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Chargée ressources humaines à Dubai

- Bonjour, avant tout, pouvez-vous vous présenter SVP ?

Hajar BOURRI , je suis née le 26 Novembre 1986 , à Casablanca.
Je suis bien évidemment Marocaine , Amazighe, de la région Souss , située au sud du Maroc , au sud du Haut Atlas.
J'ai grandit dans la petite ville de Mohammedia, dans une famille de quatre enfants, dont je suis l’aînée.

- Racontez nous un peu votre parcours 
Un parcours assez polyvalent. Après avoir eu mon baccalauréat scientifique en 2004,j'ai intégré la faculté des sciences de BenMsik à Casablanca où j'ai obtenu un DEUG en chimie organique.
en 2006, ma vie a pris une autre tournure , j'avais pu obtenir une bourse d'études pour rejoindre L'Université Paris-Sorbonne IV d'ABU DHABI aux Emirats Arabes Unis, étant en ce temps-là la première université Française dans la région du Golf arabe.
je n'ai pas hésité à saisir cette opportunité , surtout que je voulais toujours entreprendre des études en Information et communication, j'ai suivi donc des cours de Lettres Modernes ; Option  Info-Com pour obtenir mon diplôme Littéraire Français.

Après mon séjour de cinq ans à Abu Dhabi, je suis rentrée au Maroc en 2011 et j'ai préparé tout le long de l'année 2012, une Licence professionnelle en Gestion Administrative à l'Université Hassan II- Faculté des sciences économiques, juridiques et sociales à Mohammedia pour obtenir mon diplôme professionnel fin Décembre 2012.


- Et votre vie professionnelle.
J'ai commencé à travailler à l'age de 19ans , tout en suivant mes études , je participais aux évènements culturels,sportifs et artistiques qui prenaient lieu à AbuDhabi et Dubai , autant que coordinatrice en évènementiel.
J'ai ensuite travaillé , à mis-temps à la compagnie de RedBull , au département de Marketing autant qu'ambassadrice du produit ,où j'ai eu la chance de faire partie de l'équipe organisatrice du RedBull Air Race, L’évènement international  qui a eu lieu à Abu Dhabi en Avril 2009.
A mon retour au Maroc , j'ai travaillé pendant une année et demi , à Phone Group , une plateforme délocalisée pour l 'organisme de crédit Banque Accord du groupe Français Auchan , autant que conseillère financière.
Aujourd'hui , je me retrouve encore une fois aux Emirats Arabes Unis, cette fois-ci à Dubai , où je suis chargée de ressources humaines dans une multinationale depuis Janvier 2013.


Pourquoi ce choix de vivre aux Emirats ? 
J'ai choisi de vivre à Dubai , pour différentes raisons mais principalement parce que cette ville est l'une des villes  métropolitaines où les jeunes diplômés trouvent d'excellentes opportunités de travail correspondant à leurs orientations professionnelles.
C'est aussi une ville très moderne où le "Lifestyle"est d'un tempo-Fou, qui peut exactement correspondre au rythme de vie des jeunes actifs, et qui va à merveille avec mon mode de vie .
Ici , j'ai la possibilité et quotidiennement , d'assister à des évènements artistiques, culturels et sportifs à l'échelle internationale, de rencontrer des gens de différentes nationalités, de cultures et aussi de vivre une expérience culinaire des plus diversifiées; et c'est exactement comment je conçois ma vie ; une vie de découverte; d'enrichissement, de diversité, tout en conservant une certaine stabilité.

- Quels sont vos projets ?
Aux niveaux académique et professionnel, j'envisage de suivre une formation supérieure en Information et Médias de masse qui me permettra de travailler directement dans ce domaine qui m'a toujours fortement impressionné.
C'est en fait , un rêve que je souhaite voir ,concrétisé , très bientôt Inshallah.

- Quel est votre conseil pour les femmes qui veulent réussir ?
Ça serait, donc , un conseil que je donnerai à moi-même aussi , moi qui suis toujours en quête de réussite.
Comme a bien dit ; Hellen KELLER, " Quand on y croit , on a plus de chances de réussir."
Croyez en vous , en vos rêves et ambitions , en votre force et en votre capacité de réussir, passer à l'action , travaillez , travaillez et travaillez et surtout ne vous découragez jamais , malgré tous les obstacles que vous rencontreriez.

- Que pensez-vous de la situation de la femme au Maroc ?
La situation de la femme au Maroc s'améliore mais très lentement, j'estime qu'on a toujours du pain sur la planche.
Je suis heureuse de voir plus de lois et décrets favorisant la femme et lui rendant sa dignité mais je reste sceptique quant à la situation de la femme rurale concernant le droit à l'éducation.

- Votre avis sur lamarocaine.com ?
Après avoir découvert le site , après avoir lu ses articles et rubriques, je pense que c'est une très belle initiative , un hommage à la femme marocaine et un espace d'échange,  que je juge constructif , entre les femmes du Maroc.
Ravie d'en faire partie et j'en serai , bien-sur , une "FAN".

- Dernier mot
Je rêve de voir plus de militantes marocaines pour la cause palestinienne. Je suis solidaire de la Palestine, de l'enfant palestinien à Ramallah ,à Gaza, ou à Jérusalem qui ne comprend rien à cette guerre et qui ne veut  que vivre son enfance comme le font les autres enfants du monde, sous un toit , entouré de sa famille. " LONG LIFE PALESTINE"

Interview réalisé par Aziz HARCHA
Eté comme hiver, nos lèvres ont besoin de soins spécifiques. Découvrez comment se faire de belles lèvres soyeuses en toute saison. 

Les lèvres et leur contour sont d’une extrême délicatesse. Elles font partie des zones très spécifiques, comme les yeux, les mains et le cou. Réactives au soleil et au froid, sensibles aussi aux années qui défilent, nos lèvres se dessèchent et perdent du volume. Naturellement peu lubrifiées par les glandes sébacées, elles se fendent, se déshydratent, leurs commissures se marquent et il devient difficile de les maquiller.


Symbole de sensualité et messagères de séduction, les lèvres doivent rester un atout de la féminité en toutes circonstances et à tous les âges. Il devient alors indispensable de protéger et de nourrir vos lèvres quotidiennement pour effacer les signes du temps et leur rendre leur jeunesse. Comment adapter les soins en fonction de la saison ?


En été

Même durant la période estivale nos lèvres sont soumises aux tiraillements et autres gerçures. Pour les éviter, il faut commencer par les exfolier : cela va favoriser leur réparation et aider la pénétration des produits soignant. Pour ce faire, appliquez sur les lèvres et les contours, un gommage léger (spécifique à cette partie du corps) avec le doigt ou un coton humide. Frottez doucement la zone sensible. Rincez ensuite à l’eau tiède, puis tamponnez vos lèvres avec une serviette éponge. Pour celles qui n’ont pas de gommage sous la main, une brosse à dent souple et humide aura le même effet.


Il ne faut pas non plus oublier de les hydrater. Optez pour les recettes de grand-mère. Bien connues de toutes : la vaseline ou le miel, à appliquer en masque la nuit. Et ne lésinez pas sur la quantité. Pour les plus motivées, il existe aussi un mélange de yaourt et de citron, à appliquer sur les lèvres en laissant reposer une heure. Puis comme pour le gommage, rincez à l’eau tiède. Vous pouvez ensuite procéder au maquillage habituel.


En hiver

Durant l’hiver, les lèvres sont encore plus mises à rude épreuve. C’est une saison très favorable à la sècheresse cutanée, aux irritations et aux gerçures. L’astuce est de les protéger et de les hydrater à fond, à tout moment de la journée : le matin après le brossage des dents, au cours de la journée et le soir avant de se coucher. Pour les nourrir, rien de mieux que des crèmes à base de produits naturels : cire d’abeilles, huile d’amande douce, huile de lavande. Par ailleurs, le beurre de karité permet à la fois de protéger et de nourrir les lèvres.

Vous pouvez également opter pour des baumes qui correspondent à votre type de peau et à l’état de vos lèvres. Transparents ou teintés, en gel ou en baume, colorés ou non, aromatisés ou pas, ils sont multiples. Comme une crème, n’hésitez pas à en mettre régulièrement pour un effet longue durée. Et pour les plus coquettes, l’embellisseur de lèvres est une solution. En plus de ses vertus hydratantes, il rend les lèvres lisses, brillantes et pulpeuses. A utiliser seul ou en complément d’un rouge à lèvres.

Sources : linfo
Beaucoup d’entre nous trouvent que les fonds de teint ont un effet peu naturel. Sachez qu’il existe des produits qui peuvent les remplacer.

Le fond de teint est un incontournable d’un maquillage réussi. Il permet entre autres d’unifier le teint et de booster son éclat. Seul hic, mal appliqué, le fond de teint fait effet « pot de peinture ». Pour y remédier, d’autres produits plus légers, faciles à appliquer et plus hydratants sont disponibles dans les rayons make-up. Découvrez les meilleures alternatives au fond de teint.


La crème teintée

La crème teintée allie soin pour le visage et maquillage pour le teint. Elle permet un maquillage naturel puisqu’elle est beaucoup plus légère que le fond de teint et ne laisse pas de trace. Elle s’adresse aux femmes qui ne recherchent pas la couvrance d’un fond de teint mais juste apporter un hâle doré au visage pour l’illuminer. De plus, elle permet de camoufler les petites imperfections comme les cernes ou les boutons. La crème teintée offre également de nombreuses qualités : illuminer le bronzage, donner de l’éclat aux teints ternes et offrir un effet bonne mine. Par ailleurs, selon le type de soin recherché, cette crème peut être anti-ride, protection solaire ou encore hydratante.

Le correcteur de teint

Vous désirez avoir une peau sublime sans pour autant utiliser un fond de teint ? Le correcteur de teint est le bon compromis. Ce type de produit permet de couvrir toutes les petites imperfections de la peau. Il vise à camoufler les boutons, les rougeurs ou encore divers signes de fatigue. Le correcteur de teint est présenté sous différentes formes : en pot, en stick ou sous forme de stylo applicateur. Le choix d’un bon correcteur de teint se base essentiellement sur la carnation de la peau, mais aussi sur la lumière. En effet, le produit utilisé est différent le jour et la nuit.

La BB cream

La BB cream est le produit qui a fait le buzz en 2010. En réalité, BB signifie « blemish balm », ce qui veut dire en gros « baume qui camoufle les imperfections ». Pour qu’un teint reste uniforme tout au long de la journée il faut l’application d’une crème de soin, d’un écran solaire puis d’un fond de teint couvrant. La BB cream fait tout cela en un seul geste : elle contient des ingrédients cicatrisants qui améliorent la qualité de la peau, des ingrédients antiseptiques qui la purifient, un écran solaire plus ou moins puissant et enfin une teinte qui unifie la peau et camoufle les imperfections très naturellement.


Le monde de la cosmétique ne cesse d’évoluer, vous trouverez d’ailleurs d’autres produits qui peuvent remplacer le fond de teint (sous les conseils d’une maquilleuse professionnelle). Le résultat est toujours saisissant : une peau presque parfaite sans qu’elle ait l’air maquillée.
sources : linfo
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SOS Annajda, centre d’écoute et d’orientation juridique pour les femmes victimes de violence, le téléphone sonne pour Najat.

