite vers des faibles doses d’oestrogène 20 mcg et 15 mcg et l’introduction de l’oestradiol dans certaines pilules, à la place de l’éthinylestradiol.

Aujourd’hui notre 33° Congrès de fertilité et de contraception organise une session consacrée à la contraception et qui se déroulera sur 2 volets :

1- Le professeur Rachid BEZAD directeur de la maternité Universitaire des Orangers à Rabat, nous exposera tout ce que l’on peut attendre et prescrire de la contraception d’urgence qui est parfaitement disponible dans notre pays.

2- Le docteur David SERFATY Président de la Société Francophone de contraception et Président d’honneur de la Société Européenne de Contraception développe le thème suivant dans le cadre de sa conférence : Quelle contraception orale recommander en 2015.


« Les résultats des différentes études récentes menées sur la réévaluation de la balance bénéfice/risque de cette catégorie de médicaments démontrent que les femmes utilisant des contraceptifs oraux de 3e et 4e générations s’exposent à un risque de complications thrombo-veineuses plus élevé que celles qui utilisent les pilules de 2e génération associées avec un faible dosage en estrogènes (20 mcg). Les instances sanitaires internationales dont l'Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM), la Haute Autorité de Santé(HAS) et l’European Medecines Agency (PRAC) sont donc unanimes. Elles recommandent toutes, la prescription et en première intention, d’un contraceptif oral de 2e génération associé à la dose la plus faible d’estrogènes 20 mcg. », nous révèle le Dr. David SERFATY.

   
Suite aux recommandations des autorités de santé :
- European Medicines Agency (PRAC)
- La HAS : la haute autorité de santé
- L’assurance maladie
- L’ANSM : l’agence nationale de sécurité des médicaments et des produits de santé.

Le ministère de la santé a recommandé aux médecins spécialistes généralistes et sages-femmes de privilégier systématiquement la prescription aux patientes de pilules contraceptives de 1ère et 2ème génération.

Il est un fait certain que nous avons opté au Maroc pour une contraception de qualité qui respecte toutes les contre-indications connues, et assure un suivi de qualité pour les utilisatrices de la contraception hormonale.
A celles qui présentent des contre-indications, il existe toujours une ou plusieurs méthodes respectueuses de l’intérêt des utilisatrices.

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