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10 trucs pour se faire obéir de ses enfants en douceur

10 trucs pour se faire obéir de ses enfants en douceurCrises, comédies, fatigue, énervement… il est des situations où se faire entendre et obéir de son bambin ressemble à un véritable tour de force. Pourtant, il est primordial pour le bien-être de l’enfant, et l’autorité des parents, qu’il apprenne à obéir et surtout qu’il comprenne l’enjeu de ce qu’on lui demande.
Dans une époque où l’éducation évolue, où la fessée est de plus en plus montrée du doigt et où la tendance est à l’enfant Roi, Anne Bacus, psychologue et psychothérapeute, nous livre 10 clés pour se faire obéir et respecter de sa progéniture sans cris ni fessées.

Préambule

Chaque parent est unique tout comme l’est l’enfant. L’éducation que l’on donne à sa progéniture est influencée par de nombreuses choses : la propre éducation que l’on a reçu (que l’on souhaite répéter ou rejeter en bloc), la culture, la société, l’éducation qu’a reçu son conjoint et l’enfant. Car bien sûr l’enfant et son caractère qui lui est propre sont des composantes qui influencent l’éducation qu’il recevra.
C’est pourquoi, Anne Bacus propose des conseils pratiques que chacun adaptera en fonction de la situation, de l’enfant, de sa propre culture familiale…

On garde son calme et on gère ses émotions

La situation : Vous êtes au supermarché, votre enfant crie et pleure pour avoir un paquet de bonbons. Fatigué, vous perdez patience et vous hurlez à votre tour après votre petit diable.

Les enfants sont le miroir de leurs parents. Ils répètent ce que font leur modèle, alors si dans un moment de crise, vous perdez votre calme, vous vous mettez à hurler, à le menacer, voire à lui mettre une fessée, votre fils/fille répétera ce que vous lui avez montré.

L’avis de la psychologue : « Comment apprendre à son enfant à se retenir si vous vous laissez vous-même emporter par vos émotions ? Face à la colère de l’enfant, l’adulte doit rester calme. Il peut lui dire qu’il est énervé, mais ne doit pas s’énerver sous peine de donner le pouvoir à l’enfant qui aura ainsi réussi à faire sortir son père ou sa mère de ses gonds. » Un temps d’isolement permettra à l’un et l’autre de retrouver son calme.

On ne cherche pas à avoir la paix à tout prix

La situation : Vous rentrez du travail, vous avez des milliers de choses à régler avant le dîner et votre enfant réclame un bonbon. Après avoir refusé X fois, vous finissez par céder pour avoir la paix.

L’enfant retiendra que vos « non » ne signifient pas grand-chose et qu’à force de harcèlement on obtient ce que l’on veut.

L’avis de la psychologue : « Si vous dites non une fois, vous devez vous y tenir. L’enfant fait une crise ? N’y prêtez pas attention mais prévenez-le que s’il continue il ira dans sa chambre et qu’en plus, il n’aura pas de bonbon après le dîner non plus ! »

Ne pas avoir peur d’être autoritaire

La situation : Samedi soir, 22h30. Alors que votre enfant a déjà dépassé l’heure du coucher, il vous demande de rester un peu plus longtemps. Il vous supplie avec ses yeux de chien battu et vous avez mauvaise conscience à imposer votre autorité.

Dire non à son enfant ou le priver de quelque chose qu’il aime n’est jamais simple. Mais les règles, les interdictions et les limites sont importantes pour sa construction. Si vous avez décidé un jour de ces règles c’était pour son bien. Souvenez-vous en les jours où vous vous sentez vulnérable.

L’avis de la psychologue : « Il faut du courage pour dire non à un enfant, quand lui dire oui rendrait tout tellement plus simple et surtout le rendrait tellement heureux. Pourtant, la constance et la cohérence sont la base de l’éducation. Les parents imposent les règles et les enfants protestent. Ne vous attendez pas à ce qu’ils vous disent merci. Cela arrivera peut-être… quand ils seront adultes ! »

On ne participe pas à la dispute

La situation : Vous demandez à votre ado de ranger sa chambre et la situation s’envenime. Elle crie à faire trembler les murs et vous reproche tous les maux du monde.

Retirez-vous, fermez la porte et laissez-la se calmer seule dans sa chambre. Votre présence risque d’alimenter sa colère et souvenez-vous qu’il faut être deux pour se disputer. Vous, hors du champ de vision et son énervement va retomber.