C’est sa voix qui rassure, apaise, et propose une défense à celles qui en cherchent : "Les femmes qui appellent sont apeurées, traumatisées. Je cherche avant tout à les mettre en confiance.

Elles doivent comprendre qu’ici, personne ne va les juger, mais qu’on cherche plutôt à les protéger ou à leur apprendre à se protéger". Najat Alem prend une dizaine d’appels par jour. Elle ouvre dossiers et fiches techniques, où sont notées toutes les informations nécessaires : nom, prénom, adresse, nombre d’enfants, et type de violence. Et cela va du harcèlement moral au viol ou à l’inceste : "Notre rôle est d’abord de faire comprendre à ces femmes que non, la violence n’est pas normale et qu’être battues n’est pas une fatalité, explique Fatima Outaleb, membre fondateur de l’Union de l’action féminine, association à l’origine du centre. Pendant de longues années, la plupart refusaient de porter plainte contre un mari violent. Aujourd’hui, les choses changent petit à petit et de plus en plus, nous recevons des femmes qui ont compris qu’elles n’ont plus à subir dans le silence. Rien que pour l’année 2003 par exemple, nous avons reçu quelques 1600 cas de violence, dont 60 % sont des cas de violence physique", continue cette enseignante d’anglais qui, il y a une vingtaine d’années, a fait sienne la cause féminine.

Depuis 1996, les deux centres SOS Annajda (à Rabat et Casablanca) sont l’un des rares recours des femmes victimes de violence. Conseils et assistance juridique, soins médicaux, soutien psychologique, c’est ce qu’assure gratuitement une équipe d’avocats, de médecins, d’assistantes sociales et de psychologues : "Nous aidons les femmes à entamer une procédure judiciaire, qui, aujourd’hui, grâce à la nouvelle Moudawana, est moins contraignante. Auparavant, une femme maltraitée avait besoin de deux témoins en dehors de sa famille pour prouver la violence conjugale. Maintenant, elle a besoin d’un certificat médical et de photos pour demander le divorce. Et la loi le lui accorde, même si les magistrats sont encore peu coopératifs", précise Fatima Outaleb. Et c’est parce que la procédure pour rendre justice à ces femmes est trop lente qu’il y a deux ans, l’UAF a pensé à passer à l’étape supérieure : "Nous recevions des femmes complètement désespérées, expulsées avec leurs enfants de leur domicile ou fuyant celui-ci devenu un enfer. Des femmes qui n’avaient pas de famille pour les accueillir et risquant de se retrouver à la rue". Ainsi vint l’idée de créer "le centre d’hébergement, de réhabilitation et de réinsertion des femmes victimes de violence et leurs enfants", le premier du genre au Maroc…
Nous sommes dans un quartier résidentiel "middle class" de la capitale. Un joli quartier où les villas longent la mer et où il fait bon vivre. C’est là que l’UAF, grâce au financement d’une ONG hollandaise, a acquis une maison pour ses femmes violentées : "Nous avons choisi ce quartier parce qu’il est excentré. Les femmes doivent se sentir en sécurité, car elles craignent leurs maris. Ici, elles sont rassurées parce qu’à part leur famille proche pour certaines et nous, personne ne sait où elles sont", explique la même Fatima Outaleb, également directrice du centre, qui s’improvise guide dans la villa. Au rez-de-chaussée, la salle de séjour, transformée en salle d’alphabétisation et d’informatique, et au premier les quatre chambres à coucher. Dans l’une des pièces, Latéfa est la seule à encore être au lit. Malade, elle raconte, douloureusement son histoire : "Je me suis mariée il y a quatorze ans et ce n’est qu’en arrivant chez mon mari que j’ai découvert qu’il avait déjà une première femme avec laquelle je devais vivre. J’étais devant le fait accompli. Les premiers mois, il s’est vraiment occupé de moi, allant jusqu’à me prendre un appartement pour moi toute seule. Je suis tombée enceinte et les choses ont commencé à se gâter. Il me frappait et venait ensuite me demander pardon. J’avais alors compris que ses parents faisaient tout pour qu’il me répudie. Il m’enfermait à la maison et quand il rentrait, il passait ses nerfs sur moi. Alors que mon fils avait quinze mois, il a fini par me répudier et me chasser de la maison…". Latéfa, un bébé sur les bras et des parents trop pauvres pour la prendre en charge, trouve un travail. Très vite, son ex-mari vient la harceler sur son lieu de travail : "Il me disait que si je ne revenais pas avec lui, il me tuerait et me couperait en morceaux". Latéfa prend alors peur et revient dans l’appartement de l’homme qui venait de la répudier… Quelques semaines plus tard, elle tombe enceinte, une deuxième fois : "Je le suppliais de me reprendre comme épouse légitime, et il me promettait tous les jours de le faire. Un jour, alors que j’étais encore enceinte, il m’a piétiné le ventre". La jeune femme finit par fuir et porter plainte contre son "ex-mari", qui continue de la harceler : "Il n’arrêtait pas de me menacer, même devant le tribunal. J’avais peur et je n’avais pas où aller. Je suis revenue une fois encore avec lui, avec l’espoir qu’on irait devant les adoul et je suis tombée enceinte pour la troisième fois. J’ai ingurgité tout ce qu’on me disait pour me débarrasser de l’enfant. En vain. J’ai vécu de longues années avec cet homme être mariée avec lui. Il arrivait qu’il disparaisse de longues semaines sans nous laisser un dirham. Je me suis remise à travailler pour nourrir mes enfants. Un jour, quand mon dernier fils a eu trois ans, j’ai envoyé mon aîné chez son père, pour chercher de l’argent. Le lendemain, il n’était pas revenu. Quand je suis allé le chercher, son père m’a couverte d’insultes, a pris un bout de métal et a voulu me frapper à la tête. Je me suis protégée de mes deux bras et il a cogné. Je suis tombée dans les pommes et c’est mon fils qui est allé appeler l’ambulance". Latéfa s’en sortira avec les deux bras cassés et trop fragile, elle ne pourra reprendre le travail. C’est alors qu’elle contactera SOS Annajda, qui la prendra en charge dans le nouveau centre. Ici, elle est arrivée à retrouver le goût de vivre et petit à petit, elle n’a plus peur. Ici aussi, elle apprend à lire et à écrire et s’occupe tranquillement de ses enfants : "Mon fils aîné et ma fille vont à l’école, juste à côté. Tout va bien, mais je ne sais pas de quoi demain sera fait". Aujourd’hui, l’affaire est devant le tribunal et l’avocate de SOS Annajda travaille à ce que le père reconnaisse ses deux derniers enfants et verse une pension alimentaire.

Au sous-sol, Aïcha est aux cuisines : "Nous ne sommes pas dans une démarche d’assistanat, explique Jalila El Yazidi, l’assistante sociale du centre. Les femmes ne manquent de rien, mais c’est à elles que revient, à tout de rôle, de faire la cuisine, le ménage… Par ailleurs, elles apprennent la pâtisserie avec une spécialiste pour le projet 'traiteur' en cours, qui leur permettra de travailler et d’être autonomes". Aïcha a à peine 15 ans. À l’âge de 13 ans, sa mère la marie de force à un homme plus âgé que son père, alcoolique de surcroît. Mineure, les adoul, complices et corrompus, ont enregistré son acte de mariage et par là-même, un tournant dramatique dans sa vie. Aïcha finira par s’enfuir avec l’aide d’une de ses proches et rejoindra le centre : "Je ne veux plus entendre parler ni de cet homme, ni de ma mère". Elle est au centre depuis plusieurs mois et attend que son divorce soit prononcé. Comme les autres femmes, elle va, tous les jours à l’institut de formation professionnelle, non loin de la villa…

Dans le jardin de la villa, des enfants jouent à cache-cache. Comme leurs mères, le centre les prend en charge : "Ils sont là pour une période déterminée, mais nous faisons tout pour qu’ils aient une vie normale, qu’ils poursuivent leur scolarité. Aujourd’hui, 10 femmes, ainsi que leurs 9 enfants, bénéficient de l’aide du centre", souligne Jalila. Avec les enfants, Itto, à peine plus haute qu’eux, sourit. Sa vie, le jour de son mariage, a tourné au drame : "Mon mari vendait tout ce qu’on avait à la maison pour acheter de l’alcool et de la drogue. Il me battait à chaque fois qu’il était ivre. Pire, il ramenait ses amis à la maison et me disait qu’ils nous donneraient de l’argent si j’acceptais de coucher avec eux. Je prenais mon fils et fuyait par la terrasse. ça a duré huit ans". Itto est la plus ancienne locataire du centre. Son affaire traîne au tribunal depuis trois ans déjà, son mari ne répondant jamais aux convocations du juge. Itto baisse la tête et des larmes coulent sur son visage… Se retrouver dans ce centre a été sa chance. Une chance que d’autres n’ont pas eue. Comme cette femme, que son mari a jeté par la fenêtre de leur appartement du quatrième étage, il y a quelques semaines et qui, aujourd’hui, est à l’hôpital, la colonne vertébrale fracturée. Comme cette autre que son mari a battue pendant de longues années et qui a fini morte, empoisonnée, par le même mari. Autant de drames qui rappellent qu’hélas, la réforme de la moudawana n’est pas suffisante. Et que le chemin est encore long. Très long.


Source : Telquel


Je me suis tue pendant longtemps, mais aujourd'hui j'aimerais parvenir à publier ce crime au grand jour, afin que les personnes qui ont subies cette souffrance se reconnaissent dans mon histoire et parviennent à en parler!

Ma souffrance...

Il y a trois ans, j’ai rencontré un garçon, j'étais en pleine dépression, car ma mère m’avait jeté de ce que je croyais être « chez moi » ! Mes parents sont divorcés depuis mon enfance...
ce garçon présentait un aspect de lui-même qui n’était qu’une illusion, et moi, j’y ai cru ! Il paraissait sympathique, apparemment gentil, il m’écouter avec attention, et intérêt…

Les jours passaient et je m’attachais à lui comme pour combler le vide de ma mère, alors, je devenais sourde à tout conseil ou avertissement que l’on me donnait le concernant, le raisonnement stupide que l'on a quand on est adolescent, amoureux et qu’on croit tout savoir. Bref, il faisait tout pour me charmer, et plus le temps passait plus il arrivait à obtenir ma confiance ! Je devenais aveuglément amoureuse de lui, je l’aimais au point où je me disais que sans lui je ne serais plus rien !

J’étais loin, très loin de me douter qu’il me ferait ce qu’il m’a fait ! Tout se passait bien les premiers jours, jusqu’au moment où sa vraie personnalité se révèle. Au fil du temps je le voit froncer les sourcil, je m'adoucis, "qu'est ce qui se passe chéri dis moi t'as un soucis?"
Il devenait de plus en plus exigent, il voulait que l’on se voit tous les jours,
(Remarque : il avait 24 ans et moi 15 ! mais il m’avait menti sur son âge, je croyais qu’il en avait 18 !), alors je faisais tout mon possible pour être avec lui le plus souvent possible! J’arrivais à le voir tous les jours ou presque, mais quand je ne pouvais pas le voir un jour pour X ou Y raison, il devenait violent, il me battait, et ce n'est rien de le dire par rapport à la douleur de ses coups ! Ensuite ça été le téléphone, si par malheur, je ne pouvais pas répondre quand il m’appelait, je me prenais des coups de poings et des coups de pieds, puis des coups de bâton sans compter les gifles. Mais avec tout ça, je me taisais, parce que je l’aimais, j’avais peur de le perdre, l’amour rend aveugle mais j'ai tout vu! C’était écrit malheureusement je n'avais pas tout lu !

Je devais à chaque fois me justifier, parce qu’il pensait que lorsque je ne répondais pas j’étais avec quelqu’un d’autre… (Un parano quoi !) il disait que je lui cachait des choses alors que je lui ai raconté des secrets jamais dévoilés, dont il se servait pour m’insulter.

Bref, jalousie excessive, coups violents, mais je l’aimais, et je ne pouvais pas le perdre alors je me taisais sur tout , et j’acceptais en me disant qu’il changerait, que c’était sûrement une mauvaise passe… mais je me mentais à moi-même! parfois je me demandais même si j’étais fautive, je me disais , finalement c’est peut être moi qui ai un problème…
En tout cas je devais en payer le prix, que ce soit son humeur ou moi !

Les jours passaient, et il commençait à me dire : « tu sais , j’ai des besoins ! » (si vous voyez où je veux en venir) mais pour moi c’était une limite à ne pas franchir ! car je suis musulmane et je tiens à ma vertue pour le mariage! mais j’avais trop peur de lui ! j’ai essayé de lui dire que je ne voulais pas, mais malheureusement pour moi, il m’a encore battu, me sortant comme prétexte que je ne l’aimais pas! .... puis il m’a violé !

il savait que je tenais à lui, il savait que même s’il me faisait endurer cette épreuve, je ne parlerais pas, parce qu’il avait une emprise sur moi, et il m’avait dit : " tu sais, j’ai des radars partout, je sais ce que tu fais 24h/24 alors si tu parles je le saurais , et tu auras affaire à moi !" on se voyait chaque jour, et chaque jour il me violait et me battait selon son humeur et tout ça sans remords !

Maintenant je me sens souillée, salie, marquée au fer rouge, trahie, par un homme que j’aimais et qui a abusé de moi !

Un jour encore, nous revenions d'une promenade, et il a enchainé avec une nouvelle dispute toujours sur des sujets futiles, nous étions chez lui , il m'embrouille, je me justifie! mais... ca ne suffit pas! malgré mon innocence je présente des excuses mais ...ca ne suffit pas! il verrouille la porte de chez lui, et se met à me battre violemment! j'avais mal, j'avais peur, je voulais rentrer chez moi! j'essayais de lui faire comprendre que je l'aimais que ca ne servait à rien qu'il me frappe, que j'étais compréhensive, mais ... "ca ne suffit pas"!

il se mettais à cogner fort! je ne sentais plus mes membres, je souffrais, et il me disais: "fermes ta gueule! t'en veux encore?" j'étais par terre et il me donnait des coups de pieds dans le ventre!je crachais du sang, je ne voyais plus, je ne savais plus ce qui m'arrivait, j'étais à demi inconsciante je pensais mourir! il m'a dit de me lever, je ne pouvais plus bouger, il m'a relevé et m'a mit sur une table, puis il m'a violé!

il m'a sequestré pendant quatre jours, ma mère ne prêtait pas attention à mon absence, elle était trop occupée avec ses soirées, ses amants, son alcool, et son shit ! ... et pour mon père j'étais chez ma mère, donc mon agresseur savait ce qu'il faisait !

Bref, les jours passaient, j'étais revenue chez mon père, biensure, sans la moindre trace, et comme si tout allait bien ! j'ai enduré j'ai pris des coups sans rien dire en me promettant que s'il recommancait j'alllais partir, mais à chaque fois c'était la même, j'avais trop peur qu'il me tue! il disait que j'étais sa propriété, que j'allais être sa femme et qu'un jour il se marirait avec une autre sans me divorcer!

A force de vas et viens violents et quotidiens , je suis tombée malade, j’avais du sang dans les urines pendant trois semaines… alors pour la première fois nous ne nous sommes pas vu pendant trois jours( un record !) parce que j’étais malade ! c’était un soulagement pour moi, j’allais enfin pouvoir respirer sans avoir à me justifier , être violée, ou encore, recevoir des coups ! du moins c’est ce que je pensais !

Un soir, j’étais sorti avec mon père au super marché pour meubler ma chambre puisque je venais d’emménager chez lui, et en revenant, on le retrouve devant l’immeuble près de sa voiture comme un vigile, les bras croisés, il avait l’air furieux ! il m’attendait…

Dès que je l’ai vu mon cœur battait tellement fort que je croyais que j’allais mourir !

Je tremblais,j'étais terrifiée ! j’ai regardé mon père avec un air de chien battu sans pouvoir rien dire , les mots ne sortaient pas de ma bouche, mais mon père, ne se doutant de rien, pensait que je voulais le rejoindre, il m’a alors dit : « tu as 30 minutes ! », (mon père bien évidemment était contre le fait que je sorte avec lui mais il acceptait pour ne pas me perdre,car nous étions dans une situation familiale délicate! mais au fond de lui je sais qu'il angoissait tout le temps! surtout pour un père musulman, c'est dur d'accepter cette situation !) je voulais lui dire : « papa protèges moi ne me laisses pas y aller ! » mais je me suis dit trop tard, l'autre a du entendre !, alors je suis allée le voir, le cœur tremblant , le visage blanc !

Lui parano comme il est, pensait que je lui cachais quelque chose, alors il m’a dit : « t'étais où ? » je lui ai répondu que j’étais au super marché avec mon père, il m’a mit une claque et m'a dit : « menteuse ! montes dans la voiture ! », et au lieu de monter rejoindre mon père en courant, je suis montée dans cette putain de voiture ! je ne sais vraiment pas ce qui m’a pris, ça devait être la peur !

Il a démarré , sans un mot, il m’a emmené dans une ruelle sombre que je ne connaissais pas, j’avais peur ! je savais ce qui m’attendait ! il a arrété le moteur et m’a dit qu’il avait composé mon numéro et qu’il était tombé sur un homme, alors qu’en fait il était soul et il s’était trompé de numéro !

je devais me justifier, encore et encore mais en vain , j’ai payé le prix de sa négligence, par un autre viol, et une série de coups plus violents que les autres ! il m’a abandonné là bas, j'étais seule, il faisait nuit noire, et je devais retrouver ma route .

Ce n’était pas loin, j’ai pu retrouver mon chemin, le visage en sang je suis rentrée à la maison, mon père n’était pas là, et je suis allé directement dans la salle de bains, j’ai laché l’eau et j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps…je suis ensuite allée dans ma chambre avant que mon père ne revienne, et j'ai fait semblant de dormir, pour qu'il n'entre pas dans ma chambre et ne voit pas mes blessures!

A partir de ce soir là j’ai décidé de ne plus le voir mais j’avais peur, il m’avait menacé de mort, il savait où j’habitais, il pouvait faire n’importe quoi! je ne savais pas quoi faire , il avait réussit à me faire croire que rien ne l'arreterait, ni la police, ni mon père, ni mon espoir, donc je n'avais aucun pouvoir, je ne pouvais que prier que Dieu me libère de ce diable!

J’avais appris par son ami, qu’il m’avait trompé avec une prostituée deux fois, je me sentais mal, je me suis senti aussi inférieure que cette prostituée, je me demandais après tout à quoi je lui servais ! je me sentais doublement trahie ! j’étais amoureuse d’un traître, d'un lâche, et d'un pervers !

un jour, ma meilleure amie que je n’avais pas vu depuis trois ans, devait venir me voir, à son arrivé, il commençait à s’éloigner de moi, parce qu’il ne l’aimait pas, il voulait me monter contre elle, (comme il m'a montée contre le reste de ma famille) mais, j'ai refusé, et à mon grand étonnement il m’a lâché, au lieu de se révolter… je ne sais pas pourquoi!

Depuis ce jour je suis tromatisée, le fait d'entendre un nom similaire au sien,ou une situation qui me rappelerait un souvenir avec lui, me terrifie, et me fait faire des cauchemars , des crises de larmes, des sautes d'humeurs, etc..

Bref, il est parti après m’avoir humilié, insulté, et culpabilisé de tout ce qu’il m’avait fait afin que je n’en parle à personne, et c’est ce que j’ai fait, j’ai gardé ce lourd secret, pensant que j’arriverais à tourner la page seule, mais j’avais tort ! le temps s’est arrêté pour moi jusqu’au jour où j’en ai parlé à mon père enfin ! c'est-à-dire, deux ans plus tard ! car je n’ai réalisé en fait ce qui m’étais arrivé que très tard !

Depuis, je n’ai jamais pu approcher un homme, j’étais dégoûtée, et je ne voulais plus jamais tomber amoureuse, je m’endurcissais, afin de ne plus ressentir ni amour, ni désir, ni émotion, je pensais que c’était le moyen de me protéger mais ça n’a fait que rendre mon ame morte vivante !

J’étais sans âme ! et je n’osais plus regarder mon corps, j’avais perdu toute confiance en moi ! la vue de moi même me dégoûtais! l'idée du suicide m'a effleuré l'esprit de nombreuses fois, mais en m'accrochant à ma foi j'arrivais à me métriser. Jusqu'à aujourd'hui je ne peux plus appréhender l'idée de sortir avec un gars, j'ai l'impression qu'ils pensent tous pareil !

Maintenant, j'ai 18 ans et avec l’aide de Dieu , de mon père, et de mes proches, j’apprends petit à petit à revivre,il faut ouvrir les yeux à la vie, mais c’est ce que j’essayes de faire… REVIVRE !
Grâce à Dieu, j’ai pu arriver où j’en suis aujourd’hui, j’ai réussi mon examen de français en candidat libre, malgré ma souffrance,et les responsabilités que j'avais...

je n'ai pas eu la belle vie, j'ai eu celle qu'il faut pour etre forgé, j'ai souffert mais ca m'a permis d'apprendre, A 18 ans j'ai presque tout connu : la richesse, la grande pauvreté, la solitude,la déchirure, l'abandon d'un parent, les responsabilités d'une mère et d'une maitresse de maison vu que j'ai du gérer la maison et j'ai élevé mon petit frère, pcq mon père travaille, la souffrance d'un viol et ses dégats, les coups, la haine d'un homme durant 7 mois, le rejet par l'école et les élèves, bref toutes ces choses m'ont déstabilisées, et pendant longtemps j'étais perdue, jusqu'à ce que je retrouve la voie droite...

Je me suis accrochée à ma foi, et j’ai pu avec l’aide de Dieu Tout Puissant, continuer mon chemin…
Al Hamdoulillah !

Une jeune victime


Une femme vient de présenter un préservatif féminin anti-viol qui « harponne » l'agresseur. Le « rapex » se porte comme un tampon et en cas de pénétration, des crochets se referment sur le pénis de l'agresseur. Meurtri, le violeur sera obligé de s'encourir à l'hôpital « la queue entre les jambes ».