L’avis de la psychologue : « Quand la décision n’est pas négociable, on ne cherche pas à discuter et à argumenter à tout prix. Vous n’allez peut-être pas obtenir gain de cause cette fois-ci, mais la dispute n’aura pas été trop virulente. Car la dispute n’est pas si grave en soi, ce qui compte, c’est qu’elle soit limitée en nombre, durée et intensité. »

Ne promettez que ce vous tiendrez

La situation : Vous allez rendre visite à vos parents, votre enfant ne veut pas venir et il commence à faire une comédie. Vous le menacez « si tu continues on ne va pas au parc d’attraction le week-end prochain ».

Sauf que les billets sont achetés, qu’ils étaient chers et que quoi qu’il arrive vous n’allez pas annuler. Votre garnement le sait très certainement, et utiliser des menaces qu’il sait improbables sape votre autorité.

L’avis de la psychologue : « Tout comme il est important de se tenir à un « Non » prononcé, on ne doit pas promettre des choses qui n’arriveront pas. Les menaces ne fonctionnent que si elles sont utilisées avec parcimonie et si l’ultimatum est mis à exécution en cas de non respect de la consigne. »

Dites oui mais offrez-lui un choix limité

La situation : Junior veut regarder exceptionnellement un film qui lui tient à cœur ce soir. Sauf qu’il n’a toujours pas rangé sa chambre…

Pour éviter l’affrontement, commencez par lui dire oui. Et offrez-lui le choix entre ranger sa chambre avant le début du film ou, s’il ne veut pas mettre un peu d’ordre, vous enregistrez le film et il le regardera ce week-end. Il comprend ainsi que vous acceptez de lui faire plaisir, mais que la satisfaction doit aller dans les deux sens.

L’avis de la psychologue : « Répondre oui à une demande d’un enfant c’est l’inscrire dans une dynamique de vie, c’est participer à son autonomie. En lui laissant un choix simple, vous allez également lui permettre de s’affirmer, d’apprendre à faire les bons choix pour lui-même. »

Respectez l’âge de l’enfant

La situation : Votre fille n’a toujours pas fait ses lacets alors que vous l’attendez pour partir. Elle a 3 ans…

Demander quelque chose que votre enfant n’est pas en mesure de réaliser est le meilleur moyen de ne pas se faire obéir et de le placer en situation d’échec.

L’avis de la psychologue : « Les enfants ne sont pas des adultes en miniature, mais bien des êtres avec un fonctionnement propre. Garder cette idée en tête évitera bien des crises et des déceptions. »

Encouragez encore et toujours

L’apprentissage de l’obéissance ne passe pas uniquement par les moments de crise. Un enfant bien dans sa peau, heureux, fier de ce qu’il est fera moins de crises pour se faire entendre. Par ailleurs, il a besoin de ces louanges pour grandir et s’épanouir.

L’avis de la psychologue : « Ce sont les encouragements et non les critiques et les punitions qui incitent un enfant à s’améliorer. Les encouragements motivent l’enfant à bien se comporter car ils augmentent sa confiance en lui. »

1… 2… 3 !

La situation : Une fois de plus votre enfant refuse d’aller se coucher alors qu’il est tard et qu’il a école demain. Malgré vos injonctions, il refuse toujours ? Il est temps de compter jusqu’à 3 !

Une recette vieille comme le monde qui fonctionne si elle est utilisée à bon escient. La première fois que vous la mettez en place, expliquez-la à l’enfant. Dites-lui que s’il vous laisse compter jusqu’à trois, il recevra une sanction plus désagréable que ce que vous lui avez demandé de faire.

L’avis de la psychologue : « L’idée, moins de paroles, plus d’efficacité ! A 3, l’enfant ne s’obtempère toujours pas ? C’est donc le moment de la sanction courte et juste. N’ayez pas de remords, vous devez faire preuve d’autorité. »

Isolez l’enfant

La situation : Votre enfant fait une comédie dans votre salon. Impossible de lui parler, de le raisonner, il n’est que cries et pleurs.

L’enfant recherche avant l’attention de ses parents. Pour lui le plus important c’est d’être au centre de tout, que la réaction de ses parents soit bonne ou mauvaise. Alors, quand l’enfant devient incontrôlable, il faut absolument éviter l’escalade, qui risque d’entraîner le parent dans un épisode de colère et de débordement. Isoler l’enfant est un bon moyen de l’aider à retrouver son calme et vous, vos esprits. L’envoyer dans sa chambre (ou l’y accompagner) est une bonne option.

L’avis de la psychologue : « Cette technique de l’éloignement fonctionne bien avec les plus jeunes car ils recherchent avant tout l’attention. Cela n’a pas besoin d’être très long. On peut conseiller une minute par année d’âge. Mais pour que cela soit efficace, l’enfant ne doit pas être habitué à être seul dans sa chambre sinon il ne fera pas la différence. »

Source: Doctissimo

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