Crochets à l'intérieur

Le rapex se présente sous la forme d'un fourreau de latex à glisser dans le vagin comme un tampon. La face interne du dispositif est garnie de dents pointues dirigées vers l'intérieur qui harponnent le pénis de l'agresseur et y restent profondément enfoncées. L'effet de surprise et la douleur devraient laisser le temps à la victime de s'échapper. Seul un chirurgien pourra retirer les crochets du pénis de l'agresseur et c'est là l'utilité seconde du dispositif: les hôpitaux seront immédiatement avertis qu'un viol a été commis et pourront le signaler à la police.

Attention, crient les associations d'accueil des femmes violées. Un agresseur ainsi piégé pourrait redoubler de violence envers sa victime et lui causer encore plus de mal. D'autres sceptiques qualifient le rapex d'appareil de barbarie digne du Moyen-Age. « Pas autant qu'un viol », leur répond l'inventrice.

Sonette Ehlers n'a pas encore trouvé de volontaires masculins pour tester les harpons... Elle garantit seulement qu'ils accrochent bien les pénis en plastic utilisés pour les tests. Le rapex se fait parait-il oublier par les femmes qui ont testé son confort. Pas trop, espérons-le pour les maris.
Cette invention ma foi me laisse partagée et perplexe, car l'on parle de femmes bien évidemment meurtries dans leur chair, par un drame vécut ou non, voire en prévision de …

Partagée parce que bien évidemment, étant une femme, le viol est quelque chose à laquelle nous pensons toutes un jour, envers nous même, où nos filles…

Mais aussi perplexe, car, qu'en sera t-il si jamais une femme s'avérait être une personne de mauvaise foi, qui pour se venger d'un petit amis infidèle par exemple ? Ou dans le cadre d'une fin de relation si la dame est éconduite et le vit mal ?

Il lui suffirait alors d'inviter le dit monsieur de faire croire un éventuel pardon sur l'oreiller, ou "d'une dernière fois pour se dire adieu", et le pauvre type pourrait se retrouver à " l'hosto" accusé de viol ?

Si cette invention peut se déclarer utile dans certains cas, j'émets beaucoup de doutes sur les qualités de l'âme humaine, pour penser qu'il n'y aura que des violeurs arrêtés par ce procédé….

Par violence conjugale, il faut comprendre “violence dans le couple”, elle peut être verbale, psychologique, physique ou economique

Nous détaillerons ici particulièrement les formes de violences conjugales contre les femmes, qui sont de loin les plus fréquentes, bien que les hommes puissent également en être victimes. Les actes de violence contre les femmes dans le couple peuvent être verbales, physiques, psychologiques, sexuelles et économiques

Les violences verbales :

Les violences verbales s’entendent dans la voix, le ton. Elles se caractérisent par des cris, des hurlements. Elles créent un sentiment d’insécurité, de peur et instaurent une profonde détresse psychologique. Cette forme de violence est malheureusement plus fréquente qu’on ne le pense. Ces violences installent la peur de mal faire, la crainte de ne pas répondre aux attentes, des sentiments d’anxiété et d’insécurité.

Les violences psychologiques :

Les violences psychologiques sont une dévalorisation systématique de la personne par des attitudes ou des propos méprisants, par l’humiliation ou par le chantage. Elles instaurent un contrôle constant qui se manifeste par exemple à travers une attention excessive à l’apparence du/de la personne,( son habillement, sa coiffure, son maquillage, etc.). Les violences psychologiques ont un effet négatif sur l’estime de soi de la victime ; elle est renvoyée à une image d’incompétence, de nullité, à force d’être insultée ou ignorée. La victime perdra confiance en elle, l’équilibre mental de la victime se détériore progressivement. Peu à peu s’installent le doute de soi, le désespoir, une acceptation passive. La victime s’isole, s’enferme dans sa honte, ne prend plus d’initiative. Dès lors, elle risque de devenir plus vulnérable aux autres formes de violence. Les violences psychologiques sont difficiles à déceler car elles passent souvent inaperçues et ne sont pas considérées comme une forme de violence. Pourtant, leurs conséquences sont désastreuses, elles détruisent l’estime et la confiance en soi.

Les violences physiques :

Les violences physiques font référence aux coups et blessures. L’agresseur utilise cette forme de violence quand la victime manifeste encore trop d’indépendance à son goût, quand il n’a pas réussi à contrôler tous ses comportements. Il passe à la brutalité et à la contrainte physique : gifles, coups de poings, coups de pieds, sévices, strangulations. Le recours aux objets domestiques est fréquent lors de l’agression : brûlures par cigarette, coups portés au moyen d’une ceinture, utilisation ou menace d’une arme telle que couteau, outils...

Les violences économiques :

Les violences économiques se traduisent par une privation d’accès aux ressources financières propres et/ou aux ressources du ménage. Au quotidien, elles se manifestent par le fait de tout décider en choisissant toutes les dépenses, en refusant d’impliquer la victime au niveau du budget, en contrôlant ses revenus, en lui reprochant ses moindres dépenses, voire en l’empêchant de conserver un emploi ou d’encaisser son salaire. Contracter des dettes, mettre le ménage en situation d’endettement est également une façon de déposséder la victime de toute autonomie financière et de l’empêcher de quitter l’agresseur.

Les violences sexuelles :

Les violences sexuelles sont une atteinte à l’intégrité sexuelle par des pratiques forcées ou par le viol. Ces violences peuvent prendre la force d’activités humiliantes accomplies de force telles qu’avoir des rapports sexuels avec d’autres partenaires, se prostituer, etc.

Le 17 décembre 1999, par sa résolution 54/134, l'Assemblée générale des Nations Unies a proclamé le 25 novembre Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes,
et a invité les gouvernements, les organisations internationales et les organisations non gouvernementales à organiser ce jour-là des activités conçues pour sensibiliser l'opinion au problème.


Les militants en faveur des droits des femmes ont choisi en 1981 la date du 25 novembre comme journée de lutte contre la violence, en mémoire des trois soeurs Mirabal, militantes dominicaines brutalement assassinées sur les ordres du chef de l'État, Rafael Trujillo (1930-1961).

L'Assemblée générale a adoptée la Déclaration sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes le 20 décembre 1993 (A/RES/48/104).



Les femmes en situation difficile auront bientôt une structure d'accueil à Fès.


L'association Initiative pour la protection des droits des femmes (IPDF) a signé récemment avec la Wilaya de Fès, l'Entraide nationale et la collectivité locale, dans le cadre de l'Initiative nationale pour le développement humain (INDH), une convention de partenariat et de gestion d'un centre d'éducation, de formation et d'insertion des femmes en situation difficile.

A ce titre, la commune urbaine s'engage à mettre à la disposition des initiateurs du projet une superficie de 820 mètres carrés. La Wilaya se chargera de sa construction, alors que l'Entraide nationale prendra en charge l'équipement de ce centre.

Selon les responsables de l'IPDF, le projet vise le soutien des femmes victimes de la violence de genre et l'amélioration de leurs conditions de vie à travers notamment la mise en place et l'institutionnalisation de services d'appui et d'accompagnement. Ce centre devrait abriter plusieurs activités: crèche, infirmerie, salle de soins, programmes éducatifs concernant les droits des femmes, la santé reproductive, les MST (Maladies sexuellement transmissibles), les activités liées à la formation professionnelle et l'accompagnement de leur insertion, une unité de vie (chambres, réfectoire, nurseries, salons) pour héberger des femmes.

A cela s'ajoute un espace de formation-concertation des acteurs et intervenants étatiques et associatifs en matière de prise en charge de la population cible. «Afin de clarifier la logique d'intervention et identifier les axes stratégiques de nos actions dans le cadre de ce projet, l'IPDF a lancé une série de rencontres de concertations inter-associatives ainsi que des rencontres avec la population cible via quatre focus-groupes», indique un responsable. Et c'est dans ce sens qu'une réflexion a été initiée autour de la «composante santé» dans le centre
d'hébergement ainsi que le soutien de l'IPDF et de ses partenaires.

Par ailleurs, et afin de montrer l'impact de la mise en place des structures d'accueil pour les femmes en situation difficile, l'IPDF a également présenté, lors d'une récente réunion, les résultats des pré travaux concernant le centre multidisciplinaire pour l'éducation, la formation et l'intégration des femmes en situation difficile et qui s'inscrivent dans le cadre de la stratégie d'intervention de l'association pour la période 2006-2010.

Moins de vulnérabilité

Selon les résultats de l'enquête concernant le centre multidisciplinaire pour l'éducation, la formation et l'intégration des femmes en situation difficile, la prévalence de la violence à l'encontre de ces femmes a diminué grâce à ce centre. Chose qui traduit l'efficacité de l'institutionnalisation des services d'appui et d'accompagnement des Femmes victimes de violences (FVV). «La protection des femmes en général et des FVV en particulier et de leurs enfants est assurée au sein dudit centre.

L'association veille aussi au renforcement des capacités des intervenants, l'habilitation des femmes, la prévention, le suivi, l'évaluation et la mobilisation des ressources pour assurer l'autonomie de ce centre», explique-t-on.
Selon les responsables de l'IPDF, les femmes et les filles qui fréquentent le centre sont moins vulnérables à la violence de genre et à ses conséquences. Mieux encore, la tolérance sociale à l'égard de la violence contre les FVV diminue grâce notamment aux multiples campagnes de sensibilisation. Ce qui est déjà en soi une victoire pour l'IPDF, en attendant de diminuer l'ampleur de ce phénomène dont les conséquences sur les plans humain, social et économique ne cessent d'être confirmées par les nombreux travaux et études.

Source : L'Economiste



La violence conjugale se taille la part de lion des violences que subissent les femmes au Maroc, soit une moyenne de 74%, indique un rapport sur la violence basée sur le genre, qui a porté sur la période septembre 2005/octobre 2006.


Dans ce rapport (le deuxième du genre) établi par le réseau national des centres d'écoute des femmes victimes de violence au Maroc "Anaruz" et présenté, jeudi à Rabat, lors d'une conférence de presse, il est précisé que les autres formes de violences se répartissent entre la violence institutionnelle (8,8%), la violence en dehors du mariage (6,8%), la violence sociétale (4,4%) et la violence familiale (4,2%).

S'agissant de la violence conjugale proprement dite, le rapport a rappelé que la violence exercée contre les droits de la femme représente le plus grand pourcentage, soit 43, 6% dont la privation des dépenses familiales représente un grand pourcentage (58,4%) suivie de la violence corporelle (30,4).
Concernant la violence exercée contre les droits de la femme en dehors du mariage, le rapport a précisé que la violence sociétale est l'une des formes la plus importantes de violence corporelle exercée contre la femme (33, 9%), suivie du viol et du harcèlement sexuel qui occupent les premières places dans ce pourcentage, soit respectivement 57,7% et 42,3%.

Pour remédier à cette situation, le rapport a souligné, dans ses recommandations, la nécessité de combler le vide juridique dans le domaine pénal et d' uvrer à la criminalisation de la violence contre les femmes de façon générale et de la violence conjugale de façon particulière.

Il s'agit également d' uvrer à activer le rôle du parquet pour que la femme répudiée puisse regagner le domicile conjugal avec une garantie de la protection de ses droits.

Le rapport appelle en outre à la mise en place de centres d'accueil et à la généralisation des centres d'écoute à l'échelle nationale, outre une coordination entre l'appareil gouvernemental et les associations féminines et celles de défense des droits de la femme, pour établir un rapport national global sur la violence contre les femmes devant contenir des recommandations qui mettent les parties concernées -chacune dans sa spécialité- dans l'obligation de les exécuter.

Créé en avril 2004 suite à un atelier de concertation qui a regroupé plusieurs associations et centres d'écoute au Maroc, le réseau "Anaruz" dispose aujourd'hui de 39 centres répartis sur l'ensemble du territoire national.

Source : MAP



C'est le vendredi 23/12/2005 à Rabat que le coup d'envoi du numéro vert mis en place au profit des filles et femmes victimes de la violence a été donné.

Selon un communiqué du secrétariat d'Etat, le numéro vert (080008888) fournira des services de consultation et d'orientation dans le domaine juridique et en matière de protection, de conseil et d'orientation au profit des filles et des femmes violentées.

Ces services seront fournis par le secrétariat d'Etat en coordination avec plusieurs départements gouvernementaux concernés (ministères de la justice et de la santé, la sûreté nationale, la gendarmerie royale et l'entraide nationale) et les centres d'écoute et de conseil juridique, ce qui permettra d'améliorer la qualité de la prise en charge juridique et psychologique des intéressées, la qualification et la réinsertion des filles et femmes violentées.

La mise en place de ce numéro vert s'inscrit dans le cadre du suivi du plan exécutif de la stratégie nationale de lutte contre la violence à l'égard des femmes, réalisée par le secrétariat d'Etat en collaboration avec les départements gouvernementaux, les associations et les centres d'écoute, de conseil juridique et d'orientation psychologique des femmes victimes de la violence.

Elle vient également consolider les acquis nationaux en matière de lutte contre la violence et la politique de proximité ciblant les femmes victimes de la violence et la rationalisation des services d'orientation qui leur sont fournis, ajoute le communiqué.

A cette occasion, le Premier ministre présidera la cérémonie de signature d'un accord de partenariat entre le secrétariat d'Etat chargé de la famille, de l'enfance et des personnes handicapées, les départements gouvernementaux et les associations oeuvrant dans ce domaine.

Cet accord prévoit notamment la définition des champs d'intervention et des missions des partenaires du secrétariat d'Etat, ainsi que les services qui seront fournis par chaque partie signataire.


Je me suis tue pendant longtemps, mais aujourd'hui j'aimerais parvenir à publier ce crime au grand jour, afin que les personnes qui ont subies cette souffrance se reconnaissent dans mon histoire et parviennent à en parler!

Ma souffrance...
Il y a trois ans, j’ai rencontré un garçon, j'étais en pleine dépression, car ma mère m’avait jeté de ce que je croyais être « chez moi » ! Mes parents sont divorcés depuis mon enfance...
ce garçon présentait un aspect de lui-même qui n’était qu’une illusion, et moi, j’y ai cru ! Il paraissait sympathique, apparemment gentil, il m’écouter avec attention, et intérêt…
Les jours passaient et je m’attachais à lui comme pour combler le vide de ma mère, alors, je devenais sourde à tout conseil ou avertissement que l’on me donnait le concernant, le raisonnement stupide que l'on a quand on est adolescent, amoureux et qu’on croit tout savoir. Bref, il faisait tout pour me charmer, et plus le temps passait plus il arrivait à obtenir ma confiance ! Je devenais aveuglément amoureuse de lui, je l’aimais au point où je me disais que sans lui je ne serais plus rien !
J’étais loin, très loin de me douter qu’il me ferait ce qu’il m’a fait ! Tout se passait bien les premiers jours, jusqu’au moment où sa vraie personnalité se révèle. Au fil du temps je le voit froncer les sourcil, je m'adoucis, "qu'est ce qui se passe chéri dis moi t'as un soucis?"
Il devenait de plus en plus exigent, il voulait que l’on se voit tous les jours,
(Remarque : il avait 24 ans et moi 15 ! mais il m’avait menti sur son âge, je croyais qu’il en avait 18 !), alors je faisais tout mon possible pour être avec lui le plus souvent possible! J’arrivais à le voir tous les jours ou presque, mais quand je ne pouvais pas le voir un jour pour X ou Y raison, il devenait violent, il me battait, et ce n'est rien de le dire par rapport à la douleur de ses coups ! Ensuite ça été le téléphone, si par malheur, je ne pouvais pas répondre quand il m’appelait, je me prenais des coups de poings et des coups de pieds, puis des coups de bâton sans compter les gifles. Mais avec tout ça, je me taisais, parce que je l’aimais, j’avais peur de le perdre, l’amour rend aveugle mais j'ai tout vu! C’était écrit malheureusement je n'avais pas tout lu !
Je devais à chaque fois me justifier, parce qu’il pensait que lorsque je ne répondais pas j’étais avec quelqu’un d’autre… (Un parano quoi !) il disait que je lui cachait des choses alors que je lui ai raconté des secrets jamais dévoilés, dont il se servait pour m’insulter.
Bref, jalousie excessive, coups violents, mais je l’aimais, et je ne pouvais pas le perdre alors je me taisais sur tout , et j’acceptais en me disant qu’il changerait, que c’était sûrement une mauvaise passe… mais je me mentais à moi-même! parfois je me demandais même si j’étais fautive, je me disais , finalement c’est peut être moi qui ai un problème…
En tout cas je devais en payer le prix, que ce soit son humeur ou moi !
Les jours passaient, et il commençait à me dire : « tu sais , j’ai des besoins ! » (si vous voyez où je veux en venir) mais pour moi c’était une limite à ne pas franchir ! car je suis musulmane et je tiens à ma vertue pour le mariage! mais j’avais trop peur de lui ! j’ai essayé de lui dire que je ne voulais pas, mais malheureusement pour moi, il m’a encore battu, me sortant comme prétexte que je ne l’aimais pas! .... puis il m’a violé !
il savait que je tenais à lui, il savait que même s’il me faisait endurer cette épreuve, je ne parlerais pas, parce qu’il avait une emprise sur moi, et il m’avait dit : " tu sais, j’ai des radars partout, je sais ce que tu fais 24h/24 alors si tu parles je le saurais , et tu auras affaire à moi !" on se voyait chaque jour, et chaque jour il me violait et me battait selon son humeur et tout ça sans remords !
Maintenant je me sens souillée, salie, marquée au fer rouge, trahie, par un homme que j’aimais et qui a abusé de moi !
Un jour encore, nous revenions d'une promenade, et il a enchainé avec une nouvelle dispute toujours sur des sujets futiles, nous étions chez lui , il m'embrouille, je me justifie! mais... ca ne suffit pas! malgré mon innocence je présente des excuses mais ...ca ne suffit pas! il verrouille la porte de chez lui, et se met à me battre violemment! j'avais mal, j'avais peur, je voulais rentrer chez moi! j'essayais de lui faire comprendre que je l'aimais que ca ne servait à rien qu'il me frappe, que j'étais compréhensive, mais ... "ca ne suffit pas"!
il se mettais à cogner fort! je ne sentais plus mes membres, je souffrais, et il me disais: "fermes ta gueule! t'en veux encore?" j'étais par terre et il me donnait des coups de pieds dans le ventre!je crachais du sang, je ne voyais plus, je ne savais plus ce qui m'arrivait, j'étais à demi inconsciante je pensais mourir! il m'a dit de me lever, je ne pouvais plus bouger, il m'a relevé et m'a mit sur une table, puis il m'a violé!
il m'a sequestré pendant quatre jours, ma mère ne prêtait pas attention à mon absence, elle était trop occupée avec ses soirées, ses amants, son alcool, et son shit ! ... et pour mon père j'étais chez ma mère, donc mon agresseur savait ce qu'il faisait !
Bref, les jours passaient, j'étais revenue chez mon père, biensure, sans la moindre trace, et comme si tout allait bien ! j'ai enduré j'ai pris des coups sans rien dire en me promettant que s'il recommancait j'alllais partir, mais à chaque fois c'était la même, j'avais trop peur qu'il me tue! il disait que j'étais sa propriété, que j'allais être sa femme et qu'un jour il se marirait avec une autre sans me divorcer!
A force de vas et viens violents et quotidiens , je suis tombée malade, j’avais du sang dans les urines pendant trois semaines… alors pour la première fois nous ne nous sommes pas vu pendant trois jours( un record !) parce que j’étais malade ! c’était un soulagement pour moi, j’allais enfin pouvoir respirer sans avoir à me justifier , être violée, ou encore, recevoir des coups ! du moins c’est ce que je pensais !
Un soir, j’étais sorti avec mon père au super marché pour meubler ma chambre puisque je venais d’emménager chez lui, et en revenant, on le retrouve devant l’immeuble près de sa voiture comme un vigile, les bras croisés, il avait l’air furieux ! il m’attendait…
Dès que je l’ai vu mon cœur battait tellement fort que je croyais que j’allais mourir !
Je tremblais,j'étais terrifiée ! j’ai regardé mon père avec un air de chien battu sans pouvoir rien dire , les mots ne sortaient pas de ma bouche, mais mon père, ne se doutant de rien, pensait que je voulais le rejoindre, il m’a alors dit : « tu as 30 minutes ! », (mon père bien évidemment était contre le fait que je sorte avec lui mais il acceptait pour ne pas me perdre,car nous étions dans une situation familiale délicate! mais au fond de lui je sais qu'il angoissait tout le temps! surtout pour un père musulman, c'est dur d'accepter cette situation !) je voulais lui dire : « papa protèges moi ne me laisses pas y aller ! » mais je me suis dit trop tard, l'autre a du entendre !, alors je suis allée le voir, le cœur tremblant , le visage blanc !
Lui parano comme il est, pensait que je lui cachais quelque chose, alors il m’a dit : « t'étais où ? » je lui ai répondu que j’étais au super marché avec mon père, il m’a mit une claque et m'a dit : « menteuse ! montes dans la voiture ! », et au lieu de monter rejoindre mon père en courant, je suis montée dans cette putain de voiture ! je ne sais vraiment pas ce qui m’a pris, ça devait être la peur !
Il a démarré , sans un mot, il m’a emmené dans une ruelle sombre que je ne connaissais pas, j’avais peur ! je savais ce qui m’attendait ! il a arrété le moteur et m’a dit qu’il avait composé mon numéro et qu’il était tombé sur un homme, alors qu’en fait il était soul et il s’était trompé de numéro !
je devais me justifier, encore et encore mais en vain , j’ai payé le prix de sa négligence, par un autre viol, et une série de coups plus violents que les autres ! il m’a abandonné là bas, j'étais seule, il faisait nuit noire, et je devais retrouver ma route .
Ce n’était pas loin, j’ai pu retrouver mon chemin, le visage en sang je suis rentrée à la maison, mon père n’était pas là, et je suis allé directement dans la salle de bains, j’ai laché l’eau et j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps…je suis ensuite allée dans ma chambre avant que mon père ne revienne, et j'ai fait semblant de dormir, pour qu'il n'entre pas dans ma chambre et ne voit pas mes blessures!
A partir de ce soir là j’ai décidé de ne plus le voir mais j’avais peur, il m’avait menacé de mort, il savait où j’habitais, il pouvait faire n’importe quoi! je ne savais pas quoi faire , il avait réussit à me faire croire que rien ne l'arreterait, ni la police, ni mon père, ni mon espoir, donc je n'avais aucun pouvoir, je ne pouvais que prier que Dieu me libère de ce diable!
J’avais appris par son ami, qu’il m’avait trompé avec une prostituée deux fois, je me sentais mal, je me suis senti aussi inférieure que cette prostituée, je me demandais après tout à quoi je lui servais ! je me sentais doublement trahie ! j’étais amoureuse d’un traître, d'un lâche, et d'un pervers !
un jour, ma meilleure amie que je n’avais pas vu depuis trois ans, devait venir me voir, à son arrivé, il commençait à s’éloigner de moi, parce qu’il ne l’aimait pas, il voulait me monter contre elle, (comme il m'a montée contre le reste de ma famille) mais, j'ai refusé, et à mon grand étonnement il m’a lâché, au lieu de se révolter… je ne sais pas pourquoi!
Depuis ce jour je suis tromatisée, le fait d'entendre un nom similaire au sien,ou une situation qui me rappelerait un souvenir avec lui, me terrifie, et me fait faire des cauchemars , des crises de larmes, des sautes d'humeurs, etc..
Bref, il est parti après m’avoir humilié, insulté, et culpabilisé de tout ce qu’il m’avait fait afin que je n’en parle à personne, et c’est ce que j’ai fait, j’ai gardé ce lourd secret, pensant que j’arriverais à tourner la page seule, mais j’avais tort ! le temps s’est arrêté pour moi jusqu’au jour où j’en ai parlé à mon père enfin ! c'est-à-dire, deux ans plus tard ! car je n’ai réalisé en fait ce qui m’étais arrivé que très tard !
Depuis, je n’ai jamais pu approcher un homme, j’étais dégoûtée, et je ne voulais plus jamais tomber amoureuse, je m’endurcissais, afin de ne plus ressentir ni amour, ni désir, ni émotion, je pensais que c’était le moyen de me protéger mais ça n’a fait que rendre mon ame morte vivante !
J’étais sans âme ! et je n’osais plus regarder mon corps, j’avais perdu toute confiance en moi ! la vue de moi même me dégoûtais! l'idée du suicide m'a effleuré l'esprit de nombreuses fois, mais en m'accrochant à ma foi j'arrivais à me métriser. Jusqu'à aujourd'hui je ne peux plus appréhender l'idée de sortir avec un gars, j'ai l'impression qu'ils pensent tous pareil !
Maintenant, j'ai 18 ans et avec l’aide de Dieu , de mon père, et de mes proches, j’apprends petit à petit à revivre,il faut ouvrir les yeux à la vie, mais c’est ce que j’essayes de faire… REVIVRE !
Grâce à Dieu, j’ai pu arriver où j’en suis aujourd’hui, j’ai réussi mon examen de français en candidat libre, malgré ma souffrance,et les responsabilités que j'avais...
je n'ai pas eu la belle vie, j'ai eu celle qu'il faut pour etre forgé, j'ai souffert mais ca m'a permis d'apprendre, A 18 ans j'ai presque tout connu : la richesse, la grande pauvreté, la solitude,la déchirure, l'abandon d'un parent, les responsabilités d'une mère et d'une maitresse de maison vu que j'ai du gérer la maison et j'ai élevé mon petit frère, pcq mon père travaille, la souffrance d'un viol et ses dégats, les coups, la haine d'un homme durant 7 mois, le rejet par l'école et les élèves, bref toutes ces choses m'ont déstabilisées, et pendant longtemps j'étais perdue, jusqu'à ce que je retrouve la voie droite...
Je me suis accrochée à ma foi, et j’ai pu avec l’aide de Dieu Tout Puissant, continuer mon chemin…
Al Hamdoulillah !
Une jeune victime


Qu'en est-il aujourd'hui de la situation de la femme dans le monde après tant de décennies de soumission et de violations de ses droits?
Les chartes internationales et les lois suffiront-elles à lui assurer la protection nécessaire ? Et enfin, y a-t-il moyen de lutter contre la violence conjugale ? Autant de questions lancinantes qui viennent à l'esprit en ce 25 novembre, Journée mondiale de lutte contre la violence à l'égard de la femme.
Des questions qui restent toujours d'une actualité brûlante au vu de la recrudescence dans le monde de la violence contre la femme et d'autres formes de discrimination et d'humiliation dont ni les chartes internationales ni les campagnes de sensibilisation n'ont pu réduire l'ampleur. Néanmoins, il reste toujours cet acquis de taille : la violence à l'égard de la femme a été reconnue au plus haut niveau comme une violation des droits fondamentaux des femmes lors de la Conférence internationale des droits de l'homme de Vienne en1993.
Pour faire barrage à ce phénomène d'un autre âge, le Maroc s'est inscrit depuis des années déjà dans une dynamique visant à faire de la femme l'égal de l'homme. En plus de la ratification d'une panoplie de conventions internationales interdisant la discrimination et la violence à l'égard de la femme, notre pays a élaboré des stratégies de proximité pour lutter contre toutes les attitudes attentatoires à la dignité et à l'intégrité physique de la femme. La condition de la femme s'en est trouvée ostensiblement améliorée. Une amélioration à laquelle a contribué une soixantaine d'associations qui ont pu, avec acharnement et persévérance, briser le silence et fait tomber les tabous qui avilissaient le statut de la femme.
Mais le plus important acquis en faveur de la femme, salué en son temps comme une véritable révolution sociale, fut sans conteste l'adoption du Code la famille qui a, à juste titre, remis les pendules à l'heure en consacrant les droits de la femme et en lui assurant une protection effective contre l'arbitraire et la violence.
Pour autant, les femmes au Maroc ne sont pas encore à l'abri de la violence conjugale, comme en témoigne une enquête réalisée entre 2000 et 2003 à l'initiative notamment de la Ligue Démocratique des Droits de la Femme.
L'enquête qui révèle en effet que60 pc des cas de violence s'exercent contre des femmes mariées âgées de 20 à 49ans et 59,8 pc sont la conséquence de conflits sur la pension, la garde des enfantset le divorce.
Autre indicateur de la persistance de la violence sous le toit conjugal : les multiples plaintes enregistrées par les centres d'écoute et d'orientation juridique et de soutien psychologique pour femmes victimes de violence, basés dans les grandes villes du pays. Dans ces centres au nombre de 23, la violence physique à l'égarddes femmes figure sinistrement en haut du tableau.
Evoquant le sujet, Mme Aïcha Lkhmass, directrice de l'un de ces centres à Casablanca, ne peut s'empêcher de crier sa colère et son indignation au vu de la cruauté et la perversité de certains maris qui violentent leurs femmes.
Chiffres à l'appui, elle indique que son centre a enregistré durant les six premiers mois de l'année écoulée 489 plaintes dont 103 pour agression physique grave, 96 pour manquement à la pension alimentaire et abandon du foyer, 62 pour sévices psychologiques, 51 pour harcèlement sexuel, 20 pour viol et 45 cas de femmes chassées de leur foyer.
A l'appui de ces chiffres, il ressort que la violence conjugale reste toujours inquiétante. Une autre étude, réalisée en 2003 par la sociologue Latefa Jouhir sur les violences conjugales au Maroc, sur la base de 20 témoignages recueillis par l'Association marocaine de lutte contre la violence à l'égard des femmes à Casablanca et le Centre d'écoute et d'orientation juridique et de soutien psychologique pour femmes victimes de violence, n'a d'ailleurs pas manqué d'exprimer cette inquiétude.
L'étude, qui a tenté, entre autres, de déterminer le profil socioculturel des plaignantes et d'identifier les pratiques violentes les plus courantes, révèle que la violence au sein de la famille représente la forme de violence la plus fréquente.
La victime est le plus souvent agressée par son mari, parfois par son beau-frère ou par sa belle-mère et rarement par son propre fils ou son beau-fils. Ces violences, qui vont de l'humiliation à l'extrême brutalité physique, s'exercent parfois dans l'indifférence des voisins qui y voient une ''affaire de couple''. Pire encore, la belle-famille encourage cette violence et appuie l'idée que la femme doit être ''éduquée'' et corrigée pour bien accomplir son devoir d'épouse obéissante et docile.
Sur les causes directes de la violence conjugale, les rapports des Centres d'écoute et d'orientation juridique et de soutien psychologique pour femmes victimes de violence pointent l'alcoolisme, la drogue, les dépressions nerveuses des uns et la perversité des autres. Les rapports indiquent aussi que les auteurs de violence ne se comptent pas seulement parmi les hommes incultes, vivant dans une situation précaire ou encore ayant des antécédents judiciaires mais se trouvent même parmi les cadres et les gens de bonne société.
Devant ce phénomène endémique, il est donc urgent d'entourer la femme de toutes les protections. Il s'agit d'abord d'étoffer les structures d'accueil des femmes délaissées par leurs conjoints, puisque le Maroc ne compte malheureusement qu'un seul et unique Centre dédié à cette mission humanitaire, en l'occurrence, un Centre d'hébergement provisoire créé à Rabat par l'Union des Femmes du Maroc. Il s'agit aussi de renforcer les structures d'écoute et d'accompagnement psychologique des femmes maltraitées. Et pourquoi ne pas penser à la création d'un Fonds de soutien en leur faveur ? La sensibilisation sur le sujet, si elle est bien ciblée et soutenue, peut également contribuer au changement des mentalités en amenant les goujats d'entre les hommes à changer d'attitude envers leur deuxième moitié.
Dans ce noble dessein, le Maroc vit annuellement au rythme des campagnes de sensibilisation sur la violence à l'égard de la femme qui démarrent le jour de la célébration, le 25 novembre, de la Journée mondiale de lutte contre la violence à l'égard de la femme. Au final, il faut dire que l'amélioration de la condition de la femme reste encore un combat de tous les jours, et surtout l'affaire de tous, hommes et femmes, pouvoirs publics et société civile.



Avec l'entrée en application du nouveau code de la famille le 04 février 2004, le Maroc a marqué une grande avancée en matière de droits des femmes et de la famille.

Cette réforme a été même jugée révolutionnaire par les associations de défense des droits de la femme qui ont crié victoire.
Toutefois, quatre ans après l'application de cette réforme, les discriminations envers les femmes persistent encore, révèle une étude sociologique lancée par l'Association initiatives pour la protection des droits de la femme à Fès.

Baptisée «Projet Plaidoyer actif pour des lois et procédures égalitaires», cette étude révèle l'existence d'un décalage entre les avis masculins et féminins concernant la tutelle matrimoniale. Les hommes sont majoritairement favorables à son existence alors que bon nombre de femmes en sont défavorables. Cette situation s'explique, selon Khalid Lahsika, sociologue et concepteur de l'étude, par le poids social et symbolique des traditions et des rites matrimoniaux qui s'exerce sur les femmes. Le retard de l'âge moyen du mariage participe à cette fixation psychologique en ce qu'il peut inciter les femmes à se réfugier dans des représentations culturelles nostalgiques d'un modèle matrimonial traditionnel protecteur et favorisant le mariage précoce.

Concernant le mariage des mineurs. A plusieurs reprises, les juges, questionnés lors de l'étude, ont critiqué les acteurs de la société civile qui tendent à les rendre responsables d'une application conservatrice du code de la famille en général et du mariage des mineurs en particulier. Ils appellent de fait la société civile à militer pour une rectification de la loi et à plaider pour un traitement institutionnel global de ces questions. Ces appels laissent, par ailleurs, supposer que les efforts du mouvement pour la reconnaissance du droit des femmes ont réussi plus au moins à transmettre à la société l'idée de la nécessité d'une application novatrice et progressiste de la réforme. Il s'agit surtout d'une application des textes permettant d'éviter toute forme d'atteinte à la dignité et au bien-être des femmes.

Ceci dit, la perception de la polygamie chez les enquêtés laisse perplexe. Il ressort de l'étude que même dans un groupe social scolarisé et moderne comme celui des acteurs judiciaires, la culture matrimoniale traditionnelle continue à se reproduire en concevant une répartition des rôles et des statuts fondée sur la domination masculine malgré les changements qui se sont opérés aux niveaux social et juridique. «Un effet pervers est né du texte pour la reconnaissance du mariage. Il peut être utilisé pour obtenir une reconnaissance de polygamie lorsque la procédure officielle a été rejetée par le tribunal. Les acteurs judiciaires adoptent deux types de réactions face à ce phénomène.

D'une part, certains n'y voient pas d'inconvénients puisqu'il n'est pas possible d'accorder la reconnaissance de mariage polygame sans l'accord de la première et la seconde épouse. D'autre part, certains estiment que cette pratique, très répandue dans la région de Fès, porte atteinte aux objectifs initiaux de la moudawana elle-même», explique Khalid Lahsika lors de la présentation des résultats aux acteurs associatifs. De son côté, la question du divorce pose toujours plusieurs problèmes au niveau de l'application des nouvelles formes.

Les problèmes de dédommagement, lorsqu'il s'agit d'un divorce pour raison de discorde, nécessitent, selon l'étude, une intervention législative et publique rapide afin de rendre le divorce véritablement équitable. «Une telle prise de conscience ne pourra pas se faire sans la reconnaissance du travail domestique des femmes et de la durée du mariage comme principaux indicateurs de la participation de l'épouse au patrimoine conjugal», explique le concepteur de l'étude. A ce titre, deux solutions sont proposées pour résoudre ces problèmes : il s'agit d'une part de l'adoption d'un système de convocation publique en matière de justice familiale et, d'autre part, de l'amélioration du service judiciaire par le recrutement et la qualification d'un personnel spécialisé.

Dans le cas d'un divorce par consentement, la distinction dans les représentations traduit, d'après l'étude, le rapport de force socioéonomique de la société marocaine par lequel une stratégie féminine cherchant à s'approprier les fruits de sa participation productive au foyer conjugal s'oppose à celle masculine cherchant à préserver son contrôle économique sur la femme et sur la famille, quitte à céder une partie de son pouvoir symbolique et culturel. En somme, un débat, voire un combat, est mené aussi bien par la femme que par l'homme pour la reconnaissance de leur rôle et du degré d'implication dans le foyer conjugal.
Au sujet de la pension alimentaire, la majorité des avocats interrogés critiquent les conditions d'application des procédures concernant la pension alimentaire en évoquant des verdicts qui n'accordent pas des montants suffisants à la survie des femmes et de leurs enfants.

«Les juges interrogés jugent la faiblesse des montants par la pauvreté et la vulnérabilité d'une grande partie des époux», explique t-on. De fait, la réplique «nous appauvrissons les hommes sans enrichir les femmes» revient de nouveau pour décrire la tendance judiciaire en la matière, précise Khalid Lahsika. Les acteurs judiciaires proposent à ce titre la mise en place d'un barème de la pension alimentaire calculé sur les revenus du payeur et l'adoption d'un système de convocation juridique publique compétent en matière de litige familial. Ils proposent aussi l'augmentation du personnel exécutif et le renforcement de ses pouvoirs et de ses compétences, la prise en charge par le ministère Public de la vérification des revenus de l'époux d'après les informations de la femme lorsque celle-ci le demande, l'adoption d'un système de pension temporaire pour subvenir aux besoins urgents des enfants et la mise en place d'un fonds de solidarité familiale déjà prévu dans les textes comme source de paiement d'urgence lorsque les pensions alimentaires n'ont pas été réglées par le payeur.

Le fonds se chargera par la suite de récupérer le montant dû pour compenser ses dépenses.
La garde des enfants représente aussi une autre manche et non des moindres du problème d'application du nouveau code de la famille. Les difficultés liées à l'application des articles concernant la garde des enfants exigent surtout la mise en place d'un mécanisme d'assistance social spécifique révèle l'étude. Un tel encadrement serait très utile pour gérer les aspects non juridiques de la garde et assurer des conditions de vie correcte à l'enfant gardé, en permettant notamment d'évaluer le montant de la pension alimentaire et de la pension d'hébergement.
De même, la législation organisant la garde a un besoin impérieux, selon le concepteur de l'étude, d'être revue afin qu'une femme remariée puisse continuer d'assurer la garde de son enfant lorsque celui-ci atteint 7 ans.

«Une telle modification est nécessaire non seulement pour éviter les perturbations psychologiques de l'enfant liées au changement de garde et garantir sa stabilité sociale, mais aussi pour superviser la qualité de celle-ci», ajoute-t-il.
Le dernier point abordé par l'étude concerne la procédure de conciliation. «Personne ne peut réconcilier des gens en conflit par des séances de quelques minutes. De plus dans la plupart des cas, les arbitres deviennent plus rigides que les époux», témoigne un avocat parmi les enquêtés.

De fait, la mise en place d'un mécanisme de médiation familiale par l'Etat constituerait sans aucun doute un acquis en matière de gestion sociale des litiges familiaux. Il formerait, selon l'étude, un espace d'apprentissage et d'accompagnement des couples en conflit et permettrait pacification et dédramatisation. Toutefois, il faut prendre garde à ce qu'un tel mécanisme de médiation se construise bien sur les valeurs d'égalité et soit protégé par une juridiction interdisant toute médiation en cas de violence. Sinon, ce dispositif risque de devenir à son tour un espace de reproduction des discriminations judiciaires et sociales envers les personnes les plus vulnérables de l'institution familiale, à savoir les femmes et les enfants.

Pour Awatif Amaria, coordinatrice de l'association Initiatives pour la protection des droits des femmes, cette étude lancée par l'association, essaye de lever le voile sur la réforme du code de la famille qui suscite toujours le débat, notamment avec l'existence d'un certain nombre de dysfonctionnements d'ordre juridique et pratique lors de son application. Elle a pour objectifs selon, Awatif Amaria, de veiller à la bonne application du code de la famille et dénoncer les transgressions lors de la mise en pratique du nouveau code de la famille, de renforcer les capacités des acteurs impliqués directement dans l'application du code de la famille à s'en approprier les nouvelles dispositions, de sensibiliser les citoyens et citoyennes aux nouvelles dispositions du code de la famille et de capitaliser les acquis des partenaires associatifs en matière de promotion des droits des femmes.

Procédures égalitaires

Le «Projet Plaidoyer actif pour des lois et procédures égalitaires», est une étude réalisée auprès des tribunaux de Fès-Boulemane. Il a trois objectifs principaux. Il s'agit d'évaluer l'application du code de la famille en étudiant la fréquence des jugements afin de diagnostiquer le respect des prérogatives juridiques de la loi et de son esprit égalitaire, d'identifier les dimensions sociales et culturelles qui dominent l'esprit d'application du code de la famille et d'analyser les modèles normatifs véhiculés au sein de l'espace judiciaire.

A cela s'ajoutent le diagnostic et l'analyse des caractéristiques de la résistance culturelle propre aux acteurs judiciaires ainsi que l'identification des dysfonctionnements d'ordre juridique et pratique pour formuler des pistes alternatives à ces dysfonctionnements. La taille de l'échantillon constitué a atteint 30 individus, dont 20 avocats et 10 juges.


Source :Le Matin


violenceUne journée d'étude a été organisée à Rabat à l'initiative du ministère du développement social, de la Famille et de la Solidarité, avec l'objectif de définir les modalités de mise en oeuvre du programme multisectoriel de lutte contre les violences fondées sur le genre par l'autonomisation des femmes et des filles au Maroc (LCVFF).

Ce programme, d'un budget global de 62 millions de DH, mobilisera les efforts de 13 instances gouvernementales, huit agences du système des Nations Unies et des ONG et composantes de la société civile, pour la protection des femmes contre toute forme de violence et de discrimination.

Lancé à Marrakech le 30 mai dernier sous la présidence effective de SAR la Princesse Lalla Meryem, il exprime "une volonté ferme de combattre ce phénomène social qui constitue une véritable atteinte aux droits humains et aux libertés fondamentales des femmes", a précisé Nouzha Skalli, ministre de Développement social, de la Famille et de la Solidarité, à l'ouverture de cette journée.

Le programme multisectoriel renforce les efforts déployés au Maroc pour la protection des femmes et des fillettes contre toute forme de violence et de discrimination, par les différents intervenants des départements publics et des associations, particulièrement les centres d'écoute et le conseil juridique et psychologique, les ONG oeuvrant pour la protection des droits humains et les organismes internationaux, a-t-elle expliqué.

Mme Skalli a rappelé les acquis du Maroc en matière de promotion de la femme, citant notamment l'adoption du code de la famille, l'intégration de la dimension genre dans la planification stratégique et la programmation budgétaire, la lutte contre les disparités territoriales et selon le genre, dans le cadre de l'Initiative nationale pour le Développement humain.

Elle a également évoqué la création de cellules et de structures d'accueil par les ministères de la justice et de la santé, par la sûreté nationale et la Gendarmerie Royale.

Le programme LCVFF s'articule autour de deux axes stratégiques, à savoir l'appui à l'institutionnalisation du genre et des droits humains des femmes dans les politiques nationales et programme de développement et la territorialisation des politiques nationales sensibles au genre avec la mise en place de chaînes multisectorielles de prise en charge des femmes et des filles violentées, des espaces pour l'autonomisation des femmes et des filles et une sensibilisation et éducation pour une culture égalitaire, a indiqué Skalli.

Pour sa part, Zineb Touimi Benjelloun, directrice des Programmes UNIFEM (Fonds de développement des Nations Unies pour la femme) pour l'Afrique du Nord, cette initiative contribuera à l'aboutissement des efforts engagés par le Maroc pour la promotion des droits humains des femmes et des filles et représente une réponse commune des agences, fonds et programmes des Nations Unies concernés à la priorité nationale de lutte contre les violences à l'égard des femmes.

Les outils, les approches et les partenariats stratégiques qui seront développés dans le cadre de ce programme permettront de soutenir les chantiers nationaux en la matière, à savoir les réformes juridiques et institutionnelles pour la promotion des droits humains des femmes et des enfants, la gouvernance territoriale impulsée par l'INDH et les démarches innovantes de la participation de la société civile aux efforts de développement.

L'ambassadeur d'Espagne au Maroc, Luis Planas a, de son côté, affirmé l'engagement de son pays, en étroite collaboration avec le système des Nations Unies, à £uvrer pour faire aboutir ce programme, saluant les efforts du Maroc visant la promotion de la femme.

Les travaux de cette journée sont axés sur le dispositif juridique et les mécanismes de coordination institutionnelle, le processus de planification, le suivi et l'évaluation des politiques-stratégies-programmes de la LCVFF, l'accès amélioré des femmes et des filles victimes de violence y compris migrantes et ou réfugiées, à des services de qualité.

Six régions sont couvertes par ce programme à savoir Marrakech-Tensift-El Haouz,Tadla-Azilal, Souss-Massa-Draa, Tanger-Tétouan, l'Oriental et Fès-Boulmane.


Source : MAP



Une délégation du comité de pilotage du plan opérationnel de la stratégie nationale de lutte contre la violence à l'égard des femmes, composée de dix membres représentant des partenaires institutionnels, associatifs et universitaires, vient d'effectuer une visite au Canada, à l'invitation de l'Agence Canadienne pour le Développement International (ACDI).

Au cours de leur séjour d'une dizaine de jours, les membres de la délégation ont eu des rencontres avec les institutionnels canadiens et québécois, des groupes communautaires et des groupes de recherche intervenant dans le domaine de la lutte contre la violence à l'égard des femmes. Ils ont eu également une rencontre avec des représentants responsables du comité interministériel de la violence conjugale et des agressions sexuelles.

Ils ont rencontré les groupements provinciaux de la violence conjugale, des représentants de tables de concertation, un relais femmes, des représentants de maisons d'hébergement et des centres de femmes.

La délégation a eu aussi des rencontres avec des groupes de recherche universitaire à Québec et Montréal qui procèdent à des études et à des réflexions sur les formes de violence au cours desquelles elle a été informée des mécanismes mis en place par le Canada pour lutter contre la violence à l'égard des femmes ainsi que de la politique suivie dans les domaines de la sensibilisation et de la prévention pour lutter contre ce fléau.

Les membres de la délégation ont indiqué qu'ils ont eu des échanges très fructueux avec leurs interlocuteurs canadiens et québécois qui vont conduire à de véritables actions de coopération dans ce domaine.

Le Maroc, premier pays arabo-musulman et premier pays de la région du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord (MENA) qui a développé et fait adopter par le gouvernement une politique nationale en matière de lutte contre la violence à l'égard des femmes, se positionne comme étant un pays précurseur en la matière, notamment dans la région Mena.

Le mécanisme mis en place pour la coordination de la stratégie nationale, appelé comité de pilotage du plan opérationnel de la stratégie nationale de lutte contre la violence à l'égard des femmes, est composé à la fois de partenaires institutionnels et associatifs ainsi que de groupes de recherche universitaires.

Ce mécanisme a été renforcé dans ses capacités, à travers le recours à une expertise canadienne, jumelée à une expertise marocaine, ont indiqué les membres de la délégation.
Pour le renforcement de ces capacités, ont-ils ajouté, "nous nous sommes inspirés de l'expérience canadienne en matière de coordination et de concertation et nous avons procède a une étude de la politique et des expériences canadienne et québécoise en matière de concertation dans le domaine de la lutte contre la violence à l'égard des femmes".

Evoquant l'expérience canadienne dans ce domaine, les membres de la délégation ont relevé l'existence de deux mécanismes de coordination et de concertation importants, un mécanisme purement institutionnel et gouvernemental, à travers le comité interministériel et des mécanismes représentatifs à la fois des institutionnels et du communautaire.

La visite de cette délégation s'inscrit dans le cadre d'un partenariat engageant à la fois le Fonds d'Appui à l'Egalité entre les Sexes de l'ACDI, le secrétariat d'Etat charge de la famille, de l'enfance et des personnes handicapées, ainsi que des partenaires institutionnels, des partenaires associatifs et les groupes de recherche intervenant dans ce domaine.

Les membres de la délégation marocaine ont procédé à une présentation de l'expérience marocaine en matière de lutte contre la violence à l'égard des femmes en la plaçant dans le contexte favorable que connaît le Maroc en matière de développement de la démocratie, de l'INDH, lancée par SM le Roi et qui démontre la ferme volonté du Maroc d'assurer son développement et de renforcer la démocratie.

Ils ont souligné la place du Maroc dans le domaine de l'égalité entre les sexes, mettant en exergue l'avènement du code de la famille qui a révolutionné le contexte de manière globale de la promotion des droits des femmes. Ils ont souligné l'appréciation favorable que les responsables canadiens et québécois ont portée sur le contexte général dans lequel évolue le Maroc ainsi que le grand intérêt qu'ils accordent à toutes les réformes entreprises, particulièrement à la réforme du code de la famille, du code pénal et a l'harmonisation des lois avec les conventions internationales que le Maroc a déjà ratifiées.

Leurs interlocuteurs canadiens ont affirmé que le Maroc a franchi des pas importants et réalisé des avancées positives en adaptant ses lois aux conventions internationales des droits de l'homme, en se félicitant du rôle de la société civile à cet égard.


Source : MAP



Entre la théorie et la réalité il existe un grand abime, juridiquement parlant au Maroc comme dans touts les pays sous développés, presque toutes les lois (commerciale, Sociale…) n’ont qu’une existence purement théorique qui s’éclipses une fois affrontées par une réalité gérée par d’autres facteurs et d’autres circonstances (corruption, egoisme, vileté, ignorance, obscurantisme…), notre problème est qu’on ne voit pas la réalité autrement on ne discerne pas entre l’air et la chanson , mais pourquoi ? Parcequ’on veut pas ou parcequ’on ne peut pas ?

Pour éclaircir davantage l’attitude on prend à titre d’exemple le code marocain de la famille qui est entrée en vigueur le 5 février 2004 ce code accepte deux lectures bien entendu contradictoires, une tellement positive c’est la lecture théorique qui fait que la Moudawana est l’ensemble des dispositions où il y a des notions comme : égalité, equité, protection…, c’est aussi une arme utilisée par la femme en vue de s’abriter contre tout acte agressif et absurde de la part de son conjoint ,grosso modo C’EST PARFAIT ET VIVE LA JUSTICE

De l’autre coté on trouve une lecture négative mais logique parce qu’elle est objective, parce qu’elle touche la réalité, cette lecture a affiché des résultats catastrophiques à savoir :
Un taux de mariage assez bas à cause de l’abstention de l’homme marocain à se marier étend donné qu’en cas du divorce sa femme partage avec lui ses biens et ses richesses !! c’est ce qui stipule l’article 49 du code de la famille
Un taux du divorce assez élevé parce que selon l’art 78 du code de la famille, le divorce devient un droit et pour l’homme et pour la femme cela fait que l’épouse peut utiliser ce moyens à n’importe quel moment et peu importe la cause du conflit on peut même observer des nouveaux mariés dont le mariage n’a duré que quelques mois demandent la dissolution du mariage
Concernant la question de la polygamie même si l’art 40 stipule que « la polygamie est interdite lorsqu’une injustice est à craindre envers les épouses, elle est également interdite lorsqu’il existe une condition de l’épouse en vertu de laquelle l’époux s’engage à ne pas lui adjoindre une autre épouse » et l’art 41 dispose que « le tribunal n’autorise pas la polygamie dans les cas suivants :

- lorsque sa justification objective et son caractère exceptionnel n’ont pas été établis
- lorsque le demandeur ne dispose pas de ressources suffisantes pour pourvoir aux besoins des deux foyers et leur assurer équitablement l’entretien, logement et les autres exigences de la vie.

Malgré ça on trouve les hommes qui utilisent des astuces et des manœuvres frauduleuses pour obtenir l’autorisation à se marier avec une autre, et dans la majorité des cas le moyen anti-juridique employé c’est l’art 16 qui stipule « le document portant acte de mariage constitue le moyen de preuve dudit mariage

Lorsque des raisons impérieuses ont empêchés l’établissement de l’acte de mariage en temps opportun, le tribunal admet, lors d’une action en reconnaissance de mariage, tous les moyens de preuve ainsi que le recours à l’expertise … »

Bref ce n’est pas la promulgation d’une batterie des lois qui donne une réforme drastique et efficiente mais plutôt une application saine, honnête et sensée des lois promulguées Un texte ne vaut rien sans un esprit sain et vigilant qui le concrétise si non il reste un texte figé et handicapé.


Par : Sonia Raho chercheuse en droit de la justice et de la famille



Dieu dit dans sourate les femmes « An-nisae » verset 35 :« Si vous craignez le désaccord entre les deux (époux), envoyez alors un arbitre de sa famille à lui, et un arbitre de sa famille à elle. Si les deux veulent la réconciliation, Dieu rétablira l’entente entre eux. Dieu est certes omniscient et parfaitement connaisseur »



Qu’est ce qu’on entend par discorde ?

La discorde est tout conflit profond et permanent entre époux rendant impossible la vie conjugale. Devant cette situation les époux ou l’un deux peuvent saisir le tribunal par une requête en divorce judicaire, il incombe au tribunal de tenter de concilier les époux ainsi l’article 94 du code de la famille stipule « lorsque les deux époux ou l’un deux demandent au tribunal de régler un différend les opposant et qui risquerait d’aboutir à leur discorde, il incombe au tribunal d’entreprendre toutes tentatives en vue de leurs conciliation ». en cas d’échec de la tentative de conciliation le tribunal prononce le divorce et statue sur les droits de l’épouse et des enfants, le tribunal peut également dans le même jugement accorder réparation à celui des époux ayant subi un préjudice sur sa demande, l’art 97 stipule « en cas d’impossibilité de conciliation et lorsque la discorde persiste, le tribunal en dresse procès verbal, prononce le divorce et statue sur les droits dus, conformément aux art 8 3,84et 85 dudit code. A cet effet le tribunal tient compte de la responsabilité de chacun des époux dans les causes du divorce, pour évaluer la réparation du préjudice subi par l’époux lésé »

A signaler qu’il existe d’autres causes permettant à la femme seule de recourir à la procédure de discorde, elles sont au nombre de cinq

1- en cas de la polygamie :
si l’épouse refuse la polygamie sans demander le divorce ,il est fait application de la procédure de discorde ,l’art 45 dernier alinéa stipule « lorsque l’épouse persiste à demander l’autorisation de prendre une autre épouse et que la première ne donne pas son accord ,le tribunal applique d’office la procédure de discorde »


2 - en cas de la transgression des obligations réciproques entre conjoints:
l’art 52 stipule « lorsque l’un des conjoints persiste à manquer aux obligations visées à l’art 51 ,l’autre partie peut réclamer l’exécution des obligations qui lui incombent ou recourir à la procédure de discorde »


3 - si l’épouse n’arrive pas à prouver le préjudice :
L’art 100 alinéa 2 stipule « si l’épouse ne parvient pas à prouver le préjudice mais persiste à demander le divorce judicaire, elle peut recourir à la procédure prévue en matière de discorde »


4 - en cas de désaccord sur la contrepartie en matière du khol3:
Ce cas est prévu dans l’art 120 dernier alinéa qui dispose que « si l’épouse persiste dans sa demande de divorce par khol3 et que l’époux s’y refuse, elle peut recourir à la procédure de discorde »


5 - si la femme refuse la reprise :
Si la femme refuse la reprise de la vie conjugale elle peut recourir à la procédure de discorde prévue aux articles 94à97 CF et comme ça on constate que le législateur marocain a affaibli la valeur de la reprise contrairement à ce qui est prévue dans chariâa, Dieu dit dans sourate al-baqara verset 228 « leurs époux seront en droit de les reprendre pendant cette période s’ils veulent la réconciliation »


Par : Sonia Raho chercheuse en droit de la justice et de la famille